RESUME DES CARACTERISTIQUES DU PRODUIT
1. DENOMINATION DU MEDICAMENT
Retrovir 100 mg/10 ml solution buvable
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
La solution buvable contient 100 mg de zidovudine par 10 ml.
Excipients à effet connu :
10 ml de solution contiennent 6,4 g de maltitol.
10 ml de solution contiennent 20 mg de benzoate de sodium.
10 ml de solution contiennent 96 mg de propylène glycol.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
3. FORME PHARMACEUTIQUE
Retrovir 100 mg/10 ml solution buvable.
Solution buvable, claire, jaune pâle, aromatisée à la fraise, sans sucre.
La boîte renferme une seringue doseuse qui doit être installée sur le flacon avant l’emploi.
4. DONNEES CLINIQUES
4.1 Indications thérapeutiques
Les formes orales de Retrovir sont indiquées dans le cadre d’associations antirétrovirales, pour le traitement de l’adulte et de l’enfant infectés par le Virus de l’Immunodéficience Humaine (VIH).
La chimioprophylaxie par Retrovir est indiquée chez la femme enceinte séropositive pour le VIH (au-delà de 14 semaines de grossesse), dans la prévention de la transmission materno-fœtale du VIH et dans la prophylaxie primaire de l’infection par le VIH chez le nouveau-né.
4.2 Posologie et mode d’administration
Retrovir sera prescrit par des médecins expérimentés dans le traitement des patients infectés par le VIH.
Posologie chez les adultes et les adolescents pesant au moins 30 kg : La dose habituelle recommandée de Retrovir, en association à d’autres agents antirétroviraux, est de 250 ou 300 mg, deux fois par jour.
Posologie chez les enfants : Retrovir gélules à 100 mg est également disponible pour un usage pédiatrique.
Enfants pesant au moins 9 kg et moins de 30 kg : La dose recommandée de Retrovir est de 0,9 ml/kg (9 mg/kg) deux fois par jour, en association avec d’autres agents antirétroviraux (p. ex. un enfant de 15 kg devra recevoir une dose de 13,5 ml de solution buvable, deux fois par jour). La posologie maximale ne doit pas dépasser 300 mg (30 ml) deux fois par jour.
Enfants pesant au moins 4 kg et moins de 9 kg : La dose recommandée de Retrovir est de 1,2 ml/kg (12 mg/kg) deux fois par jour, en association avec d’autres antirétroviraux (p. ex. un nouveau‑né de 5 kg devra recevoir une dose de 6 ml de solution buvable, deux fois par jour).
Les données disponibles sont insuffisantes pour pouvoir proposer une posologie spécifique pour les enfants pesant moins de 4 kg (voir ci-dessous « prévention de la transmission mère-fœtus » et rubrique 5.2).
Posologie pour la prévention de la transmission mère-fœtus : Les femmes enceintes (au-delà de 14 semaines de grossesse) recevront 500 mg/jour par voie orale (100 mg, 5 x par jour) jusqu'au début du travail. Durant le travail et l'accouchement, le Retrovir sera administré en intraveineuse à raison de 2 mg/kg de poids corporel pendant une heure, suivie d'une perfusion intraveineuse continue à 1 mg/kg/h jusqu'au clampage du cordon ombilical.
Les nouveau-nés doivent recevoir 0,2 ml/kg (2 mg/kg) de poids corporel, par voie orale, toutes les 6 heures, à commencer dans les 12 heures suivant la naissance et à poursuivre jusqu’à l’âge de 6 semaines.
Il faut être prudent lors du calcul des posologies à administrer aux nouveau-nés, compte tenu des faibles volumes de solution buvable qui sont nécessaires. Pour faciliter la précision du dosage, une seringue de calibre adapté et graduée tous les 0,1 ml doit être utilisée afin d’assurer une dose orale précise pour le nouveau-né.
Exemples de recommandations posologiques pour l’administration aux nouveau-nés de Retrovir solution buvable dans la prévention de la transmission materno-fœtale du VIH.
Poids corporel du nouveau-né en kilogrammes (kg) | Volume total de la dose en millilitres (ml) | Nombre de prises de chaque dose (sur 24 heures) | Dose de zidovudine en milligrammes (mg) | Dose totale journalière de zidovudine en milligrammes (mg) |
2,0 kg | 0,4 ml | 4 fois | 4 mg | 16 mg |
5,0 kg | 1,0 ml | 4 fois | 10 mg | 40 mg |
Aux nourrissons chez qui l'administration orale s'avère impossible, on administrera le Retrovir en perfusion intraveineuse à raison de 1,5 mg/kg de poids corporel durant 30 minutes, toutes les 6 heures.
Dans le cas d'une césarienne programmée, la perfusion sera instaurée 4 heures avant l'intervention. En cas de travail inefficace, la perfusion de Retrovir sera interrompue et le traitement par voie orale repris.
Adaptation posologique recommandée en cas de mauvaise tolérance hématologique : Le remplacement de la zidovudine doit être envisagé chez des patients chez qui le taux d’hémoglobine ou le nombre de neutrophiles diminue jusqu’à atteindre des taux cliniquement significatifs. Les autres causes éventuelles d’anémie ou de neutropénie doivent être exclues. En l’absence d’autres traitements, il faudra envisager une diminution de la dose ou une interruption du traitement au Retrovir (voir rubriques 4.3 et 4.4).
Posologie chez la personne âgée : Les propriétés pharmacocinétiques de la zidovudine n’ont pas été étudiées chez les patients de plus de 65 ans et il n’y a pas de données spécifiques disponibles. Cependant, vu qu’une attention particulière est nécessaire chez les personnes âgées en raison des modifications liées à l’âge telles qu’une diminution de la fonction rénale et une modification des paramètres hématologiques, une surveillance appropriée des patients est recommandée avant et pendant l’administration du Retrovir.
Posologie en cas d'insuffisance rénale : La dose recommandée pour les patients atteints d’insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 10 ml/min) ainsi que pour les patients souffrant d’insuffisance rénale terminale sous hémodialyse ou dialyse péritonéale est de 100 mg, toutes les 6 à 8 heures (300 - 400 mg par jour). Les paramètres hématologiques et la réponse clinique peuvent influencer la nécessité d’ajuster la posologie ultérieurement (voir rubrique 5.2).
Posologie en cas d'insuffisance hépatique : Les données récoltées chez des patients atteints de cirrhose suggèrent qu'une accumulation de zidovudine peut survenir chez des patients atteints d'insuffisance hépatique en raison d’une diminution de la glucuronoconjugaison. Des réductions de dose peuvent s’avérer nécessaires mais, en raison de la grande variabilité de l’exposition à la zidovudine chez les patients souffrant d’une pathologie hépatique modérée à sévère, aucune recommandation précise ne peut être donnée.Si un contrôle des taux plasmatiques de zidovudine n'est pas réalisable, le médecin devra surveiller les signes d'intolérance, tels que le développement d'effets indésirables hématologiques (anémie, leucopénie, neutropénie) et diminuer la dose et/ou allonger l'intervalle entre les prises de façon appropriée (voir rubrique 4.4).
4.3 Contre-indications
Les formes orales de Retrovir sont contre-indiquées chez les patients présentant une hypersensibilité connue à la zidovudine ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Les formes orales de Retrovir ne seront pas administrées à des patients présentant un nombre de neutrophiles anormalement bas (< 0,75 x 109/l) ou un taux d'hémoglobine anormalement bas (< 7,5 g/dl ou 4,65 mmol/l.)
Retrovir est contre-indiqué chez les nouveau-nés avec une hyperbilirubinémie nécessitant un traitement autre que la photothérapie, ou avec des taux accrus de transaminases de plus de 5 fois la limite supérieure de la normale.
4.8 Effets indésirables
Le profil des effets indésirables semble comparable chez les adultes et chez les enfants.
Les effets indésirables les plus sévères incluent anémie (pouvant nécessiter des transfusions), neutropénie et leucopénie. Ils sont plus fréquents aux posologies élevées (1.200 à 1.500 mg/jour) et chez les patients à un stade avancé de la maladie (en particulier en cas d’insuffisance médullaire avant le traitement) et surtout chez les patients ayant un taux de lymphocytes CD4 inférieur à 100/mm3. Il peut être nécessaire de diminuer la posologie, voire d'arrêter le traitement (voir rubrique 4.4).
L'incidence des neutropénies est également supérieure chez les patients ayant de faibles taux de neutrophiles, d’hémoglobine et de vitamine B12 à l’initiation du traitement par Retrovir.
Les effets indésirables suivants ont été rapportés chez des patients traités par Retrovir.
Les effets indésirables considérés comme pouvant être imputables au traitement (réactions médicamenteuses indésirables) sont listés ci-dessous par classe d'organe et par fréquence absolue. Les fréquences sont définies selon les catégories suivantes : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100, < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100), rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000) et très rare (< 1/10 000).
Affections hématologiques et du système lymphatique
Fréquent : Anémie, neutropénie et leucopénie.
Peu fréquent : Pancytopénie avec hypoplasie médullaire, thrombocytopénie.
Rare : Erythroblastopénie chronique acquise.
Très rare : Anémie aplasique.
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Rare : Acidose lactique en l’absence d’hypoxémie, anorexie.
Affections psychiatriques
Rare : Anxiété et dépression.
Affections du système nerveux
Très fréquent : Céphalées.
Fréquent : Vertiges.
Rare : Convulsions, baisse de l’acuité intellectuelle, insomnie, paresthésies, somnolence.
Affections cardiaques
Rare : Cardiomyopathie.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Peu fréquent : Dyspnée.
Rare : Toux.
Affections gastro-intestinales
Très fréquent : Nausées.
Fréquent : Vomissements, diarrhée et douleur abdominale.
Peu fréquent : Flatulences.
Rare : Pancréatite. Pigmentation de la muqueuse buccale, altération du goût et dyspepsie.
Affections hépatobiliaires
Fréquent : Elévation des enzymes hépatiques et de la bilirubinémie.
Rare : Anomalies hépatiques telles qu’hépatomégalie sévère avec stéatose.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Peu fréquent : Eruption cutanée et prurit.
Rare : Urticaire, pigmentation des ongles et de la peau, et sueurs.
Affections musculosquelettiques et systémiques
Fréquent : Myalgies.
Peu fréquent : Myopathie.
Affections du rein et des voies urinaires
Rare : Pollakiurie.
Affections des organes de reproduction et du sein
Rare : Gynécomastie.
Troubles généraux et anomalies au site d’administration
Fréquent : Malaise.
Peu fréquent : Asthénie, fièvre et douleur généralisée.
Rare : Douleur thoracique et syndrome pseudogrippal, frissons.
Les données disponibles, aussi bien d’études contrôlées versus placebo que d’études ouvertes, indiquent que l'incidence de nausées et autres effets indésirables fréquemment rapportés diminue de façon constante avec le temps au cours des premières semaines de traitement par Retrovir.
Effets lors de la prévention de la transmission mère-fœtus :
Lors d’une étude contrôlée versus placebo, l’ensemble des effets indésirables cliniques et des anomalies des paramètres biologiques ont été similaires chez les femmes des groupes Retrovir et placebo. Néanmoins, une anémie légère à modérée a été plus souvent observée avant l'accouchement dans le groupe de femmes traitées par la zidovudine.
Dans la même étude, les taux d'hémoglobine des nourrissons traités par Retrovir étaient légèrement inférieurs à ceux du groupe placebo, mais aucune transfusion n'a toutefois été nécessaire. L'anémie a disparu dans les 6 semaines suivant l’arrêt du traitement par Retrovir. Les autres effets indésirables cliniques et biologiques étaient similaires dans les groupes Retrovir et placebo. Les conséquences à long terme pour les enfants exposés au Retrovir in utero et à la naissance ne sont pas connues.
Des cas d’acidose lactique, parfois fatale, associée habituellement à une hépatomégalie importante et à une stéatose hépatique, ont été observés après administration de zidovudine (voir rubrique 4.4).
Le traitement par zidovudine a été associé à une perte de graisse sous-cutanée, qui est la plus visible au niveau du visage, des membres et des fesses. Les patients traités par Retrovir doivent être fréquemment examinés et questionnés afin de détecter tout signe évocateur d'une lipoatrophie. En cas de développement avéré de lipoatrophie, le traitement par Retrovir ne doit pas être poursuivi (voir rubrique 4.4).
Une augmentation du poids corporel ainsi que des taux de lipides et de glucose sanguins peuvent survenir au cours d'un traitement antirétroviral (voir rubrique 4.4).
Chez les patients infectés par le VIH et présentant un déficit immunitaire sévère au moment de l’instauration du traitement par une association d’antirétroviraux, une réaction inflammatoire à des infections opportunistes asymptomatiques ou résiduelles peut se produire. Des cas d’affections auto-immunes (telles que la maladie de Basedow et l’hépatite auto-immune) ont également été rapportés ; toutefois, le délai de survenue rapporté varie davantage, et ces évènements peuvent survenir plusieurs mois après l'initiation du traitement (voir rubrique 4.4).
Des cas d’ostéonécrose ont été rapportés, en particulier chez des patients présentant des facteurs de risque connus, un stade avancé de la maladie liée au VIH ou un traitement par association d’antirétroviraux au long cours. Leur fréquence de survenue n’est pas connue (voir rubrique 4.4).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration :
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Belgique | Luxembourg | |||
7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
ViiV Healthcare BV
Van Asch van Wijckstraat 55H
3811 LP Amersfoort
Pays-Bas
8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
BE 161524
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
30/06/2022 (version 53)
PRIX
| Code CNK | Emballage | Code ATC5 | Prix | Prix ex-usine | Sur prescription | Ticket modérateur intervention régulière | Ticket modérateur intervention majorée |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1029602 | RETROVIR SIR 200 ML 10MG/ML | J05AF01 | € 28,36 | - | Oui | € 2 | € 1 |