1. DÉNOMINATION DU MÉDICAMENT
Yasmin 0,03 mg/3 mg comprimés pelliculés
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Chaque comprimé pelliculé contient 0,030 mg d'éthinylestradiol et 3 mg de drospirénone.
Excipient à effet notoire: lactose 46 mg (sous forme de lactose monohydraté 48,17 mg).
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
3. FORME PHARMACEUTIQUE
Comprimé pelliculé.
Comprimés jaune pâle, ronds à faces convexes, une face marquée avec les lettres "DO" dans un hexagone régulier.
4. DONNÉES CLINIQUES
4.1 Indications thérapeutiques
Contraception orale.
La décision de prescrire Yasmin doit être prise en tenant compte des facteurs de risque de la patiente, notamment ses facteurs de risque de thrombo-embolie veineuse (TEV), ainsi que du risque de TEV associé à Yasmin en comparaison aux autres CHC (Contraceptifs Hormonaux Combinés) (voir rubriques 4.3 et 4.4).
4.2 Posologie et mode d'administration
Mode d’administration
Voie orale.
Posologie
Comment prendre Yasmin ?
Les comprimés doivent être pris chaque jour, à peu près au même moment, avec un peu de liquide en cas de besoin, en respectant l'ordre indiqué sur la plaquette. Prendre un comprimé chaque jour pendant 21 jours consécutifs. Commencer chaque plaquette suivante après un intervalle de 7 jours sans comprimés. Au cours de cet intervalle, il se produit habituellement une hémorragie de privation. Celle-ci débute généralement 2 ou 3 jours après le dernier comprimé et il est possible qu'elle ne soit pas terminée au moment d'entamer la plaquette suivante.
Comment débuter Yasmin ?
- Pas de contraception hormonale antérieure (au cours du mois précédent)
La prise des comprimés doit commencer le 1er jour du cycle normal de la femme (c'est-à-dire le premier jour de ses règles).
- Relais d’une contraception hormonale combinée (contraceptif oral combiné (COC), anneau vaginal ou patch transdermique)
Commencer le traitement de préférence le jour qui suit la prise du dernier comprimé actif (dernier comprimé contenant les substances actives) de la précédente COC , et au plus tard le jour qui suit la période habituelle d’arrêt des comprimés, ou le jour suivant la prise du dernier comprimé placebo de la précédente COC. En cas de relais d’un anneau vaginal ou d’un patch transdermique, prendre le 1er comprimé de Yasmin de préférence le jour du retrait, ou au plus tard le jour prévu pour la nouvelle pose.
- Relais d'une contraception progestative (pilule progestative seule, forme injectable, implant), ou par un dispositif intra-utérin (DIU) contenant un progestatif :
La femme peut passer n'importe quel jour à Yasmin s'il s'agit d'une pilule progestative seule (le jour du retrait s'il s'agit d'un implant ou d'un DIU, le jour prévu pour l'injection suivante s'il s'agit d'une forme injectable). Dans tous les cas, il sera recommandé aux femmes d'utiliser une méthode de contraception mécanique complémentaire pendant les 7 premiers jours de prise de Yasmin.
- Après un avortement du premier trimestre
La femme peut commencer immédiatement. Dans ce cas, aucune méthode contraceptive supplémentaire n'est nécessaire.
- Après un accouchement ou un avortement du 2e trimestre.
Il est conseillé de commencer la contraception 21 à 28 jours après l'accouchement ou l'avortement du 2e trimestre. Si plus tard, il faut recommander à la femme d'utiliser en plus une contraception mécanique pendant les 7 premiers jours. Cependant, si des rapports sexuels ont déjà eu lieu, il convient d'éliminer l’éventualité d’une grossesse ou d'attendre les premières règles avant de commencer la COC.
En cas d'allaitement, voir rubrique 4.6.
Conduite à tenir en cas d'oubli de comprimés
Un retard dans la prise du comprimé de moins de 12 heures ne modifie pas l’efficacité contraceptive. La femme doit prendre le comprimé dès qu'elle s'en souvient et prendre les comprimés suivants aux moments usuels.
Si le retard est supérieur à 12 heures, l'efficacité de la contraception peut être diminuée. Les deux règles fondamentales suivantes guident la conduite à tenir en cas d'oubli de comprimés:
1. La prise de comprimés ne doit jamais être interrompue pendant plus de 7 jours.
2. Il faut 7 jours au moins de prise ininterrompue pour obtenir une inhibition correcte de l'axe hypothalamo-hypophyso-ovarien.
En pratique quotidienne les conseils suivants peuvent donc être donnés:
- Semaine 1
L’utilisatrice doit prendre le dernier comprimé omis dès qu'elle s'en souvient, même si cela implique la prise de deux comprimés en même temps. Ensuite, elle continue à prendre les comprimés à l'heure habituelle. De plus, une contraception mécanique supplémentaire (préservatifs par exemple) est nécessaire pendant les 7 jours suivants. Si des rapports sexuels ont eu lieu au cours des 7 jours précédents, il faut envisager un risque de grossesse. Plus le nombre de comprimés oubliés est important et plus la date de l'oubli est proche de l'intervalle normal libre sans comprimés, plus le risque de grossesse est élevé.
- Semaine 2
L’utilisatrice doit prendre le dernier comprimé oublié dès qu'elle s'en souvient, même si cela implique la prise de deux comprimés en même temps. Ensuite elle continue à prendre les comprimés à l'heure habituelle. À condition que les comprimés aient été pris correctement au cours des 7 jours précédant le premier comprimé oublié, aucune mesure contraceptive supplémentaire n'est nécessaire. Toutefois, si la femme a oublié plus d’un comprimé, il faut lui conseiller de prendre des précautions supplémentaires pendant 7 jours.
- Semaine 3
Le risque de diminution de la fiabilité est maximum en raison de la proximité de l'intervalle libre de 7 jours sans comprimés. Il est cependant possible d'empêcher la diminution de l'effet contraceptif en ajustant les modalités de prise des comprimés. L'adoption de l'une des deux possibilités suivantes permet d'éviter de prendre des mesures contraceptives supplémentaires, pourvu que la femme ait pris correctement tous les comprimés au cours des 7 jours précédant le premier comprimé oublié. Si tel n’est pas le cas, elle doit suivre la première alternative et utiliser aussi une méthode contraceptive supplémentaire pendant les 7 jours suivants.
- L’utilisatrice doit prendre le dernier comprimé oublié dès qu'elle s'en souvient, même si cela implique la prise de deux comprimés en même temps. Ensuite, elle continue à prendre les comprimés à l'heure habituelle. La plaquette suivante doit être commencée dès la fin de la précédente, c'est-à-dire sans intervalle libre entre les plaquettes. Il est peu probable qu’une hémorragie de privation apparaisse avant la fin de la seconde plaquette, mais des spotting ou des hémorragies de rupture peuvent être observées pendant les jours de prise de cette plaquette.
- On peut également conseiller à la femme d'interrompre la prise des comprimés de la plaquette en cours. Elle respectera ensuite un intervalle libre sans comprimés de 7 jours maximum, y inclus les jours où des comprimés ont été oubliés, et elle commencera alors la plaquette suivante.
Si la femme a oublié des comprimés et que par la suite elle ne présente pas d’hémorragie de privation au cours du prochain intervalle libre normal, il convient d'envisager l’éventualité d'une grossesse.
Conduite à tenir en cas de troubles gastro-intestinaux
En cas de troubles gastro-intestinaux sévères (par exemple des vomissements ou une diarrhée), l'absorption d’un comprimé peut ne pas être complète; des mesures contraceptives complémentaires doivent donc être prises. Si des vomissements se produisent dans les 3-4 heures suivant la prise du comprimé, un nouveau comprimé doit être pris en remplacement dès que possible. Le nouveau comprimé doit être pris si possible dans les 12 heures qui suivent l’heure habituelle de prise. Si plus de 12 heures se sont écoulées, les mêmes consignes que celles données pour les oublis de comprimés doivent s’appliquer (voir rubrique 4.2. « Conduite à tenir en cas d’oubli de comprimés »). Si la femme ne veut pas modifier le calendrier normal de prise des comprimés, elle doit prendre le(s) comprimé(s) supplémentaire(s) dans une autre plaquette.
Comment retarder une hémorragie de privation ?
Pour retarder les règles, la femme doit commencer une nouvelle plaquette de Yasmin sans respecter d'intervalle libre. L’extension peut être poursuivie le temps souhaité jusqu'à la fin de la seconde plaquette. Durant cette extension, il peut se produire une hémorragie de rupture ou des spotting. Yasmin peut ensuite être repris de façon régulière après l'intervalle habituel libre de 7 jours.
Pour décaler ses règles à un autre jour de la semaine, la femme peut raccourcir la durée de l'intervalle libre d'autant de jours qu'elle le désire. Plus l'intervalle est court et plus le risque d'absence d'hémorragie de privation et de survenue d’une hémorragie de rupture ou de spotting pendant la plaquette suivante est grand (comme lorsqu’on retarde les règles).
Information supplémentaire concernant les populations particulières
Population pédiatrique
Yasmin est uniquement indiqué après la ménarche. Basé sur des données épidémiologiques recueillies sur plus de 2000 adolescentes âgées de moins de 18 ans, il n’existe pas de données indiquant que la sécurité et l’efficacité dans cette jeune population est différente de celle connue chez les femmes âgées de plus de 18 ans.
Patientes âgées
Yasmin n’est pas indiqué après la ménopause.
Patientes souffrant d’insuffisance hépatique
Yasmin est contre-indiqué chez les femmes souffrant d’une maladie hépatique sévère. Voir aussi rubriques 4.3 et 5.2.
Patientes souffrant d’insuffisance rénale
Yasmin est contre-indiqué chez les femmes souffrant d’insuffisance rénale sévère ou d’insuffisance rénale aiguë. Voir aussi rubriques 4.3 et 5.2.
4.3 Contre-indications
Les contraceptifs hormonaux combinés (CHC) ne doivent pas être utilisés dans les situations suivantes. Si l'un de ces troubles apparaît pour la première fois au cours d'une CHC, le produit doit être arrêté immédiatement.
- Présence ou risque de thrombo-embolie veineuse (TEV)
- Thrombo-embolie veineuse – présence de TEV (patient traité par des anticoagulants) ou antécédents de TEV (p. ex. thrombose veineuse profonde [TVP] ou embolie pulmonaire [EP])
- Prédisposition connue, héréditaire ou acquise, à la thrombo-embolie veineuse, telle qu’une résistance à la protéine C activée (PCa) (y compris une mutation du facteur V de Leiden), un déficit en antithrombine III, un déficit en protéine C, un déficit en protéine S
- Intervention chirurgicale majeure avec immobilisation prolongée (voir rubrique 4.4)
- Risque élevé de thrombo-embolie veineuse dû à la présence de multiples facteurs de risque (voir rubrique 4.4)
- Présence ou risque de thrombo-embolie artérielle (TEA)
- Thrombo-embolie artérielle – présence ou antécédents de thrombo-embolie artérielle (p. ex. infarctus du myocarde [IM]) ou de prodromes (p. ex. angine de poitrine)
- Affection cérébrovasculaire – présence ou antécédents d’accident vasculaire cérébral (AVC) ou de prodromes (p. ex. accident ischémique transitoire [AIT])
- Prédisposition connue, héréditaire ou acquise, à la thrombo-embolie artérielle, telle qu’une hyperhomocystéinémie ou la présence d’anticorps anti-phospholipides (anticorps anti-cardiolipine, anticoagulant lupique).
- Antécédents de migraine avec signes neurologiques focaux
- Risque élevé de thrombo-embolie artérielle dû à la présence de multiples facteurs de risque (voir rubrique 4.4) ou d’un facteur de risque sévère tel que :
- diabète avec symptômes vasculaires
- hypertension artérielle sévère
- dyslipoprotéinémie sévère
- Affection hépatique sévère présente ou passée, tant que les tests fonctionnels hépatiques ne se sont pas normalisés.
- Insuffisance rénale grave ou aiguë.
- Tumeur hépatique (bénigne ou maligne) présente ou passée.
- Tumeur maligne hormono-dépendante connue ou présumée (par exemple des organes génitaux ou des seins) .
- Saignements vaginaux d'origine inconnue.
- Hypersensibilité aux substances actives ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Yasmin est contre-indiqué en administration concomitante avec des médicaments contenant
de l’ombitasvir/paritaprévir/ritonavir et du dasabuvir, ou des médicaments contenant du glécaprévir/pibrentasvir ou du sofosbuvir/velpatasvir/voxilaprévir (voir rubrique 4.5).
4.8 Effets indésirables
Pour les effets indésirables graves chez les utilisatrices de COC, voir aussi rubrique 4.4.
Les effets indésirables suivants ont été rapportés lors de l’utilisation de Yasmin :
Systèmes d’organes | Fréquence des effets indésirables | |||
Fréquent ≥ 1/100 à <1/10 | Peu fréquent ≥1/1,000 à <1/100 | Rare ≥1/10,000 à < 1/1,000 | Fréquence indéterminée | |
Affections du système immunitaire |
|
| Hypersensibilité, Asthme | Exacerbation des symptômes d'un angio-oedème héréditaire et acquis |
Troubles psychiatriques | Humeur dépressive | Augmentation de la libido, Diminution de la libido |
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Affections du système nerveux | Maux de tête |
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Affections de l’oreille et du labyrinthe |
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| Hypo-acousie |
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Affections vasculaires | Migraine | Hypertension, | Thrombo-embolie veineuse (TEV), Thrombo-embolie artérielle (TEA) |
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Affections gastro-intestinales | Nausée | Vomissements, Diarrhée |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
| Acné, | Erythème noueux, |
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Affections des organes de reproduction et du sein | Troubles menstruels, Saignements intercurrents, Douleur mammaire | Augmentation mammaire, | Ecoulement mammaire |
|
Troubles généraux et anomalies au site d'administration |
| Rétention de liquide, Prise de poids, Perte de poids |
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Déclaration de certains effets indésirables particuliers
Une augmentation du risque d'événement thrombotique et thrombo-embolique artériel et veineux, incluant l’infarctus du myocarde, l’AVC, les accidents ischémiques transitoires, la thrombose veineuse et l’embolie pulmonaire, a été observée chez les femmes utilisant des CHC ; ceci est abordé plus en détail en rubrique 4.4.
Les effets indésirables graves suivants ont été observés chez les femmes utilisant des COC ; ils sont commentés dans la rubrique: 4.4. Mise en garde spéciale et précautions d’emploi.
- thrombo-embolies veineuses ;
- thrombo-embolies artérielles ;
- hypertension ;
- tumeurs hépatiques ;
- apparition ou aggravation d’affections dont l’association avec les COC n’est pas certaine : maladie de Crohn, colite ulcéreuse, épilepsie, myome utérin, porphyrie, lupus érythémateux disséminé, herpès gravidique, chorée de Sydenham, syndrome hémolytique et urémique, ictère cholestatique ;
- chloasma ;
- perturbations aiguës et chroniques de la fonction hépatique pouvant nécessiter l'arrêt d’une COC jusqu'à normalisation des tests de la fonction hépatique
La fréquence du diagnostic du cancer du sein est très légèrement augmentée chez les utilisatrices de COC. Comme le cancer du sein est rare chez les femmes avant l’âge de 40 ans, le nombre en excès est faible par rapport au risque global de cancer de sein. La causalité avec l’utilisation de COC est inconnue. Pour d’autres informations, voir rubriques 4.3 et 4.4.
Interactions
Des métrorragies et/ou un échec de la contraception peuvent être la conséquence d’interactions entre d’autres médicaments (inducteurs enzymatiques, certains antibiotiques) et les contraceptifs oraux (voir rubrique 4.5).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via:
Belgique :
Agence Fédérale des Médicaments et des Produits de Santé
www.afmps.be
Division Vigilance,
Site internet: www.notifieruneffetindesirable.be
E-mail: adr@fagg-afmps.be
Luxembourg :
Centre Régional de Pharmacovigilance de Nancy ou
Division de la pharmacie et des médicaments de la Direction de la santé
Site internet : www.guichet.lu/pharmacovigilance
7. TITULAIRE DE L'AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHÉ
Bayer SA-NV
Kouterveldstraat 7A 301
B-1831 Diegem (Machelen)
8. NUMÉROS D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
Belgique : BE218066
Luxemburg: 2009050310
1x 21 comprimés 0547151
3x 21 comprimés 0287115
6x 21 comprimés 0547164
13x 21 comprimés 0547178
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
Date d’approbation : 03/2025
[1] Ces incidences ont été estimées à partir de l’ensemble des données des études épidémiologiques, en s’appuyant sur les risques relatifs liés aux différents CHC en comparaison aux CHC contenant du lévonorgestrel.
[2] Point central de l’intervalle de 5-7 pour 10 000 années-femmes sur la base d’un risque relatif, pour les CHC contenant du lévonorgestrel par rapport à la non-utilisation d’un CHC, d’environ 2,3 à 3,6
PRIX
| Code CNK | Emballage | Code ATC5 | Prix | Prix ex-usine | Sur prescription | Ticket modérateur intervention régulière | Ticket modérateur intervention majorée |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1596915 | YASMIN DRAG 3 X 21 | G03AA12 | € 34,22 | - | Oui | € 25,22 | € 25,22 |
| 2677441 | YASMIN DRAG 13 X 21 | G03AA12 | € 116,04 | - | Oui | € 77,04 | € 77,04 |
| 2677458 | YASMIN DRAG 6 X 21 | G03AA12 | € 59,04 | - | Oui | - | - |
