1. DÉNOMINATION DU MÉDICAMENT
Benepali 50 mg solution injectable en seringue préremplie
Benepali 50 mg solution injectable en stylo prérempli
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
50 mg solution injectable en seringue préremplie
Chaque seringue préremplie contient 50 mg d’étanercept.
50 mg solution injectable en stylo prérempli
Chaque stylo prérempli contient 50 mg d’étanercept.
L’étanercept est une protéine de fusion du récepteur p75 du facteur nécrosant des tumeurs. L’étanercept est produit par génie génétique et exprimé dans des cellules ovariennes de hamster chinois (CHO).
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
3. FORME PHARMACEUTIQUE
Solution injectable (injection).
La solution est limpide à légèrement opalescente, incolore ou jaune pâle et sa formule a un pH de 6,2 ± 0,3. L’osmolalité de la solution est de 325 ± 35 mOsm/kg.
4. DONNÉES CLINIQUES
4.1 Indications thérapeutiques
Polyarthrite rhumatoïde
Benepali en association au méthotrexate est indiqué pour le traitement de la polyarthrite rhumatoïde modérément à sévèrement active de l’adulte en cas de réponse inadéquate aux traitements de fond, y compris le méthotrexate (sauf contre-indication).
Benepali peut être donné en monothérapie en cas d’intolérance au méthotrexate ou lorsque la poursuite du traitement avec le méthotrexate est inadaptée.
Benepali est également indiqué dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde sévère, active et évolutive de l’adulte non précédemment traité par le méthotrexate.
Il a été montré que Benepali, seul ou en association avec le méthotrexate, ralentit la progression des dommages structuraux articulaires tels que mesurés par la radiographie et améliore les capacités fonctionnelles.
Arthrite juvénile idiopathique
Traitement de la polyarthrite (facteur rhumatoïde positif ou négatif) et de l’oligoarthrite extensive de l'enfant à partir de 2 ans et de l’adolescent en cas de réponse inadéquate ou d'intolérance avérée au méthotrexate.
Traitement de l’arthrite psoriasique de l’adolescent à partir de l’âge de 12 ans en cas de réponse inadéquate ou d’intolérance avérée au méthotrexate.
Traitement de l’arthrite liée à l’enthésite de l’adolescent à partir de l’âge de 12 ans en cas de réponse inadéquate ou d’intolérance avérée au traitement de référence.
Rhumatisme psoriasique
Traitement du rhumatisme psoriasique actif et évolutif de l’adulte en cas de réponse inadéquate au traitement de fond antérieur. Il a été montré que l’étanercept améliore les capacités fonctionnelles chez les patients atteints de rhumatisme psoriasique, et ralentit la progression des dommages structuraux articulaires périphériques tels que mesurés par la radiographie chez les patients ayant des formes polyarticulaires symétriques de la maladie.
Spondylarthrite axiale
Spondylarthrite ankylosante
Traitement de la spondylarthrite ankylosante sévère et active de l’adulte en cas de réponse inadéquate au traitement conventionnel.
Spondylarthrite axiale non radiographique
Traitement de la spondylarthrite axiale non radiographique sévère de l’adulte avec des signes objectifs d’inflammation, se traduisant par un taux élevé de protéine C réactive (CRP) et/ou des signes visibles à l’imagerie par résonance magnétique (IRM), en cas de réponse inadéquate aux anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS).
Psoriasis en plaques
Traitement du psoriasis en plaques modéré à sévère de l’adulte en cas d’échec, ou de contre-indication, ou d’intolérance aux autres traitements systémiques y compris la ciclosporine, le méthotrexate ou la puvathérapie (voir rubrique 5.1).
Psoriasis en plaques pédiatrique
Traitement du psoriasis en plaques sévère chronique de l’enfant à partir de 6 ans et de l’adolescent en cas de contrôle inadéquat, ou d’intolérance aux autres traitements systémiques ou à la photothérapie.
4.2 Posologie et mode d’administration
Le traitement par Benepali doit être initié et surveillé par un médecin spécialiste ayant l’expérience du diagnostic et du traitement de la polyarthrite rhumatoïde, de l’arthrite juvénile idiopathique, du rhumatisme psoriasique, de la spondylarthrite ankylosante, de la spondylarthrite axiale non radiographique, du psoriasis en plaques ou du psoriasis en plaques pédiatrique. La Carte Patient devra être donnée aux patients traités par Benepali.
Benepali est disponible en dosages de 25 et 50 mg.
Posologie
Polyarthrite rhumatoïde
La dose recommandée d'étanercept est de 50 mg administrée une fois par semaine (voir rubrique 5.1).
Rhumatisme psoriasique, spondylarthrite ankylosante et spondylarthrite axiale non radiographique
La dose recommandée est de 50 mg d'étanercept administrée une fois par semaine.
Pour toutes les indications ci-dessus, les données disponibles laissent supposer qu’une réponse clinique est habituellement obtenue en 12 semaines de traitement. La poursuite du traitement devra être soigneusement reconsidérée chez un patient n’ayant pas répondu dans ces délais.
Psoriasis en plaques
La dose recommandée d'étanercept est de 50 mg administrée une fois par semaine. Toutefois, une administration de 50 mg deux fois par semaine peut être utilisée jusqu’à 12 semaines, suivie, si nécessaire, par l’administration d’une dose de 50 mg une fois par semaine. Le traitement par Benepali doit être poursuivi jusqu’à l’obtention de la rémission, au maximum jusqu’à 24 semaines. Un traitement continu au-delà de 24 semaines peut être approprié pour certains patients adultes (voir rubrique 5.1). Le traitement doit être interrompu chez les patients ne présentant pas de réponse après 12 semaines de traitement. Si la reprise du traitement par Benepali est indiquée, le même schéma de durée de traitement doit être suivi. La dose doit être de 50 mg une fois par semaine.
Populations particulières
Insuffisants rénaux et hépatiques
Aucun ajustement posologique n’est nécessaire.
Patients âgés
Aucun ajustement posologique n’est nécessaire. La posologie et l’administration sont identiques à celles de l’adulte âgé de 18 à 64 ans.
Population pédiatrique
Benepali est disponible uniquement en seringue préremplie de 25 mg, en seringue préremplie de 50 mg et en stylo prérempli de 50 mg.
Par conséquent, il n’est pas possible d’administrer Benepali à des patients pédiatriques qui nécessitent une dose inférieure aux doses complètes de 25 mg ou 50 mg. Les patients pédiatriques qui nécessitent une dose différente d’une dose complète de 25 mg ou 50 mg ne doivent pas recevoir Benepali. Si une dose alternative est nécessaire, d’autres produits à base d’étanercept proposant une telle option doivent être utilisés.
La dose d’étanercept dépend du poids des patients pédiatriques. Les patients pesant moins de 62,5 kg doivent recevoir une dose exacte calculée en mg/kg en utilisant les présentations poudre et solvant pour solution injectable ou les présentations poudre pour solution injectable (voir ci-dessous pour les doses en fonction des indications). Les patients pesant 62,5 kg ou plus peuvent recevoir une dose à l’aide d’une seringue préremplie à dose fixe ou d’un stylo prérempli.
La sécurité et l’efficacité d’étanercept chez les enfants âgés de moins de 2 ans n’ont pas été établies.
Aucune donnée n’est disponible.
Arthrite juvénile idiopathique
La dose recommandée est de 0,4 mg/kg (au maximum 25 mg par injection) administrée deux fois par semaine en injection sous-cutanée, avec un intervalle de 3-4 jours entre deux injections ou de 0,8 mg/kg (au maximum 50 mg par injection) administrée une fois par semaine. L’arrêt du traitement doit être envisagé chez les patients non répondeurs après 4 mois.
Un dosage 10 mg est plus approprié à l’administration aux enfants souffrant d’AJI ayant un poids inférieur à 25 kg.
Aucun essai clinique n’a été réalisé chez les enfants âgés de 2 à 3 ans. Des données limitées de sécurité provenant d’un registre de patients suggèrent cependant que le profil de sécurité chez les enfants âgés de 2 à 3 ans est similaire à celui des adultes et des enfants âgés de plus de 4 ans, à une dose de 0,8 mg/kg par voie sous-cutanée chaque semaine (voir rubrique 5.1).
Il n’y a généralement pas lieu d’utiliser l’étanercept chez les enfants âgés de moins de 2 ans dans l’indication arthrite juvénile idiopathique.
Psoriasis en plaques pédiatrique (enfant de 6 ans et plus)
La dose recommandée est de 0,8 mg/kg (au maximum 50 mg par injection) une fois par semaine jusqu’à 24 semaines. Le traitement doit être interrompu chez les patients ne présentant pas de réponse après 12 semaines de traitement.
Si la reprise du traitement par Benepali est indiquée, le schéma de durée du traitement décrit ci-dessus doit être suivi. La dose doit être de 0,8 mg/kg (au maximum 50 mg par injection) une fois par semaine.
Il n’y a généralement pas lieu d’utiliser l’étanercept chez les enfants âgés de moins de 6 ans dans l’indication psoriasis en plaques.
Mode d’administration
Benepali est destinée à une utilisation sous-cutanée (voir rubrique 6.6).
Des instructions complètes pour l’administration sont données dans la notice, à la rubrique 7 « Mode d’emploi ».
Des instructions détaillées concernant les cas de modification involontaire de dose, y compris des doses oubliées, ou de modification du calendrier d’injection, sont fournies en rubrique 3 de la notice.
4.3 Contre-indications
Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Septicémie ou risque de septicémie.
Un traitement par Benepali ne devrait pas être initié chez les patients ayant une infection active y compris les infections chroniques ou localisées.
4.8 Effets indésirables
Résumé du profil de tolérance
Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés sont les réactions au site d’injection (telles que douleur, gonflement, démangeaison, rougeur et saignement au site d’injection), les infections (telles que les infections respiratoires hautes, les bronchites, les cystites et les infections cutanées), les céphalées, les réactions allergiques, le développement d’auto-anticorps, les démangeaisons et la fièvre.
Des effets indésirables graves ont aussi été rapportés avec l’étanercept. Les anti-TNF, comme l’étanercept, affectent le système immunitaire et leur utilisation peut affecter les défenses de l’organisme contre l’infection et le cancer. Les infections graves touchent moins de 1 patient sur 100 traités par l’étanercept. Les cas rapportés incluaient des infections fatales, des infections mettant en jeu le pronostic vital et des septicémies. Diverses tumeurs malignes ont aussi été rapportées avec l’utilisation de l’étanercept, incluant des cancers du sein, du poumon, de la peau et des ganglions lymphatiques (lymphome).
Des effets indésirables hématologiques, neurologiques et auto-immuns graves ont également été rapportés. Ceux-ci incluaient de rares cas de pancytopénie et de très rares cas d’aplasie médullaire. Des épisodes de démyélinisation, centrale et périphérique, ont été observés, respectivement rarement et très rarement, au cours de l’utilisation de l’étanercept. De cas rares de lupus, de syndrome lupique et de vascularite ont été observés.
Liste tabulée des effets indésirables
La liste ci-dessous des effets indésirables est issue de l’expérience des essais cliniques et des données rapportées depuis la mise sur le marché.
Selon les classes de systèmes d’organes, les effets indésirables sont listés ci-dessous par ordre de fréquence (nombre de patients susceptibles de présenter un effet donné), en utilisant les catégories suivantes : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000) ; indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Classe de systemes d’organes | Très fréquent | Fréquent | Peu fréquent | Rare | Très rare | Indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles) | |
Infections et infestations | Infection (y compris infection des voies respiratoires supérieures, bronchites, cystites, infection cutanées)* |
| Infections graves (y compris pneumonies, cellulite, arthrites bactérienne, septicémie et infection parasitaire)* | Tuberculose, infection opportunistes (y compris infections fongiques invasives, à protozoaires, infection bactériennes, mycobactériennes atypiques, infection virales et à légionelle)* |
| Réactivation de l’hépatite B, listériose | |
Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incl kystes et polypes) |
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| Cancer cutané non mélanomateux* (voir rubrique 4.4) | Mélanome malin (voir rubrique 4.4), lymphome, leucémie |
| Carcinome à cellules de Merkel (voir rubrique 4.4), Sarcome de Kaposi | |
Affections hématologiques et du système lymphatique |
|
| Thrombocytopénie, anémie, leucopénie, neutropénie | Pancytopénie* | Aplasie médullaire* | Histiocytose hématophagique (syndrome d’activation macrophagique)* | |
Affections du système immunitaire |
| Réactions allergiques (voir :« Affections de la peau et du tissu sous-cutané »), formation d’auto-anticorps* | Vascularite (y compris vascularite positive aux anticorps anticytoplasme des polynucléaires neutrophiles) | Réactions allergiques/anaphylactiques graves (y compris angiœdème, bronchospasme), sarcoïdose |
| Aaggravation des symptômes de dermatomyosite | |
Affections du système nerveux | Céphalées |
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Affections oculaires |
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| Uvéites, sclérites |
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Affections cardiaques |
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| Aggravation d’une insuffisance cardiaque congestive (voir rubrique 4.4) | Insuffisance cardiaque congestive de novo (voir rubrique 4.4) |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
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| Maladie interstitielle du poumon (incluant la pneumopathie et la fibrose pulmonaire)* |
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Affections gastro-intestinales |
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| Maladie intestinale inflammatoire |
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Affections hépatobiliaires |
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| Élévation des enzymes hépatiques* | Hépatite auto-immune* |
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Affections de la peau et du tissus sous-cutané |
| Prurit, éruption cutanée | Angiœdème, psoriasis (y compris une première atteinte ou aggravation et atteinte pustuleuse, principalement palmo-plantaire), urticaire, éruption psoriasiforme | Syndrome de Stevens-Johnson, Vascularite cutanée (incluant la vascularited’hypersensibilité), érythème polymorphe, réactions lichénoïdes | Syndrome de Lyell |
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Affections musculo-squelettiques et systémiques |
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| Lupus érythémateux cutané, lupus érythémateux cutané subaigu, syndrome pseudo- lupique |
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Affections du rein et des voies urinaires |
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| Glomérulonéphrite |
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Troubles généraux et anomalies au site d’administration | Réactions au site d’injection (y compris saignement, contusion, érythème, démangeaison, douleur, gonflement)* | Fièvre |
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*Voir : « Description de certains effets indésirables », ci-dessous. |
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Description de certains effets indésirables
Tumeurs malignes et troubles lymphoprolifératifs
L’apparition de 129 nouvelles tumeurs malignes de différents types a été observée sur un total de 4 114 patients atteints de polyarthrite rhumatoïde traités par l’étanercept dans des essais cliniques jusqu’à 6 ans environ, incluant 231 patients traités par l’étanercept associé au méthotrexate dans l’étude contrôlée versus traitement actif d’une durée de 2 ans. Les taux et incidences observés dans ces essais cliniques étaient similaires à ceux attendus dans la population étudiée. Un total de 2 tumeurs malignes a été rapporté au cours des études cliniques incluant 240 patients atteints de rhumatisme psoriasique traités par l’étanercept sur une durée de 2 ans environ. Dans les études cliniques conduites pendant plus de 2 ans chez 351 patients atteints de spondylarthrite ankylosante, 6 tumeurs malignes ont été rapportées chez des patients traités par l’étanercept. Dans un groupe de 2 711 patients atteints de psoriasis en plaques et traités par l’étanercept sur une durée maximale de 2,5 ans dans les études en double-aveugle et en ouvert, 30 tumeurs malignes et 43 cancers cutanés non mélanomateux ont été rapportés.
Dans un groupe de 7 416 patients traités par l’étanercept au cours des essais cliniques dans la polyarthrite rhumatoïde, le rhumatisme psoriasique, la spondylarthrite ankylosante et le psoriasis, 18 lymphomes ont été rapportés.
Divers cas de tumeurs malignes (incluant cancer du sein, du poumon et lymphome) ont été également rapportés après commercialisation (voir rubrique 4.4).
Réactions au site d’injection
L’incidence des réactions au site de l’injection était significativement plus élevée chez les patients atteints d’affections rhumatismales traités par l’étanercept comparativement au placebo (36 % vs 9 %). Les réactions au site d’injection sont survenues généralement au cours du premier mois de traitement. Leur durée moyenne était approximativement de 3 à 5 jours. La majorité des réactions au site d’injection dans les groupes traités par l’étanercept n’a nécessité aucun traitement. La majorité des patients ayant reçu un traitement ont reçu des préparations topiques telles que des corticostéroïdes, ou des antihistaminiques oraux. Par ailleurs, certains patients ont développé des réactions « de rappel » caractérisées par l’apparition d’une réaction cutanée au site d’injection le plus récent accompagnée de réactions cutanées aux sites d’injections précédents. Ces réactions étaient généralement transitoires et ne sont pas réapparues lors de la poursuite du traitement.
Dans les essais contrôlés chez les patients atteints de psoriasis en plaques, approximativement 13,6 % des patients traités par l’étanercept ont développé des réactions au site d’injection comparé à 3,4 % des patients traités par placebo au cours des 12 premières semaines de traitement.
Infections graves
Dans les essais contre placebo, aucune augmentation de l’incidence des infections graves (fatales, mettant en jeu le pronostic vital, nécessitant une hospitalisation ou une administration intraveineuse d’antibiotiques) n’a été observée. Des infections graves sont survenues chez 6,3 % des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde traités par l’étanercept jusqu’à 48 mois. Ces infections incluaient des abcès (diverses localisations), bactériémie, bronchite, bursite, cellulite infectieuse, cholécystite, diarrhée, diverticulite, endocardite (suspectée), gastro-entérite, hépatite B, herpès, ulcère de la jambe, infection buccale, ostéomyélite, otite, péritonite, pneumonie, pyélonéphrite, septicémie, arthrite septique, sinusite, infection cutanée, ulcère de la peau, infection urinaire, vascularite et plaie infectée. Dans l’étude contrôlée versus traitement actif d’une durée de 2 ans, dans laquelle les patients étaient traités soit par l’étanercept seul, soit par le méthotrexate seul, soit par l’étanercept associé au méthotrexate, les taux d’infections graves étaient similaires parmi les groupes de traitement. Cependant, il ne peut être exclu que l’association de l’étanercept au méthotrexate puisse être associée à une augmentation du taux d’infections.
Il n’y a pas eu de différence dans les taux d’infection parmi les patients traités avec l’étanercept et ceux traités avec le placebo pour le psoriasis en plaques dans les essais contre placebo d’une durée allant jusqu’à 24 semaines. Les infections graves rapportées chez les patients traités par l’étanercept incluaient une cellulite, gastro-entérite, pneumonie, cholécystite, ostéomyélite, gastrite, appendicite, fasciite à streptocoque, myosite, choc septique, diverticulite et abcès. Au cours des essais en double aveugle et en ouvert dans le rhumatisme psoriasique, il a été rapporté un cas d’infection grave (pneumonie).
Des infections graves ou fatales ont été rapportées lors de l’utilisation de l’étanercept ; les agents pathogènes identifiés sont des bactéries, des mycobactéries (y compris le bacille de la tuberculose), des virus et des champignons. Certaines sont apparues quelques semaines après le début du traitement par l’étanercept chez des patients ayant des facteurs prédisposants (par exemple diabète, insuffisance cardiaque, antécédents infectieux ou infection chronique) en plus de leur polyarthrite rhumatoïde (voir rubrique 4.4). Un traitement avec Benepali peut augmenter la mortalité chez les patients atteints de septicémie avérée.
Des infections opportunistes ont été rapportées en association avec l’étanercept y compris des infections fongiques invasives, parasitaires (y compris à protozoaires), virales (y compris zona), bactériennes (incluant Listeria et Legionella), et mycobactériennes atypiques. Selon des données combinées des essais cliniques, l’incidence globale des infections opportunistes a été de 0,09 % chez les 15 402 sujets ayant reçu l’étanercept. Le taux d’événements rapporté à l’exposition a été de 0,06 événement pour 100 patients-année. Environ la moitié des cas d’infections opportunistes rapportés dans le monde après commercialisation étaient des infections fongiques invasives. Les infections fongiques invasives les plus fréquemment rapportées concernaient Candida, Pneumocystis, Aspergillus, et Histoplasma. Plus de la moitié des décès liés à des infections opportunistes était due à des infections fongiques invasives. La majorité des cas de décès concernait des patients atteints de pneumonie à Pneumocystis, d’infection fongique systémique non spécifiée, ou d’aspergillose (voir rubrique 4.4).
Auto-anticorps
Des analyses sanguines à la recherche d’auto-anticorps ont été réalisées à différents moments chez les patients adultes. Parmi les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde pour lesquels le taux d’anticorps antinucléaires a été mesuré (ANA), le pourcentage de patients ayant développé des nouveaux anticorps antinucléaires (≥ 1:40) était plus élevé chez les patients traités par l’étanercept (11 %) que chez les patients traités par placebo (5 %). Le pourcentage de patients ayant développé des nouveaux anticorps anti-ADN natif était aussi plus élevé par dosage radio-immunologique (15 % des patients traités par l’étanercept contre 4 % des patients traités par placebo) et par recherche sur Crithidia lucilliae (3 % des patients traités par l’étanercept contre 0 % des patients traités par placebo). La proportion de patients traités par l’étanercept ayant développé des anticorps anticardiolipines était augmentée de façon similaire comparativement aux patients traités par placebo. L’impact à long terme d’un traitement par l’étanercept sur le développement de maladies auto-immunes est inconnu.
Ont été rapportés de rares cas de patients (y compris ceux ayant un facteur rhumatoïde positif) ayant développé d’autres auto-anticorps associés à un syndrome lupique ou à des éruptions compatibles, sur le plan clinique et après biopsie, avec un lupus cutané subaigu ou un lupus discoïde.
Pancytopénie et aplasie médullaire
Après commercialisation, des cas de pancytopénie et d’aplasie médullaire ont été rapportés, dont certains ont eu une issue fatale (voir rubrique 4.4).
Maladie interstitielle du poumon
Au cours des essais cliniques contrôlés menés sur l’étanercept dans toutes les indications, la fréquence (proportion d’incidence) de la maladie interstitielle du poumon chez les patients recevant de l’étanercept sans méthotrexate administré de façon concomitante a été de 0,06 % (rare). Au cours des essais cliniques contrôlés qui autorisaient un traitement concomitant par l’étanercept et le méthotrexate, la fréquence (proportion d’incidence) de la maladie interstitielle du poumon a été de 0,47 % (peu fréquent). Après commercialisation, des cas de maladie interstitielle du poumon (incluant la pneumopathie et la fibrose pulmonaire) ont été rapportés, dont certains ont eu une issue fatale.
Traitement concomitant avec l’anakinra
Dans les études où les patients adultes ont reçu un traitement concomitant par l’étanercept et l’anakinra, un taux plus élevé d’infections graves a été observé par rapport à l’étanercept seul et 2 % des patients (3/139) ont présenté une neutropénie (polynucléaires neutrophiles < 1 000/mm3). Tandis qu’il présentait une neutropénie, un patient a développé une cellulite qui a guéri après hospitalisation (voir rubriques 4.4 et 4.5).
Elévation des enzymes hépatiques
Au cours des périodes en double aveugle des essais cliniques contrôlés menés sur l’étanercept dans toutes les indications, la fréquence (proportion d’incidence) des événements indésirables d’élévation des enzymes hépatiques chez les patients recevant de l’étanercept sans méthotrexate administré de façon concomitante a été de 0,54 % (peu fréquent). Au cours des périodes en double aveugle des essais cliniques contrôlés qui autorisaient un traitement concomitant par l’étanercept et le méthotrexate, la fréquence (proportion d’incidence) des événements indésirables d’élévation des enzymes hépatiques a été de 4,18 % (fréquent).
Hépatite auto-immune
Au cours des essais cliniques contrôlés menés sur l’étanercept dans toutes les indications, la fréquence (proportion d’incidence) de l’hépatite auto-immune chez les patients recevant de l’étanercept sans méthotrexate administré de façon concomitante a été de 0,02 % (rare). Au cours des essais cliniques contrôlés qui autorisaient un traitement concomitant par l’étanercept et le méthotrexate, la fréquence (proportion d’incidence) de l’hépatite auto-immune a été de 0,24 % (peu fréquent).
Population pédiatrique
Effets indésirables chez l’enfant atteint d’arthrite juvénile idiopathique
En général, les événements indésirables chez les enfants atteints d’arthrite juvénile idiopathique ont été similaires en fréquence et en nature à ceux observés chez les adultes. Les différences par rapport aux adultes et les autres particularités sont décrites dans les rubriques suivantes.
Les types d’infections rapportés dans les essais cliniques chez des patients atteints d’arthrite juvénile idiopathique âgés de 2 à 18 ans étaient généralement peu sévères à modérés et similaires aux types d’infections communément observés chez des patients pédiatriques. Les événements indésirables sévères rapportés ont été des varicelles avec des signes et symptômes de méningite aseptique suivis d’une guérison sans séquelle (voir aussi rubrique 4.4), appendicite, gastro-entérite, dépression/trouble de la personnalité, ulcère cutané, œsophagite/gastrite, choc septique à streptocoque du groupe A, diabète de type I et infection d’une plaie postopératoire et du tissu mou.
Dans une étude chez des enfants atteints d’arthrite juvénile idiopathique âgés de 4 à 17 ans, 43 des 69 enfants (62 %) ont présenté une infection en recevant l’étanercept pendant les 3 mois de l’étude (partie 1, en ouvert) et la fréquence ainsi que la sévérité des infections étaient similaires chez les 58 patients ayant poursuivi l’étude d’extension en ouvert pendant 12 mois. Les types et la proportion de l’ensemble des événements indésirables chez les patients atteints d’arthrite juvénile idiopathique étaient similaires à ceux observés dans les essais cliniques de l’étanercept chez les adultes atteints de polyarthrite rhumatoïde et étaient en majorité d’intensité légère. Plusieurs événements indésirables ont été rapportés plus fréquemment chez les 69 patients atteints d’arthrite juvénile idiopathique ayant reçu de l’étanercept pendant 3 mois en comparaison des 349 patients adultes atteints de polyarthrite rhumatoïde. Il s’agissait de céphalées (19 % des patients, 1,7 événement par patient-année), nausées (9 %, 1,0 événement par patient-année), douleurs abdominales (19 %, 0,74 événement par patient-année), et vomissements (13 %, 0,74 événement par patient-année).
Quatre cas de syndrome d’activation macrophagique ont été rapportés au cours des essais cliniques dans l’arthrite juvénile idiopathique.
Effets indésirables chez l’enfant atteint de psoriasis en plaques
Dans une étude sur 48 semaines réalisée chez 211 enfants âgés de 4 à 17 ans et atteints de psoriasis en plaques, les événements indésirables rapportés ont été similaires à ceux observés dans les études antérieures réalisées chez des adultes atteints de psoriasis en plaques.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via :
Belgique
Agence fédérale des médicaments et des produits de santé
www.afmps.be
Division Vigilance
Site internet : www.notifieruneffetindesirable.be
e-mail : adr@fagg-afmps.be
France
Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/
Luxembourg
Centre Régional de Pharmacovigilance de Nancy ou Division de la pharmacie et des médicaments de la Direction de la santé
Site internet : www.guichet.lu/pharmacovigilance
7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHÉ
Samsung Bioepis NL B.V.
Olof Palmestraat 10
2616 LR Delft
Pays-Bas
8. NUMÉRO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHÉ
EU/1/15/1074/001
EU/1/15/1074/002
EU/1/15/1074/003
EU/1/15/1074/004
10. DATE DE MISE À JOUR DU TEXTE
12/2025.
Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site internet de l’Agence européenne des médicaments https://www.ema.europa.eu.
PRIX
| Code CNK | Emballage | Code ATC5 | Prix | Prix ex-usine | Sur prescription | Ticket modérateur intervention régulière | Ticket modérateur intervention majorée |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 3456688 | BENEPALI 50MG SOL INJ STYLO PREREMPLI 4 | L04AB01 | € 464,38 | - | Oui | € 12,8 | € 8,5 |
| 3456696 | BENEPALI 50MG SOL INJ SERINGUE PREREMPLIE 4 | L04AB01 | € 464,38 | - | Oui | € 12,8 | € 8,5 |
| 3518354 | BENEPALI 50MG SOL INJ SERINGUE PREREMPLIE 12 | L04AB01 | € 1314,51 | - | Oui | € 12,8 | € 8,5 |
| 3518362 | BENEPALI 50MG SOL INJ STYLO PREREMPLI 12 | L04AB01 | € 1314,51 | - | Oui | € 12,8 | € 8,5 |

