1. DÉNOMINATION DU MÉDICAMENT
ORENCIA 125 mg, solution injectable en stylo prérempli
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Chaque stylo prérempli contient 125 mg d'abatacept dans un mL.
L’abatacept est une protéine de fusion produite par la technique de l’ADN recombinant dans des cellules ovariennes de hamster chinois.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
3. FORME PHARMACEUTIQUE
Solution injectable (injection) en stylo prérempli (ClickJect).
La solution est claire, incolore à jaune pâle, avec un pH de 6,8 à 7,4.
4. DONNEES CLINIQUES
4.1 Indications thérapeutiques
Polyarthrite rhumatoïde
ORENCIA, en association avec le méthotrexate, est indiqué :
- dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde (PR) active modérée à sévère chez les patients adultes ayant présenté une réponse inadéquate à un traitement antérieur par un ou plusieurs traitements de fond (DMARDs) incluant le méthotrexate (MTX) ou un inhibiteur du facteur de nécrose tumorale (TNF).
- dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde très active et évolutive chez les patients adultes non traités précédemment par le méthotrexate.
Une réduction de la progression des dommages structuraux et une amélioration des capacités fonctionnelles ont été démontrées lors du traitement associant l'abatacept au méthotrexate.
Rhumatisme psoriasique
ORENCIA, seul ou en association avec le méthotrexate (MTX), est indiqué pour le traitement du rhumatisme psoriasique actif (RPs) chez l’adulte lorsque la réponse à un traitement antérieur par DMARD incluant le MTX a été inadéquate, et pour lequel une thérapie systémique additionnelle pour les lésions cutanées psoriasiques n'est pas requise.
4.2 Posologie et mode d’administration
Le traitement doit être initié et surveillé par des médecins spécialistes expérimentés dans le diagnostic et le traitement de la polyarthrite rhumatoïde.
En l’absence de réponse à l'abatacept dans les 6 mois, la poursuite du traitement doit être réévaluée (voir rubrique 5.1).
Posologie
Polyarthrite Rhumatoïde
Adultes
ORENCIA par voie sous‑cutanée (SC) peut être initié avec ou sans dose de charge administrée par perfusion intraveineuse (IV). ORENCIA SC doit être administré toutes les semaines par injection sous‑cutanée, à la dose de 125 mg, quel que soit le poids (voir rubrique 5.1). Si une perfusion IV unique est administrée pour initier le traitement (dose de charge IV avant l'administration SC), la première injection de 125 mg d'abatacept SC doit être administrée dans les 24 heures suivant la perfusion IV, suivie par des injections hebdomadaires d'abatacept SC (pour la posologie de la dose de charge par voie intraveineuse, consulter la rubrique 4.2 d'ORENCIA 250 mg, poudre pour solution à diluer pour perfusion).
Les patients passant d'un traitement par ORENCIA par voie intraveineuse à une administration sous‑cutanée doivent administrer la première dose sous‑cutanée à la place de la prochaine dose intraveineuse programmée.
Aucun ajustement posologique n'est nécessaire quand ORENCIA est utilisé en association avec d'autres traitements de fond, corticoïdes, salicylés, autres anti‑inflammatoires non stéroïdiens (AINS) ou antalgiques.
Rhumatisme psoriasique
Adultes
ORENCIA doit être administré toutes les semaines à la dose de 125 mg par injection sous‑cutanée (SC) sans dose de charge administrée par perfusion intraveineuse (IV).
Les patients passant d'un traitement par ORENCIA par voie intraveineuse à une administration sous‑cutanée doivent administrer la première dose sous‑cutanée à la place de la prochaine dose intraveineuse programmée.
Dose manquée
Si un patient manque une injection d'ORENCIA sans dépasser trois jours après la dose programmée, il/elle doit être informé(e) qu'il/elle doit immédiatement prendre la dose manquée et conserver le schéma hebdomadaire initial. Si la dose est manquée avec plus de trois jours de retard, le patient doit recevoir des instructions sur la date de la prochaine dose, sur avis médical (état du patient, statut de l'activité de la maladie, etc).
Populations particulières
Sujets âgés
Aucun ajustement posologique n'est nécessaire (voir rubrique 4.4).
Insuffisants rénaux et hépatiques
ORENCIA n'a pas été étudié dans ces populations. Aucune recommandation posologique ne peut être faite.
Population pédiatrique
Le profil de sécurité et l'efficacité d'ORENCIA solution injectable en stylo prérempli pour en administration sous‑cutanée n'ont pas été établis chez l'enfant de moins de 18 ans. Aucune donnée n'est disponible.
ORENCIA poudre pour solution à diluer pour perfusion, pour administration intraveineuse, est disponible pour les patients pédiatriques âgés de 6 ans et plus, pour le traitement de l’AJIp (voir le Résumé des caractéristiques du produit d’ORENCIA poudre pour solution à diluer pour perfusion).
ORENCIA solution injectable en seringue préremplie pour administration sous‑cutanée est disponible pour les patients pédiatriques âgés de 2 ans et plus, pour le traitement de l’AJIp (voir le Résumé des caractéristiques du produit d’ORENCIA solution injectable en seringue préremplie).
Mode d’administration
Pour administration sous‑cutanée.
ORENCIA doit être utilisé selon les conseils d'un professionnel de santé. Après une formation appropriée à la technique d'injection sous‑cutanée, le patient peut s'auto‑injecter ORENCIA si le médecin/professionnel de santé considère que cela est approprié.
Le contenu (1 mL) du stylo prérempli doit être administré en totalité par injection sous‑cutanée seulement. Les sites d'injection doivent être alternés, et les injections ne doivent jamais être administrées dans des zones où la peau est sensible, lésée, rougie ou durcie.
Des instructions détaillées sur la préparation et l'administration d'ORENCIA en stylo prérempli sont fournies dans la notice et dans la rubrique "Instructions Importantes d'utilisation". Pour les instructions concernant la préparation du médicament avant administration, voir la rubrique 6.6.
4.3 Contre‑indications
Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Infections sévères et incontrôlées telles que sepsis et infections opportunistes (voir rubrique 4.4).
4.8 Effets indésirables
Résumé du profil de sécurité dans la polyarthrite rhumatoïde
L’abatacept a été étudié chez des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde active lors d'essais cliniques contrôlés versus placebo (2 653 patients sous abatacept, 1 485 sous placebo).
Lors d'essais cliniques contrôlés, menés avec l'abatacept versus placebo, des effets indésirables ont été rapportés chez 49,4 % des patients traités par l'abatacept et chez 45,8 % des patients traités par placebo. Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés (≥ 5 %) chez les patients traités par l'abatacept étaient des céphalées, des nausées et des infections des voies respiratoires supérieures (y compris les sinusites). La proportion de patients qui ont arrêté le traitement en raison d'effets indésirables était de 3,0 % pour les patients traités par l'abatacept et de 2,0 % pour les patients traités par placebo.
Liste des effets indésirables
Le tableau 1 liste les effets indésirables observés lors des essais cliniques et au cours de la surveillance post‑commercialisation, présentés par système‑organe et par fréquence, selon les catégories suivantes : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100 à < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000). Au sein de chaque fréquence de groupe, les effets indésirables doivent être présentés suivant un ordre décroissant de gravité.
Tableau 1 : Effets indésirables
Infections et infestations | Très fréquent | Infections des voies respiratoires supérieures (dont trachéite et rhinopharyngite et sinusite) |
| Fréquent | Infections des voies respiratoires inférieures (dont bronchites), infections urinaires, infections par le virus de l'herpès (incluant herpès simplex, herpès labial et zona), pneumonie, grippe |
| Peu fréquent | Infections dentaires, onychomycose, sepsis, infections musculosquelettiques, abcès cutané, pyélonéphrite, rhinite, otite |
| Rare | Tuberculose, bactériémie, infections gastrointestinales, maladie pelvienne inflammatoire |
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Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incluant kystes et polypes) | Peu fréquent | Carcinome basocellulaire, papillome cutané |
| Rare | Lymphome, tumeur maligne du poumon, carcinome épidermoïde |
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Affections hématologiques et du système lymphatique | Peu fréquent | Thrombocytopénie, leucopénie |
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Affections du système immunitaire | Peu fréquent | Hypersensibilité |
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Affections psychiatriques | Peu fréquent | Dépression, anxiété, trouble du sommeil (incluant insomnie) |
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Affections du système nerveux | Fréquent | Céphalées, sensations vertigineuses |
| Peu fréquent | Migraine, paresthésies |
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Affections oculaires | Peu fréquent | Conjonctivite, sécheresse oculaire, baisse de l'acuité visuelle |
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Affections de l'oreille et du labyrinthe | Peu fréquent | Vertiges |
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Affections cardiaques | Peu fréquent | Palpitations, tachycardie, bradycardie |
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Affections vasculaires | Fréquent | Hypertension, augmentation de la pression artérielle |
| Peu fréquent | Hypotension, bouffées de chaleur, flush, vasculite, diminution de la pression artérielle |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales | Fréquent | Toux |
Peu fréquent | Exacerbation de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), bronchospasmes, respiration sifflante, dyspnées, sensation de gorge serrée | |
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Affections gastro‑intestinales | Fréquent | Douleur abdominale, diarrhées, nausées, dyspepsie, ulcération buccale, stomatite aphteuse, vomissements |
| Peu fréquent | Gastrite |
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Affections hépatobiliaires | Fréquent | Anomalie des tests hépatiques (incluant l'augmentation des transaminases) |
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Affections de la peau et du tissu sous‑cutané | Fréquent | Rash (dont dermatite), |
Peu fréquent | Susceptibilité accrue aux ecchymoses, sécheresse cutanée, alopécie, prurit, urticaire, psoriasis, acné, érythème, hyperhidrose | |
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Affections musculo‑squelettiques et systémiques | Peu fréquent | Arthralgie, douleurs des extrémités |
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Affection des organes de reproduction et du sein | Peu fréquent | Aménorrhée, ménorragie |
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Troubles généraux et anomalies au site d'administration | Fréquent | Fatigue, asthénie, réactions locales au site d'injection, réactions systémiques liées à l'injection* |
Peu fréquent | Etat grippal, prise de poids | |
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*(par exemple prurit, sensation de gorge serrée, dyspnée)
Description des effets indésirables sélectionnés
Infections
Lors des essais cliniques contrôlés versus placebo avec l'abatacept, des infections possiblement liées au traitement ont été rapportées chez 22,7 % des patients traités par l'abatacept et chez 20,5 % des patients traités par placebo.
Lors des essais cliniques contrôlés versus placebo, des infections sévères possiblement liées au traitement ont été rapportées chez 1,5 % des patients traités par l'abatacept et chez 1,1 % des patients traités par placebo. Le type des infections graves a été similaire entre les groupes de traitement abatacept et placebo (voir rubrique 4.4).
Les taux d'incidence (IC 95 %) pour les infections graves étaient de 3,0 (2,3 ; 3,8) pour 100 patients‑années pour les patients traités par l'abatacept et de 2,3 (1,5 ; 3,3) pour 100 patients‑années pour les patients traités par placebo dans les études en double aveugle.
En période cumulée dans les essais cliniques en ouvert et en double‑aveugle chez 7 044 patients traités par l’abatacept avec 20 510 patients‑années, le taux d’incidence des infections graves était de 2,4 pour 100 patients‑années et le taux d’incidence annuel est resté stable.
Tumeurs malignes
Lors des essais cliniques contrôlés versus placebo, des tumeurs malignes ont été rapportées chez 1,2 % (31/2 653) des patients traités par l'abatacept et chez 0,9 % (14/1 485) des patients traités par placebo. Les taux d'incidence des tumeurs malignes étaient de 1,3 (0,9 ; 1,9) pour 100 patients‑années pour les patients traités par l'abatacept et 1,1 (0,6 ; 1,9) pour 100 patients‑années pour les patients traités par placebo.
En période cumulée dans les essais cliniques chez 7 044 patients traités par l’abatacept avec 21 011 patients‑années (dont 1 000 ont été traités par l'abatacept pendant plus de 5 ans), le taux d’incidence de tumeur maligne était de 1,2 (1,1 ; 1,4) pour 100 patients‑années et les taux d'incidence annuels sont restés stables.
La tumeur maligne la plus fréquemment rapportée dans les essais cliniques contrôlés par placebo était le cancer cutané non mélanomateux ; 0,6 (0,3 ; 1,0) pour 100 patients‑années pour les patients traités par abatacept et 0,4 (0,1 ; 0,9) pour 100 patients‑années pour les patients traités par placebo et 0,5 (0,4 ; 0,6) pour 100 patients‑années dans la période cumulée.
La tumeur solide la plus fréquemment rapportée dans les essais cliniques contrôlés par placebo était le cancer du poumon 0,17 (0,05 ; 0,43) pour 100 patients‑années pour les patients traités par abatacept et 0 pour 100 patients‑années pour les patients traités par placebo et 0,12 (0,08 ; 0,17) pour 100 patients‑années durant la période cumulée. L’hémopathie maligne la plus fréquente était le lymphome 0,04 (0 ; 0,24) pour 100 patients‑années pour les patients traités par abatacept et 0 pour 100 patients‑années pour les patients traités par placebo et 0,06 (0,03 ; 0,1) pour 100 patients‑années durant la période cumulée.
Les études de registres menées au Danemark et en Suède ont rapporté un risque plus élevé de cancer cutané non‑mélanomateux chez des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde traités par abatacept par rapport à ceux traités par d’autres DMARD. Au Danemark, les taux d’incidence (IR) standardisés pour le carcinome basocellulaire (CBC) et le carcinome épidermoïde (CE) chez les patients traités par abatacept (n = 1 280) étaient de 0,86/100 patients‑années (IC à 95 % : 0,66‑1,11) et de 0,21/100 patients‑années (IC à 95 % : 0,12‑0,36). Les rapports de risques (HR) ajustés selon l’âge, le sexe et les antécédents médicaux pour le CBC et le CE chez les patients traités par abatacept étaient de 1,49 (IC à 95 % : 1,07‑2,09) et de 2,49 (1,26‑4,91) en comparaison avec les DMARD ciblés (n = 9 256). En Suède, les taux d’incidence (IR) chez les patients traités par abatacept (n = 5 052) étaient de 1,13/100 patients‑années (IC à 95 % : 1,01‑1,26) et de 0,38/100 patients‑années (IC à 95 % : 0,32‑0,46) pour le CBC et le CE. Les rapports de risques (HR) ajustés correspondants étaient de 1,11 (IC à 95 % : 0,98‑1,25) et de 1,61 (IC à 95 % : 1,29‑1,99) chez les patients traités par abatacept par comparaison avec les patients traités par des DMARD biologiques/ciblés (n = 43 096). Les patients traités par abatacept présentaient généralement une polyarthrite rhumatoïde plus sévère et un nombre de comorbidités plus élevé à l’inclusion. Aucune augmentation du risque d’autres tumeurs malignes n’a été identifiée dans les données de ces registres.
Effets indésirables chez des patients atteints de Broncho‑Pneumopathie Chronique Obstructive (BPCO)
Dans l'étude IV, 37 patients atteints de BPCO ont été traités par l'abatacept par voie intraveineuse et 17 traités par placebo. Les patients atteints de BPCO traités par l'abatacept ont développé des effets indésirables plus fréquemment que ceux traités par placebo (51,4 % versus. 47,1 %, respectivement). Des troubles respiratoires, dont des exacerbations de BPCO et une dyspnée, sont survenus plus fréquemment chez les patients traités par l'abatacept que chez les patients traités par placebo (respectivement 10,8 % versus. 5,9 %). Parmi les patients atteints de BPCO, un pourcentage plus élevé de patients traités par l'abatacept comparé aux patients traités par placebo a développé un effet indésirable grave (5,4 % contre 0 %), dont une exacerbation de BPCO (1 sur 37 patients [2,7 %]) et une bronchite (1 sur 37 patients [2,7 %]).
Processus auto‑immuns
Comparé au placebo, le traitement par l'abatacept n'a pas augmenté le taux d'auto‑anticorps (anticorps antinucléaires et anti‑ADNdb).
Le taux d'incidence des troubles auto‑immuns chez les patients traités par abatacept pendant la période en double aveugle était de 8,8 (7,6 ; 10,1) pour 100 personnes‑années d'exposition et pour les patients traités par placebo était de 9,6 (7,9 ; 11,5) pour 100 personnes‑années d'exposition. Le taux d'incidence chez les patients traités par abatacept était de 3,8 pour 100 personnes‑années pendant la période cumulée. Les troubles auto‑immuns autres que l'indication étudiée les plus fréquemment rapportés pendant l'expérience en ouvert ont été psoriasis, nodules rhumatoïdes et syndrome de Sjogren.
Immunogénicité chez les adultes traités par l'abatacept par voie intraveineuse
Les anticorps dirigés contre la molécule d'abatacept ont été dosés par le test ELISA chez 3 985 patients atteints de polyarthrite rhumatoïde et traités jusqu'à 8 ans par l'abatacept. Cent quatre‑vingt‑sept patients sur 3 877 (4,8 %) ont développé des anticorps anti‑abatacept pendant le traitement. Chez les patients ayant eu un dosage d’anticorps anti‑abatacept après l’arrêt d’abatacept (> 42 jours après la dernière dose), 103 patients sur 1 888 (5,5 %) étaient séropositifs.
La présence d'anticorps neutralisants a été recherchée dans les échantillons pour lesquels une liaison au CTLA‑4 a été confirmée. Vingt-deux des 48 patients évaluables présentaient une activité neutralisante significative. La pertinence clinique de la présence d'anticorps neutralisants n'est pas connue.
D'une manière générale, il n'y avait pas de corrélation entre le développement d'anticorps et la réponse clinique ou l'apparition d'événements indésirables. Cependant, le nombre de patients ayant développé des anticorps était trop limité pour en tirer des conclusions. Les analyses d’immunogénicité étant spécifiques à chaque produit, la comparaison des taux d’anticorps avec ceux des autres produits n’est pas appropriée.
Immunogénicité chez les adultes traités par l'abatacept par voie sous‑cutanée
L'étude SC‑I comparait l'immunogénicité de l'abatacept après administration sous‑cutanée ou intraveineuse, évaluée par le test ELISA. Durant la période initiale de 6 mois (période à court terme) en double aveugle, la fréquence globale d'immunogénicité de l'abatacept était de 1,1 % (8/725) et 2,3 % (16/710) pour les groupes recevant une administration sous‑cutanée et intraveineuse, respectivement. Le taux est cohérent avec l'expérience antérieure, et il n'y a pas eu d'effet de l'immunogénicité sur la pharmacocinétique, la tolérance ou l'efficacité.
L'immunogénicité de l'abatacept après une administration sous‑cutanée à long terme a été évaluée par un nouveau test d’électrochimiluminescence (ECL). Le test ECL ayant été développé pour être plus sensible et tolérant au médicament que le test ELISA préalable, la comparaison des taux d'incidence entre les différents tests n'est pas appropriée. La fréquence cumulative d'immunogénicité de l'abatacept par le test ECL avec au moins un échantillon positif au cours des périodes à court et long terme combinées était de 15,7 % (215/1369) durant le traitement par l'abatacept, avec une durée moyenne d'exposition de 48,8 mois, et de 17,3 % (194/1 121) après l'interruption du traitement (> 21 jours et jusqu'à 168 jours après la dernière dose). Le taux d'incidence ajusté à l'exposition (exprimé par 100 personnes‑années) est resté stable sur la durée du traitement.
Les titres d'anticorps et la persistance des réponses des anticorps étaient généralement bas ou n'augmentaient pas avec la poursuite du traitement (6,8 % des sujets étaient séropositifs sur 2 visites consécutives), et il n'y avait pas de corrélation apparente entre le développement d'anticorps et la réponse clinique, les effets indésirables ou la pharmacocinétique, ce qui est comparable avec l'expérience antérieure.
Dans l'étude SC‑III, des taux d'immunogénicité similaires ont été observés chez des patients traités par l'abatacept + MTX, et les groupes abatacept en monothérapie (2,9 % (3/103) et 5,0 % (5/101), respectivement) au cours de la période de 12 mois en double aveugle. Comme dans l'étude SC‑I, il n'y avait pas d'effet de l'immunogénicité sur la sécurité ou l'efficacité.
Immunogénicité et tolérance de l'abatacept après interruption et reprise du traitement
Une étude du programme de développement par voie sous‑cutanée a été conduite afin d'étudier l'effet sur l'immunogénicité de l'interruption (trois mois) et de la reprise du traitement par l'abatacept par voie sous‑cutanée. Lors de l'interruption du traitement par l'abatacept par voie sous‑cutanée, l'augmentation du taux d'immunogénicité était comparable avec celle observée à l'arrêt du traitement par l'abatacept par voie intraveineuse. Lors de la reprise du traitement chez les patients dont l'administration par voie sous‑cutanée a été interrompue jusqu'à 3 mois, il n'y a eu aucune réaction liée à l'injection, ni aucun autre problème de tolérance comparé aux patients restés sous traitement, que le traitement ait été réintroduit avec ou sans une dose de charge par voie intraveineuse. La tolérance observée dans le bras de traitement ayant repris l'administration sans dose de charge par voie intraveineuse était également comparable avec celle observée dans les autres études.
Dans l'étude SC‑III, l'augmentation des taux d'immunogénicité a été observée chez les patients testés pendant les 6 mois d'arrêt complet du traitement dans les groupes abatacept + MTX et abatacept en monothérapie (37,7 % [29/77] et 44,1 % [27/59], respectivement) avec généralement des titres faibles des réponses des anticorps. Aucun impact clinique de ces réponses des anticorps n'a été détecté, et aucun problème de tolérance n'a été observé lors de la ré-initiation du traitement par l'abatacept.
Réactions à l'injection chez les patients adultes traités par l'abatacept par voie sous‑cutanée
L'Etude SC‑I a comparé la tolérance de l'abatacept, y compris les réactions au site d'injection suivant l'administration sous‑cutanée ou intraveineuse. La fréquence globale des réactions au site d'injection était de 2,6 % (19/736) et de 2,5 % (18/721) dans le groupe abatacept sous‑cutané et dans le groupe placebo sous‑cutané (abatacept intraveineux) respectivement. Toutes les réactions au site d'injection ont été décrites comme légères à modérées (hématome, prurit ou érythème), et n'ont généralement pas nécessité l'arrêt du traitement. Au cours de la période cumulée de l'étude, tous les sujets traités par abatacept dans les 7 études SC ont été inclus, la fréquence des réactions au site d'injection était de 4,6 % (116/2 538) avec un taux d'incidence de 1,32 pour 100 personnes‑années. Des observations de réactions systémiques liées à l'injection (par exemple prurit, sensation de gorge serrée, dyspnée) ont été rapportées depuis la commercialisation d'ORENCIA par voie sous‑cutanée, suite à son utilisation.
Information sur le profil de sécurité lié à la classe pharmacologique
L'abatacept est le premier modulateur sélectif de la co‑stimulation des lymphocytes T. Le profil de sécurité de l'abatacept a été comparé à celui de l'infliximab dans un essai clinique : ces informations sont résumées dans la rubrique 5.1.
Résumé du profil de sécurité dans le rhumatisme psoriasique
L'abatacept a été étudié chez des patients atteints de rhumatisme psoriasique actif lors de deux essais cliniques contrôlés versus placebo (341 patients sous abatacept, 253 sous placebo) (voir rubrique 5.1). Au cours de la période de 24 semaines contrôlée par placebo dans la plus grande étude de RPs‑II, la proportion de patients présentant des effets indésirables était similaire dans les groupes de traitement par abatacept et placebo (15,5 % et 11,4 %, respectivement). Aucun effet indésirable n'a été observé à une fréquence ≥ 2 % dans l'un ou l'autre groupe de traitement pendant la période de 24 semaines contrôlée par placebo. Le profil de sécurité global était comparable entre les études RPs‑I et RPs‑II et cohérent avec le profil de sécurité dans la polyarthrite rhumatoïde (Tableau 1).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration – voir Annexe V.
7. TITULAIRE DE L'AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
Bristol‑Myers Squibb Pharma EEIG
Plaza 254
Blanchardstown Corporate Park 2
Dublin 15, D15 T867
Irlande
8. NUMÉROS D'AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
EU/1/07/389/011‑012
10. DATE DE MISE À JOUR DU TEXTE
12 mars 2026
Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site internet de l'Agence européenne des médicaments : https://www.ema.europa.eu.
PRIX
| Code CNK | Emballage | Code ATC5 | Prix | Prix ex-usine | Sur prescription | Ticket modérateur intervention régulière | Ticket modérateur intervention majorée |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 3363074 | ORENCIA 125MG/ML SOL INJ STYLO PREREMPLI 4 | L04AA24 | € 790,33 | - | Oui | € 12,8 | € 8,5 |