ANNEXE I
RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT
1. DÉNOMINATION DU MÉDICAMENT
Eviplera 200 mg/25 mg/245 mg comprimés pelliculés
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Chaque comprimé pelliculé contient 200 mg d’emtricitabine, 25 mg de rilpivirine (sous forme de chlorhydrate) et 245 mg de ténofovir disoproxil (sous forme de fumarate).
Excipients à effet notoire
Chaque comprimé pelliculé contient 277 mg de lactose monohydraté et 4 microgrammes de laque aluminique de jaune orangé S (E 110).
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
3. FORME PHARMACEUTIQUE
Comprimé pelliculé.
Comprimé pelliculé en forme de bâtonnet, de couleur rose-violet, de 19 mm x 8,5 mm de dimensions, portant, sur une face, l’inscription « GSI » et sans inscription sur l’autre face.
4. DONNÉES CLINIQUES
4.1 Indications thérapeutiques
Eviplera est indiqué pour le traitement des adultes infectés par le virus de l’immunodéficience humaine de type 1 (VIH‑1) dépourvu de mutations connues pour être associées à une résistance à la classe des inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse (INNTI), au ténofovir ou à l’emtricitabine, et présentant une charge virale ≤ 100 000 copies/ml d’ARN VIH‑1 (voir rubriques 4.2, 4.4 et 5.1).
Un test génotypique de résistance et/ou des données de résistance antérieures doivent guider l’utilisation d’Eviplera (voir rubriques 4.4 et 5.1).
4.2 Posologie et mode d’administration
Eviplera doit être initié par des médecins expérimentés dans la prise en charge de l’infection par le VIH.
Posologie
Adultes
La dose recommandée d’Eviplera est d’un comprimé à prendre une fois par jour par voie orale. Eviplera doit être pris avec de la nourriture (voir rubrique 5.2).
Si l’arrêt de l’administration de l’un des composants d’Eviplera est indiqué ou si une modification de dose est nécessaire, des formulations distinctes d’emtricitabine, de chlorhydrate de rilpivirine et de ténofovir disoproxil sont disponibles. Veuillez consulter le Résumé des Caractéristiques du Produit de ces médicaments.
Si un patient oublie de prendre une dose d’Eviplera et s’en aperçoit dans les 12 heures suivant l’heure de prise habituelle, il doit prendre Eviplera dès que possible, avec de la nourriture, puis poursuivre le traitement selon son horaire de prise habituel. Si un patient oublie de prendre une dose d’Eviplera et s’en aperçoit plus de 12 heures après, le patient ne doit pas prendre la dose oubliée mais simplement reprendre son traitement à la prise suivante selon son horaire habituel.
Si un patient vomit dans les 4 heures suivant la prise d’Eviplera, il doit prendre un autre comprimé d’Eviplera avec de la nourriture. Si le patient vomit plus de 4 heures après la prise d’Eviplera, il est inutile qu’il prenne une autre dose d’Eviplera avant l’heure habituelle de la prochaine prise.
Adaptation de la dose
Si Eviplera est co-administré avec la rifabutine, il est recommandé de prendre un comprimé supplémentaire de rilpivirine à 25 mg par jour conjointement à Eviplera, pendant toute la durée de la co-administration de la rifabutine (voir rubrique 4.5).
Populations particulières
Personnes âgées
Eviplera n’a pas été étudié chez les patients âgés de plus de 65 ans. Eviplera doit être administré avec précaution aux patients âgés (voir rubriques 4.4 et 5.2).
Insuffisance rénale
Le traitement par Eviplera a entraîné une augmentation légère et précoce des taux de créatinine sérique moyens, qui sont restés stables dans le temps. Cette augmentation n’est pas considérée comme cliniquement significative (voir rubrique 4.8).
Des données limitées issues d’études cliniques soutiennent l’administration quotidienne d’Eviplera chez les patients présentant une insuffisance rénale légère (clairance de la créatinine [ClCr] 50–80 ml/min). Cependant, les données de sécurité à long terme pour l’emtricitabine et le ténofovir disoproxil qui entrent dans la composition d’Eviplera n’ont pas été évaluées chez les patients atteints d’insuffisance rénale légère. Par conséquent, chez les patients présentant une insuffisance rénale légère, Eviplera devra être utilisé uniquement si les bénéfices potentiels du traitement dépassent les risques potentiels (voir rubriques 4.4 et 5.2).
Eviplera n’est pas recommandé chez les patients présentant une insuffisance rénale modérée ou sévère (ClCr < 50 ml/min). Les patients souffrant d’une insuffisance rénale modérée ou sévère nécessitent une adaptation de l’intervalle entre les administrations d’emtricitabine et de ténofovir disoproxil qui ne peut être obtenue avec l’association fixe (voir rubriques 4.4 et 5.2).
Insuffisance hépatique
Les données concernant l’utilisation d’Eviplera chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère ou modérée (score de Child-Pugh-Turcotte (CPT) : classe A ou B) sont limitées. Aucune adaptation de la dose d’Eviplera n’est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère ou modérée. Eviplera doit être utilisé avec précaution chez les patients atteints d’insuffisance hépatique modérée. Eviplera n’a pas été étudié chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (score de CPT : classe C). Par conséquent, Eviplera n’est pas recommandé chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (voir rubriques 4.4 et 5.2).
Si Eviplera est arrêté chez des patients co-infectés par le VIH et le virus de l’hépatite B (VHB), ces patients doivent être étroitement surveillés afin de détecter tout signe d’exacerbation de l’hépatite (voir rubrique 4.4).
Population pédiatrique
La sécurité et l’efficacité d’Eviplera chez les enfants âgés de moins de 18 ans n’ont pas été établies. Les données actuellement disponibles sont décrites à la rubrique 5.2 mais aucune recommandation sur la posologie ne peut être donnée.
Grossesse
Des expositions plus faibles à la rilpivirine (l’un des composants d’Eviplera) ont été observées pendant la grossesse ; par conséquent la charge virale doit être étroitement surveillée. Une autre alternative serait d’envisager un changement de traitement antirétroviral (voir rubriques 4.4, 4.6, 5.1 et 5.2).
Mode d’administration
Eviplera doit être pris une fois par jour, par voie orale, avec de la nourriture (voir rubrique 5.2). Il est recommandé d’avaler Eviplera entier, avec de l’eau. Le comprimé pelliculé ne doit pas être croqué, écrasé, ni coupé, car cela pourrait avoir des répercussions sur l’absorption d’Eviplera.
4.3 Contre-indications
Hypersensibilité aux principes actifs ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Eviplera ne doit pas être administré en association avec les médicaments suivants car cela peut entraîner une diminution significative des concentrations plasmatiques de la rilpivirine (due à l’induction de l’enzyme du cytochrome P450 [CYP]3A ou à l’augmentation du pH gastrique), ce qui pourrait entraîner une perte d’efficacité d’Eviplera :
- les anticonvulsivants suivants : la carbamazépine, l’oxcarbazépine, le phénobarbital, la phénytoïne
- les antimycobactériens suivants : la rifampicine, la rifapentine
- les inhibiteurs de la pompe à protons tels que l’oméprazole, l’ésoméprazole, le lansoprazole, le pantoprazole, le rabéprazole
- le glucocorticoïde systémique suivant : la dexaméthasone, sauf sous la forme d’un traitement en dose unique
- le millepertuis (Hypericum perforatum)
4.8 Effets indésirables
Résumé du profil de sécurité d’emploi
L’association de la rilpivirine avec la combinaison fixe emtricitabine/ténofovir disoproxil a été étudiée chez des patients naïfs de tout traitement (études de phase III C209 et C215). Le traitement en comprimé unique (single-tablet regimen – STR), Eviplera, a été étudié chez des patients en succès virologique ayant changé pour ce traitement après un traitement contenant un IP boosté par le ritonavir (étude de phase III GS-US-264-0106) ou un traitement par éfavirenz/emtricitabine/ténofovir disoproxil (étude de phase IIb GS-US-264-0111). Chez les patients naïfs de tout traitement, les effets indésirables les plus fréquemment rapportés et dont la relation au traitement par le chlorhydrate de rilpivirine et l’emtricitabine/le ténofovir disoproxil a été considérée comme possible ou probable étaient des nausées (9 %), des vertiges (8 %), des rêves anormaux (8 %), des céphalées (6 %), des diarrhées (5 %) et des insomnies (5 %) (données groupées recueillies lors les études cliniques de phase III C209 et C215, voir rubrique 5.1). Chez les patients en succès virologique ayant changé leur traitement pour Eviplera, les effets indésirables les plus fréquemment rapportés et dont la relation au traitement par Eviplera a été considérée comme possible ou probable étaient une fatigue (3 %), des diarrhées (3 %), des nausées (2 %) et des insomnies (2 %) (données sur 48 semaines issues de l’étude de phase III GS-US-264-0106). Dans ces études, le profil de sécurité d’emploi de l’emtricitabine et du ténofovir disoproxil était comparable à celui qui a été observé lorsque chaque produit était administré avec d’autres agents antirétroviraux.
De rares cas d’effets indésirables de type insuffisance rénale, atteinte rénale et des événements peu fréquents de tubulopathie rénale proximale (y compris syndrome de Fanconi), entraînant parfois des anomalies osseuses (pouvant dans de rares cas favoriser la survenue de fractures), ont été rapportés chez des patients recevant du ténofovir disoproxil. Il est recommandé de surveiller la fonction rénale chez les patients recevant Eviplera (voir rubrique 4.4).
L’arrêt du traitement par Eviplera chez les patients co-infectés par le VIH et le VHB peut être associé à une exacerbation aiguë sévère de l’hépatite (voir rubrique 4.4).
Tableau récapitulatif des effets indésirables
Les effets indésirables dont la relation au traitement par les composants d’Eviplera a été considérée comme au moins possible, lors des études cliniques et depuis leur commercialisation, sont présentés dans le tableau 2 ci-dessous par classe de systèmes d’organe et en fréquence. Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité. On distingue les effets indésirables très fréquents (cas rapportés ≥ 1/10), fréquents (≥ 1/100, < 1/10), peu fréquents (≥ 1/1 000, < 1/100) ou rares (≥ 1/10 000, < 1/1 000).
Tableau 2 : Tableau récapitulatif des effets indésirables d’Eviplera sur la base de l’expérience acquise dans les études cliniques et depuis la commercialisation avec Eviplera et ses composants individuels
Fréquence | Effet indésirable |
Affections hématologiques et du système lymphatique | |
Fréquent : | neutropénie1, diminution du nombre de globules blancs2, diminution du taux d’hémoglobine2, diminution du nombre de plaquettes2 |
Peu fréquent : | anémie1, 4 |
Affections du système immunitaire | |
Fréquent : | réaction allergique1 |
Peu fréquent : | syndrome de restauration immunitaire |
Troubles du métabolisme et de la nutrition | |
Très fréquent : | augmentation du taux de cholestérol total (à jeun)2, augmentation du taux de cholestérol LDL (à jeun)2, hypophosphatémie3, 5 |
Fréquent : | hypertriglycéridémie1, 2, hyperglycémie1, diminution de l’appétit2 |
Peu fréquent : | hypokaliémie3, 5 |
Rare : | acidose lactique3 |
Affections psychiatriques | |
Très fréquent | insomnie1, 2 |
Fréquent : | dépression2, humeur dépressive2, troubles du sommeil2, rêves anormaux1, 2 |
Troubles du système nerveux | |
Très fréquent : | céphalées1, 2, 3, vertiges1, 2, 3 |
Fréquent : | somnolence2 |
Affections gastro-intestinales | |
Très fréquent : | augmentation de l’amylase pancréatique2, vomissements1, 2, 3, diarrhées1, 3, nausées1, 2, 3 |
Fréquent : | élévation de l’amylase, y compris de l’amylase pancréatique1, élévation des lipases sériques1, 2, douleurs abdominales1, 2, 3, gêne abdominale2, distension abdominale3, dyspepsie1, flatulences3, sécheresse buccale2 |
Peu fréquent : | pancréatite3 |
Affections hépatobiliaires | |
Très fréquent | augmentation des transaminases (ASAT et/ou ALAT)1, 2, 3 |
Fréquent : | augmentation de la bilirubine1, 2 |
Rare : | hépatite3, stéatose hépatique3 |
Affections de la peau et du tissu sous-cutané | |
Très fréquent : | éruption cutanée1, 2, 3 |
Fréquent : | éruption vésiculo-bulleuse1, éruption pustuleuse1, urticaire1, dyschromie cutanée (augmentation de la pigmentation)1, 4, éruption maculopapuleuse1, prurit1 |
Peu fréquent : | angiœdème1, 3, 6, réactions cutanées sévères avec symptômes systémiques7 |
Affections musculo-squelettiques et systémiques | |
Très fréquent : | élévation de la créatine kinase1 |
Fréquent : | diminution de la densité minérale osseuse3 |
Peu fréquent : | rhabdomyolyse3, 5, faiblesse musculaire3, 5 |
Rare : | ostéomalacie (se manifestant par des douleurs osseuses et pouvant dans de rares cas favoriser la survenue de fractures)3, 5, 8, myopathie3, 5 |
Affections du rein et des voies urinaires | |
Peu fréquent : | tubulopathie rénale proximale, y compris syndrome de Fanconi3, augmentation de la créatinine3, protéinurie3 |
Rare : | insuffisance rénale (aiguë et chronique)3, nécrose tubulaire aiguë3, néphrite (y compris néphrite interstitielle aiguë)3, 8, diabète insipide néphrogénique3 |
Troubles généraux et anomalies au site d’administration | |
Très fréquent : | asthénie1, 3 |
Fréquent : | douleur1, fatigue2 |
1 Effet indésirable identifié pour l’emtricitabine.
2 Effet indésirable identifié pour le chlorhydrate de rilpivirine.
3 Effet indésirable identifié pour le ténofovir disoproxil.
4 Lors de l’administration d’emtricitabine chez des patients pédiatriques, l’anémie a été fréquente et la dyschromie cutanée (augmentation de la pigmentation) a été très fréquente (voir rubrique 4.8, Population pédiatrique).
5 Cet effet indésirable peut survenir à la suite d’une tubulopathie rénale proximale. En dehors de cette situation, il n’est pas considéré comme étant associé de manière causale au ténofovir disoproxil.
6 Cet effet indésirable a été identifié comme rare pour le ténofovir disoproxil. Il a aussi été identifié comme effet indésirable pour l’emtricitabine dans le cadre de la pharmacovigilance depuis la commercialisation mais il n’a pas été observé lors des études cliniques randomisées contrôlées menées chez des adultes, ou lors des études cliniques menées chez des patients pédiatriques infectés par le VIH avec l’emtricitabine. La catégorie de fréquence « peu fréquent » a été estimée d’après un calcul statistique basé sur le nombre total de patients exposés à l’emtricitabine lors de ces études cliniques (n = 1 563).
7 Cet effet indésirable a été identifié dans le cadre de la pharmacovigilance depuis la commercialisation d’Eviplera (association à dose fixe) mais n’a pas été observé lors des études cliniques randomisées contrôlées pour Eviplera. La catégorie de fréquence a été estimée d’après un calcul statistique basé sur le nombre total de patients exposés à Eviplera ou à tous ses composants lors des études cliniques randomisées contrôlées (n = 1 261). Voir rubrique 4.8, Description de certains effets indésirables particuliers.
8 Cet effet indésirable a été identifié dans le cadre de la pharmacovigilance depuis la commercialisation pour le ténofovir disoproxil mais n’a pas été observé lors des études cliniques randomisées contrôlées ni dans le cadre du programme d’utilisation compassionnelle du ténofovir disoproxil. La catégorie de fréquence a été estimée d’après un calcul statistique basé sur le nombre total de patients exposés au ténofovir disoproxil lors des études cliniques randomisées contrôlées et dans le cadre du programme d’utilisation compassionnelle (n = 7 319).
Anomalies biologiques
Lipides
À la semaine 96 des études cliniques groupées de phase III C209 et C215 chez des patients naïfs de tout traitement, la variation moyenne par rapport à la valeur initiale, dans le bras rilpivirine, était de 5 mg/dl pour le cholestérol total (à jeun), de 4 mg/dl pour le cholestérol des lipoprotéines de haute densité (HDL) (à jeun), de 1 mg/dl pour le cholestérol des lipoprotéines de basse densité (LDL) (à jeun), et de −7 mg/dl pour les triglycérides (à jeun). À la semaine 48 de l’étude de phase III GS‑US‑264-0106 chez des patients en succès virologique ayant changé leur traitement à base d’IP boosté par le ritonavir pour Eviplera, la variation moyenne par rapport à la valeur initiale était de −24 mg/dl pour le cholestérol total (à jeun), de −2 mg/dl pour le cholestérol HDL (à jeun), de −16 mg/dl pour le cholestérol LDL (à jeun) et de −64 mg/dl pour les triglycérides (à jeun).
Description de certains effets indésirables particuliers
Insuffisance rénale
Eviplera pouvant engendrer une atteinte rénale, il est recommandé de surveiller la fonction rénale (voir rubriques 4.4 et 4.8 Résumé du profil de sécurité d’emploi). La tubulopathie rénale proximale s’est généralement résolue ou améliorée après l’arrêt du ténofovir disoproxil. Cependant, chez certains patients, la diminution de la ClCr ne s’est pas totalement résolue malgré l’arrêt du ténofovir disoproxil. Les patients présentant un risque d’insuffisance rénale (comme les patients présentant déjà des facteurs de risque rénaux, un stade avancé de la maladie liée au VIH ou ceux recevant un traitement concomitant par des médicaments néphrotoxiques) présentent un risque plus élevé de récupération incomplète de la fonction rénale malgré l’arrêt du ténofovir disoproxil (voir rubrique 4.4).
Acidose lactique
Des cas d’acidose lactique ont été rapportés avec le ténofovir disoproxil seul ou en association avec d’autres antirétroviraux. Les patients présentant des facteurs de risque, tels qu’une maladie hépatique décompensée, ou les patients recevant un traitement concomitant connu pour induire une acidose lactique ont un risque accru de présenter une acidose lactique sévère, pouvant être fatale, pendant le traitement par ténofovir disoproxil.
Paramètres métaboliques
Une augmentation du poids corporel ainsi que des taux de lipides et de glucose sanguins peuvent survenir au cours d’un traitement antirétroviral (voir rubrique 4.4).
Syndrome de Restauration Immunitaire
Chez les patients infectés par le VIH et présentant un déficit immunitaire sévère au moment de l’instauration du traitement par une association d’antirétroviraux, une réaction inflammatoire à des infections opportunistes asymptomatiques ou résiduelles peut se produire. Des maladies auto-immunes (comme la maladie de Basedow et l’hépatite auto-immune) ont également été rapportées ; cependant, le délai d’apparition décrit est plus variable et ces événements peuvent survenir plusieurs mois après l’instauration du traitement (voir rubrique 4.4).
Ostéonécrose
Des cas d’ostéonécrose ont été rapportés, en particulier chez des patients présentant des facteurs de risque connus, un stade avancé de la maladie liée au VIH ou un traitement par association d’antirétroviraux au long cours. Leur fréquence de survenue n’est pas connue (voir rubrique 4.4).
Réactions cutanées sévères
Des réactions cutanées sévères avec symptômes systémiques ont été rapportés avec Eviplera depuis sa commercialisation, notamment des éruptions cutanées accompagnées de fièvres, de phlyctènes, de conjonctivite, d’angiœdème, d’élévations des paramètres de la fonction hépatique et/ou d’éosinophilie (voir rubrique 4.4).
Population pédiatrique
Les données de sécurité d’emploi actuellement disponibles chez les enfants âgés de moins de 18 ans sont insuffisantes. L’utilisation d’Eviplera n’est pas recommandée dans cette population (voir rubrique 4.2).
Lors de l’administration de l’emtricitabine (l’un de composants d’Eviplera) chez des patients pédiatriques, les effets indésirables suivants ont été plus fréquemment observés en plus des effets indésirables rapportés chez l’adulte : l’anémie a été fréquente (9,5 %) et la dyschromie cutanée (augmentation de la pigmentation) a été très fréquente (31,8 %) chez les patients pédiatriques (voir rubrique 4.8, Tableau récapitulatif des effets indésirables).
Autres populations particulières
Personnes âgées
Eviplera n’a pas été étudié chez les patients âgés de plus de 65 ans. Les patients âgés sont plus susceptibles de présenter une réduction de la fonction rénale. L’administration d’Eviplera à des patients âgés devra donc se faire avec une prudence particulière (voir rubrique 4.4).
Patients présentant une insuffisance rénale
Le ténofovir disoproxil pouvant provoquer une toxicité rénale, il est recommandé de surveiller étroitement la fonction rénale chez les patients présentant une insuffisance rénale traités par Eviplera (voir rubriques 4.2, 4.4 et 5.2).
Patients VIH co-infectés par le VHB ou le VHC
Le profil des effets indésirables de l’emtricitabine, du chlorhydrate de rilpivirine et du ténofovir disoproxil chez les patients co-infectés par le VIH/VHB ou le VIH/VHC était comparable à celui observé chez les patients infectés par le VIH sans co-infection. Toutefois, comme attendu pour cette catégorie de patients, les élévations des taux d’ASAT et d’ALAT ont été plus fréquentes que dans la population générale infectée par le VIH.
Exacerbation de l’hépatite après l’arrêt du traitement
Chez les patients infectés par le VIH et co-infectés par le VHB, des manifestations cliniques et biologiques de l’hépatite ont été observées après l’arrêt du traitement (voir rubrique 4.4).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration :
Belgique
Agence fédérale des médicaments et des produits de santé
www.afmps.be
Division Vigilance
Site internet: www.notifieruneffetindesirable.be
e-mail: adr@fagg-afmps.be
Luxembourg/Luxemburg
Centre Régional de Pharmacovigilance de Nancy ou Division de la pharmacie et des médicaments de la Direction de la santé
Site internet : www.guichet.lu/pharmacovigilance
7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHÉ
Gilead Sciences Ireland UC
Carrigtohill
County Cork, T45 DP77
Irlande
8. NUMÉRO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHÉ
EU/1/11/737/001
EU/1/11/737/002
10. DATE DE MISE À JOUR DU TEXTE
06/2024
Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site internet de l’Agence européenne des médicaments http://www.ema.europa.eu.
PRIX
| Code CNK | Emballage | Code ATC5 | Prix | Prix ex-usine | Sur prescription | Ticket modérateur intervention régulière | Ticket modérateur intervention majorée |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2963742 | EVIPLERA 200 MG/25 MG/245 MG COMP PELL 30 | J05AR08 | € 533,1 | - | Oui | € 2 | € 1 |