1. DÉNOMINATION DU MÉDICAMENT
PREZISTA 400 mg comprimés pelliculés
PREZISTA 800 mg comprimés pelliculés
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
PREZISTA 400 mg comprimés pelliculés
Chaque comprimé pelliculé contient 400 mg de darunavir (sous forme d’éthanolate).
Excipients à effet notoire: Chaque comprimé contient 0,834 mg de jaune orangé S (E110).
PREZISTA 800 mg comprimés pelliculés
Chaque comprimé pelliculé contient 800 mg de darunavir (sous forme d’éthanolate).
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
3. FORME PHARMACEUTIQUE
PREZISTA 400 mg comprimés pelliculés
Comprimé pelliculé.
Comprimé ovale de couleur orange clair, de 19,1 mm, qui porte les inscriptions "400MG " sur une face et " TMC " sur l’autre.
PREZISTA 800 mg comprimés pelliculés
Comprimé pelliculé.
Comprimé ovale de couleur rouge foncé, de 20,0 mm, qui porte les inscriptions "800 " sur une face et " T " sur l’autre.
4. DONNÉES CLINIQUES
4.1 Indications thérapeutiques
PREZISTA, co-administré avec une faible dose de ritonavir est indiqué en association avec d’autres médicaments antirétroviraux, pour le traitement des patients infectés par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH-1).
PREZISTA, co-administré avec le cobicistat est indiqué en association avec d’autres médicaments antirétroviraux, pour le traitement de l’infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH-1) chez les adultes et les adolescents (à partir de 12 ans, pesant au moins 40 kg) (voir rubrique 4.2).
PREZISTA 400 mg et 800 mg comprimés peut être utilisé pour obtenir les posologies adaptées au traitement de l’infection par le VIH-1 chez les adultes et la population pédiatrique à partir de l’âge de 3 ans et pesant au moins 40 kg :
- naïfs de traitement antirétroviral (ARV) (voir rubrique 4.2).
- pré‑traités par des ARV sans aucune mutation associée à une résistance au darunavir et ayant un taux d’ARN du VIH-1 plasmatique < 100 000 copies/ml et un taux de CD4+ ≥ 100 x 106 cellules/L. Lors de l’instauration d’un traitement par PREZISTA chez des patients pré-traités par des ARV, l’utilisation de PREZISTA doit être guidée par un test de résistance génotypique (voir rubriques 4.2, 4.3, 4.4 et 5.1).
4.2 Posologie et mode d’administration
Le traitement doit être initié par un médecin expérimenté dans la prise en charge de l’infection par le VIH. Les patients doivent être informés qu’après initiation du traitement par PREZISTA, ils ne doivent pas modifier la posologie, la forme pharmaceutique ou interrompre le traitement sans l’avis de leur médecin.
Le profil d’interaction du darunavir varie selon le potentialisateur (booster) pharmacocinétique, ritonavir ou cobicistat, avec lequel il est utilisé. Ainsi, les contre-indications et les recommandations concernant l’administration concomitante de médicaments avec le darunavir peuvent être différentes selon le booster pharmacocinétique associé (ritonavir ou cobicistat) (voir rubriques 4.3, 4.4 et 4.5).
Posologie
PREZISTA doit toujours être administré par voie orale avec du cobicistat ou avec une faible dose de ritonavir en tant que booster pharmacocinétique et en association avec d’autres médicaments antirétroviraux. Le Résumé des Caractéristiques du Produit du cobicistat ou du ritonavir, le cas échéant, doit donc être consulté avant l’instauration d’un traitement par PREZISTA. Le cobicistat n’est pas indiqué pour une utilisation en deux prises par jour, ni pour une utilisation chez la population pédiatrique de moins de 12 ans et pesant moins de 40 kg.
PREZISTA est aussi disponible en suspension buvable pour une utilisation chez les patients qui sont incapables d’avaler les comprimés de PREZISTA (se reporter au Résumé des Caractéristiques du Produit de PREZISTA suspension buvable).
Patients adultes naïfs d’ARV
La posologie recommandée est de 800 mg une fois par jour, administrée avec 150 mg de cobicistat une fois par jour ou 100 mg de ritonavir une fois par jour, à prendre au cours d’un repas. PREZISTA 400 mg et 800 mg comprimés peut être utilisé pour obtenir la posologie de 800 mg une fois par jour.
Patients adultes pré-traités par des ARV
Les posologies recommandées sont les suivantes :
- Chez les patients pré-traités par des ARV sans aucune mutation associée à une résistance au darunavir (V11I, V32I, L33F, I47V, I50V, I54M, I54L, T74P, L76V, I84V et L89V) et ayant un taux plasmatique d’ARN du VIH-1 < 100 000 copies/ml et un taux de CD4+ ≥ 100 x 106 cellules/L (voir rubrique 4.1), la posologie de 800 mg une fois par jour associée à 150 mg de cobicistat une fois par jour ou 100 mg de ritonavir une fois par jour, à prendre au cours d’un repas, peut être utilisée. PREZISTA 400 mg et 800 mg comprimés peut être utilisé pour obtenir la posologie de 800 mg une fois par jour.
- Chez tous les autres patients pré-traités par des ARV ou lorsque le test de résistance génotypique VIH-1 n’est pas disponible, la posologie recommandée est de 600 mg deux fois par jour associée à 100 mg de ritonavir deux fois par jour, à prendre au cours d’un repas. Voir les Résumés des Caractéristiques du Produit de PREZISTA 100 mg/mL suspension buvable, 75 mg, 150 mg ou 600 mg comprimés.
Population pédiatrique naïve d’ARV (âgée de 3 à 17 ans et pesant au moins 40 kg)
La posologie recommandée est de 800 mg une fois par jour en association avec 100 mg de ritonavir une fois par jour, à prendre au cours d’un repas ou 800 mg une fois par jour avec 150 mg de cobicistat au cours d’un repas (chez les adolescents à partir de 12 ans). Les comprimés de 400 mg et 800 mg de PREZISTA peuvent être utilisés pour mettre en place le schéma thérapeutique de 800 mg une fois par jour. La posologie de cobicistat à utiliser avec PREZISTA chez les enfants de moins de 12 ans n’a pas été établie.
Population pédiatrique pré-traitée par des ARV (âgée de 3 à 17 ans et pesant au moins 40 kg)
La posologie de cobicistat à utiliser avec PREZISTA chez les enfants de moins de 12 ans n’a pas été établie.
Les posologies recommandées sont les suivantes :
- Chez les patients pré-traités par des ARV sans aucune mutation associée à une résistance au darunavir (V11I, V32I, L33F, I47V, I50V, I54M, I54L, T74P, L76V, I84V et L89V) et ayant un taux plasmatique d’ARN du VIH-1 < 100 000 copies/ml et un taux de CD4+ ≥ 100 x 106 cellules/L (voir rubrique 4.1), une posologie de 800 mg une fois par jour avec 100 mg de ritonavir une fois par jour à prendre au cours d’un repas ou 800 mg une fois par jour avec 150 mg de cobicistat une fois par jour pendant un repas (chez les adolescents à partir de 12 ans), peut être utilisée. PREZISTA 400 mg et 800 mg comprimés peut être utilisé pour obtenir une posologie de 800 mg une fois par jour. La posologie de cobicistat à utiliser avec PREZISTA chez les enfants de moins de 12 ans n’a pas été établie.
- Chez tous les autres patients pré-traités par des ARV, ou si le test de résistance génotypique du VIH-1 n’est pas disponible, la posologie recommandée est décrite dans le Résumé des Caractéristiques du Produit de PREZISTA suspension buvable 100 mg/ml et PREZISTA 75 mg, 150 mg et 600 mg comprimés.
Conseils en cas d’oubli d’une ou de plusieurs doses
Si une dose de PREZISTA et/ou de cobicistat ou de ritonavir une fois par jour est oubliée dans les 12 heures qui suivent l’horaire habituel de la prise, les patients doivent être informés qu’ils doivent prendre dès que possible la dose prescrite de PREZISTA et de cobicistat ou de ritonavir avec de la nourriture. Si l’oubli a été noté plus de 12 heures après l’horaire habituel de la prise, la dose oubliée ne doit pas être prise et le patient doit poursuivre le schéma posologique habituel.
Cette recommandation est basée sur la demi-vie du darunavir en présence de cobicistat ou de ritonavir et de l’intervalle de dose recommandé d’environ 24 heures.
Si un patient vomit dans les 4 heures suivant la prise du médicament, une autre dose de PREZISTA associé à du cobicistat ou du ritonavir doit être prise avec de la nourriture dès que possible. Si un patient vomit plus de 4 heures après la prise du médicament, il n’a pas besoin de prendre une autre dose de PREZISTA associé à du cobicistat ou du ritonavir jusqu’à la prochaine prise prévue.
Populations particulières
Personnes âgées
L’information disponible est limitée dans cette population, par conséquent PREZISTA doit être utilisé avec précaution dans cette tranche d’âge (voir rubriques 4.4 et 5.2).
Insuffisance hépatique
Le darunavir est métabolisé par voie hépatique. Aucune adaptation posologique n’est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère (Child-Pugh classe A) ou modérée (Child-Pugh classe B), cependant PREZISTA doit être utilisé avec prudence chez ces patients. Aucune donnée pharmacocinétique n’est disponible chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère. Une insuffisance hépatique sévère pourrait entraîner une augmentation de l’exposition au darunavir et une aggravation de son profil de tolérance. C’est pourquoi PREZISTA ne doit pas être utilisé chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (Child Pugh classe C) (voir rubriques 4.3, 4.4 et 5.2).
Insuffisance rénale
Aucune adaptation posologique n’est nécessaire avec darunavir/ritonavir chez les patients présentant une insuffisance rénale (voir rubriques 4.4 et 5.2). Le cobicistat n’a pas été étudié chez les patients dialysés ; par conséquent, aucune recommandation ne peut être faite quant à l’utilisation de darunavir/cobicistat chez ces patients.
Le cobicistat inhibe la sécrétion tubulaire de la créatinine et peut entraîner une légère augmentation de la créatinine sérique et une légère diminution de la clairance de la créatinine. Par conséquent, l’utilisation de la clairance de la créatinine pour évaluer la capacité d’élimination rénale peut être trompeuse. Le cobicistat, en tant que booster pharmacocinétique du darunavir, ne doit pas être initié chez les patients dont la clairance de la créatinine est inférieure à 70 ml/min s’il est co-administré avec un autre médicament qui requiert une adaptation posologique en fonction de la clairance de la créatinine : p. ex. emtricitabine, lamivudine, ténofovir disoproxil (sous forme de fumarate, de phosphate ou de succinate) ou adéfovir dipovoxil.
Pour plus d’informations sur le cobicistat, consulter le Résumé des Caractéristiques du Produit du cobicistat.
Population pédiatrique
PREZISTA ne doit pas être utilisé chez les enfants
- Agés de moins de 3 ans, en raison de problèmes de sécurité (voir rubriques 4.4 et 5.3), ou,
- de poids inférieur à 15 kg, dans la mesure où la dose à utiliser chez cette population n’a pas été établie chez un nombre suffisant de patients (voir rubrique 5.1).
PREZISTA associé au cobicistat ne doit pas être utilisé chez les enfants âgés de 3 à 11 ans pesant < 40 kg, étant donné que la dose de cobicistat à utiliser pour cette population n’a pas été établie (voir rubriques 4.4 et 5.3).
Les comprimés 400 mg et 800 mg de PREZISTA ne sont pas adaptés à cette population de patients. D’autres formulations sont disponibles, voir les Résumés des Caractéristiques du Produit PREZISTA 75 mg, 150 mg, 600 mg comprimés et 100 mg/ml suspension buvable.
Grossesse et période post-partum
Aucune adaptation posologique de darunavir/ritonavir n’est nécessaire pendant la grossesse et la période post-partum. PREZISTA/ritonavir ne doit être utilisé pendant la grossesse que si le bénéfice attendu justifie le risque potentiel (voir rubriques 4.4, 4.6 et 5.2).
Le traitement par darunavir/cobicistat 800/150 mg pendant la grossesse entraîne une faible exposition au darunavir (voir rubriques 4.4 et 5.2). Par conséquent, le traitement par PREZISTA/cobicistat ne doit pas être instauré pendant la grossesse et les femmes ayant débuté une grossesse pendant un traitement par PREZISTA/cobicistat doivent changer de traitement (voir rubriques 4.4 et 4.6). PREZISTA/ritonavir peut être envisagé comme alternative.
Mode d’administration
Il est nécessaire d’informer les patients qu’ils doivent prendre PREZISTA avec du cobicistat ou une faible dose de ritonavir dans les 30 minutes suivant la fin d’un repas. Le type d’aliment n'a pas d'influence sur l’exposition au darunavir (voir rubriques 4.4, 4.5 et 5.2).
4.3 Contre-indications
Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Patients présentant une insuffisance hépatique sévère (Child Pugh classe C).
La co-administration avec l’un des médicaments suivants, en raison de la diminution attendue des concentrations plasmatiques du darunavir, du ritonavir et du cobicistat et du risque de perte de l’effet thérapeutique (voir rubriques 4.4 et 4.5).
Ceci s’applique au darunavir boosté par le ritonavir ou par le cobicistat :
- L’association lopinavir/ritonavir (voir rubrique 4.5).
- Des inducteurs puissants du CYP3A tels que la rifampicine et les préparations à base de plantes contenant du millepertuis (Hypericum perforatum). La co‑administration est susceptible de diminuer les concentrations plasmatiques du darunavir, du ritonavir et du cobicistat, ce qui peut entraîner une perte de l’effet thérapeutique et un développement de résistance (voir rubriques 4.4 et 4.5).
Ceci s’applique au darunavir boosté par le cobicistat et non par le ritonavir :
- Le darunavir boosté par le cobicistat est plus sensible à l’induction du CYP3A que le darunavir boosté par le ritonavir. L’utilisation concomitante avec des inducteurs puissants du CYP3A est contre-indiquée car ils peuvent diminuer l’exposition au cobicistat et au darunavir et entraîner une perte de l’effet thérapeutique. Les inducteurs puissants du CYP3A incluent par exemple, la carbamazépine, le phénobarbital et la phénytoïne (voir rubriques 4.4 et 4.5).
Le darunavir, boosté par le ritonavir ou le cobicistat inhibe l’élimination des substances actives dont la clairance est fortement dépendante du CYP3A ce qui entraîne une augmentation de l’exposition au médicament co-administré. Par conséquent, l’administration concomitante avec ces médicaments pour lesquels une augmentation des concentrations plasmatiques est associée à des effets indésirables graves et/ou pouvant mettre en jeu le pronostic vital est contre-indiquée (ceci s’applique au darunavir boosté soit par le ritonavir soit par le cobicistat). Ces substances actives incluent, par exemple :
- alfuzosine
- amiodarone, bépridil, dronédarone, ivabradine, quinidine, ranolazine
- astémizole, terfénadine
- colchicine lorsqu’elle est utilisée chez des patients atteints d’insuffisances rénale et/ou hépatique (voir rubrique 4.5)
- les dérivés de l’ergot de seigle (par exemple, dihydroergotamine, ergométrine, ergotamine, méthylergonovine)
- elbasvir / grazoprevir
- cisapride
- dapoxétine
- dompéridone
- naloxegol
- lurasidone, pimozide, quétiapine, sertindole (voir rubrique 4.5)
- triazolam, midazolam administré par voie orale (pour les précautions d’emploi concernant le midazolam administré par voie parentérale, voir rubrique 4.5)
- sildénafil - lorsqu’il est utilisé dans le traitement de l’hypertension artérielle pulmonaire, avanafil
- simvastatine, lovastatine et lomitapide (voir rubrique 4.5)
- ticagrelor (voir rubrique 4.5).
4.8 Effets indésirables
Résumé du profil de sécurité d’emploi
Au cours du programme de développement clinique (N=2 613 patients pré-traités ayant débuté un traitement par PREZISTA/ritonavir 600/100 mg deux fois par jour), 51,3% des patients ont présenté au moins un effet indésirable. La durée moyenne d’exposition au traitement des patients était de 95,3 semaines. Les effets indésirables les plus fréquents rapportés dans les essais cliniques et par notifications spontanées sont : diarrhée, nausées, éruption cutanée, céphalées et vomissements. Les effets indésirables graves les plus fréquents sont : insuffisance rénale aiguë, infarctus du myocarde, syndrome inflammatoire de restauration immunitaire, thrombocytopénie, ostéonécrose, diarrhée, hépatite et fièvre.
L’analyse des données à 96 semaines a montré que la sécurité d’emploi de PREZISTA/ritonavir 800/100 mg une fois par jour chez les patients naïfs de traitement était similaire à celle observée avec PREZISTA/ritonavir 600/100 mg deux fois par jour chez les patients pré-traités à l’exception des nausées qui ont été observées plus fréquemment chez les patients naïfs de traitement. Il s’agissait de nausées d’intensité légère. Aucune nouvelle donnée de tolérance n’a été identifiée lors de l’analyse des données à 192 semaines chez les patients naïfs de traitement traités par PREZISTA/ritonavir 800/100 mg une fois par jour pendant une durée moyenne de 162,5 semaines.
Au cours de l’essai clinique de phase III GS-US-216-130 avec darunavir/cobicistat (N= 313 patients naïfs et pré-traités), 66,5 % des patients pré-traités ont eu au moins un effet indésirable. La durée de traitement moyenne était de 58,4 semaines. Les effets indésirables les plus fréquemment reportés étaient : diarrhée (28 %), nausées (23 %) et éruptions cutanées (16 %). Les effets indésirables graves étaient : diabète, hypersensibilité (médicamenteuse), syndrome inflammatoire de restauration immunitaire, éruptions cutanées et vomissements.
Pour plus d’informations sur le cobicistat, consulter le Résumé des Caractéristiques du Produit du cobicistat.
Liste des effets indésirables sous forme de tableau
Les effets indésirables sont listés par classe de systèmes organes et par catégorie de fréquence. Au sein de chaque catégorie de fréquence, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité. Les catégories de fréquence sont définies de la manière suivante : très fréquent (≥1/10), fréquent (≥1/100 à <1/10), peu fréquent (≥1/1 000 à <1/100), rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000) et fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Effets indésirables rapportés avec darunavir/ritonavir au cours des essais cliniques et après la mise sur le marché.
Classe de systèmes d’organes MedDRA | Effet indésirable |
Infections et infestations | |
peu fréquent | herpes simplex |
Affections hématologiques et du système lymphatique | |
peu fréquent | thrombocytopénie, neutropénie, anémie, leucopénie |
Rare | Hyperéosinophilie |
Affections du système immunitaire | |
peu fréquent | syndrome inflammatoire de restauration immunitaire, hypersensibilité (médicamenteuse) |
Affections endocriniennes | |
peu fréquent | hypothyroïdie, augmentation de la thyréostimuline sanguine |
Troubles du métabolisme et de la nutrition | |
fréquent | diabète, hypertriglycéridémie, hypercholestérolémie, hyperlipidémie |
peu fréquent | goutte, anorexie, diminution de l’appétit, perte de poids, prise de poids, hyperglycémie, insulinorésistance, diminution des lipoprotéines de haute densité, augmentation de l’appétit, polydipsie, augmentation de la lactate déshydrogénase sanguine |
Affections psychiatriques | |
Fréquent | insomnie |
peu fréquent | dépression, désorientation, anxiété, troubles du sommeil, rêves anormaux, cauchemars, diminution de la libido |
Rare | état confusionnel, troubles de l’humeur, agitation |
Affections du sytème nerveux | |
Fréquent | céphalées, neuropathie périphérique, sensations vertigineuses |
peu fréquent | léthargie, paresthésie, hypoesthésie, dysgueusie, troubles de l’attention, troubles de la mémoire, somnolence |
Rare | syncope, convulsion, agueusie, troubles du rythme des phases du sommeil |
Affections oculaires | |
peu fréquent | hyperémie conjonctivale, sécheresse oculaire |
Rare | trouble de la vision |
Affections de l’oreille et du labyrinthe | |
peu fréquent | Vertiges |
Affections cardiaques | |
peu fréquent | infarctus du myocarde, angine de poitrine, allongement de l’intervalle QT, tachycardie |
Rare | infarctus aigu du myocarde, bradycardie sinusale, palpitations |
Affections vasculaires | |
peu fréquent | hypertension, rougeurs |
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales | |
peu fréquent | dyspnée, toux, épistaxis, irritation de la gorge |
Rare | Rhinorrhée |
Affections gastro-intestinales | |
très fréquent | diarrhée |
Fréquent | vomissements, nausées, douleurs abdominales, augmentation de l’amylase sanguine, dyspepsie, distension abdominale, flatulences |
peu fréquent | pancréatite, gastrite, reflux gastro-oesophagien, stomatite aphteuse, haut le coeur, sécheresse buccale, gêne abdominale, constipation, augmentation de la lipase, éructation, dysesthésie orale |
Rare | stomatite, hématémèse, chéilite, lèvres sèches, langue chargée |
Affections hépatobiliaires | |
Fréquent | augmentation de l’alanine aminotransférase |
peu fréquent | hépatite, hépatite cytolytique, stéatose hépatique, hépatomégalie, augmentation des transaminases, augmentation de l’aspartate aminotransférase, augmentation de la bilirubine sanguine, augmentation des phosphatases alcalines sanguines, augmentation de la gamma-glutamyltransférase |
Affections de la peau et du tissu sous-cutané | |
Fréquent | éruptions cutanées (comprenant le type maculaire, maculopapulaire, papulaire, érythémateux et prurigineux), prurit |
peu fréquent | œdème de Quincke, éruption cutanée généralisée, dermatite allergique, urticaire, eczéma, érythème, hyperhydrose, sueurs nocturnes, alopécie, acné, peau sèche, pigmentation des ongles |
Rare | DRESS, syndrome de Stevens-Johnson, érythème multiforme, dermatite, dermatite séborrhéique, lésion de la peau, xérodermie |
Indéterminée | syndrome de Lyell (nécrolyse épidermique toxique), pustulose exanthématique aiguë généralisée |
Affections musculo-squelettiques et systémiques | |
peu fréquent | myalgies, ostéonécrose, spasmes musculaires, faiblesse musculaire, arthralgie, douleurs aux extrémités, ostéoporose, augmentation de la créatine phosphokinase sanguine |
Rare | raideur musculo-squelettique, arthrite, raideur articulaire |
Affections du rein et des voies urinaires | |
peu fréquent | insuffisance rénale aiguë, insuffisance rénale, néphrolithiase, augmentation de la créatininémie, protéinurie, bilirubinurie, dysurie, nycturie, pollakiurie |
Rare | diminution de la clairance rénale de la créatinine |
Affections des organes de reproduction et du sein | |
peu fréquent | dysfonctionnement érectile, gynécomastie |
Troubles généraux et anomalies au site d’administration | |
Fréquent | asthénie, fatigue |
peu fréquent | pyréxie, douleur thoracique, oedème périphérique, malaise, sensation de chaleur, irritabilité, douleur |
Rare | frissons, sensation d’état anormal, xérosis |
§ effet indésirable identifié apres commercialisation. Conformément aux instructions pour le Résumé des caractéristiques du produit (Révision 2, septembre 2009), la fréquence de cet effet indésirable identifié pharmacovigilance depuis commercialisation a été déterminée par la « règle de 3 ».
Effets indésirables rapportés avec darunavir/cobicistat chez les patients adultes
Classe de systèmes d’organes MedDRA | Effet indésirable |
Affections du système immunitaire | |
fréquent | hypersensibilité (médicamenteuse) |
peu fréquent | syndrome inflammatoire de restauration immunitaire |
Troubles du métabolisme et de la nutrition | |
fréquent | anorexie, diabète sucré, hypercholestérolémie, hypertriglycéridémie, hyperlipidémie |
Affections psychiatriques | |
Fréquent | rêves anormaux |
Affections du sytème nerveux | |
très fréquent | Céphalées |
Affections gastro-intestinales | |
très fréquent | diarrhée, nausées |
fréquent | vomissements, douleurs abdominales, distension abdominale, dyspepsie, flatulences, augmentation des enzymes pancréatiques |
peu fréquent | pancréatite aiguë |
Affections hépatobiliaires | |
fréquent | augmentation des enzymes hépatiques |
peu fréquent | hépatite*, hépatite cytolytique* |
Affections de la peau et du tissu sous-cutané | |
très fréquent | éruptions cutanées (comprenant le type maculaire, maculopapulaire, papulaire, érythémateux, prurigineux, l’éruption cutanée généralisée et la dermatite allergique) |
fréquent | œdème de Quincke, prurit, urticaire |
rare | DRESS (drug reaction with eosinophilia and systemic symptoms) *, syndrome de Stevens-Johnson* |
indéterminée | syndrome de Lyell (nécrolyse épidermique toxique)*, pustulose exanthématique aiguë généralisée* |
Affections musculo-squelettiques et systémiques | |
fréquent | myalgies |
peu fréquent | ostéonécrose* |
Affections du rein et des voies urinaires | |
rare | néphropathie cristalline*§ |
Affections des organes de reproduction et du sein | |
peu fréquent | gynécomastie* |
Troubles généraux et anomalies au site d’administration | |
fréquent | fatigue |
peu fréquent | asthénie |
Investigation | |
Fréquent | augmentation de la créatininémie |
* ces effets indésirables n’ont pas été rapportés dans les essais cliniques du darunavir/cobicistat mais ont été notés au cours du traitement par darunavir/ritonavir et sont susceptibles d’apparaître également avec darunavir/cobicistat. | |
Description des effets indésirables particuliers
Eruptions cutanées
Dans les essais cliniques, les éruptions cutanées étaient principalement légères à modérées, survenant principalement au cours des quatre premières semaines de traitement et disparaissant avec la poursuite du traitement. En cas de réaction cutanée sévère voir la mise en garde en rubrique 4.4. Dans une étude à un seul bras évaluant darunavir 800 mg une fois par jour associé au cobicistat 150 mg une fois par jour avec d’autres antirétroviraux, 2,2 % des patients ont arrêté leur traitement en raison d’éruptions cutanées.
Au cours du développement clinique du raltégravir chez les patients pré-traités, des éruptions cutanées ont été plus fréquemment observées avec les associations contenant PREZISTA/ritonavir + raltégravir qu’avec les associations contenant PREZISTA/ritonavir sans raltégravir ou raltégravir sans PREZISTA/ritonavir, quel que soit le lien de causalité établi avec le médicament. Les éruptions cutanées considérées par l’investigateur comme liées au traitement sont survenues à des fréquences similaires. Les fréquences des éruptions cutanées ajustées à la durée d’exposition ont été respectivement de 10,9, 4,2 et 3,8 pour 100 patient-années (PA) quel que soit le lien de causalité établi; et respectivement de 2,4, 1,1 et 2,3 pour 100 PA pour les éruptions liées au traitement. Les éruptions cutanées observées dans les études cliniques ont été d’intensité légère à modérée et n’ont pas entrainé d’arrêt de traitement (voir rubrique 4.4).
Paramètres métaboliques
Une augmentation du poids corporel ainsi que des taux de lipides et de glucose sanguins peuvent survenir au cours d'un traitement antirétroviral (voir rubrique 4.4).
Troubles musculo-squelettiques
Une augmentation des taux de CPK, des myalgies, des myosites et, rarement, une rhabdomyolyse ont été rapportés avec l’utilisation des inhibiteurs de protéase, en particulier lors de l’association avec les inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse.
Des cas d’ostéonécrose ont été rapportés en particulier chez les patients ayant des facteurs de risques connus, un stade avancé de la maladie liée au VIH ou un traitement par association d’antirétroviraux au long cours. Leur fréquence de survenue n’est pas connue (voir rubrique 4.4).
Syndrome inflammatoire de restauration immunitaire
Chez les patients infectés par le VIH et présentant un déficit immunitaire sévère au moment de l’instauration du traitement par association d’antirétroviraux, une réaction inflammatoire à des infections opportunistes asymptomatiques ou résiduelles peut apparaître. Des maladies autoimmunes (comme la maladie de Basedow et l’hépatite auto-immune) ont également été rapportées; cependant, le délai d’apparition décrit est plus variable et ces événements peuvent survenir plusieurs mois après l’instauration du traitement (voir rubrique 4.4).
Saignement chez les patients hémophiles
Des cas d’augmentation des saignements spontanés ont été rapportés chez des patients hémophiles recevant des inhibiteurs de protéase (voir rubrique 4.4).
Population pédiatrique
L’évaluation de la sécurité d’emploi de PREZISTA en association avec du ritonavir dans la population pédiatrique est basée sur l’analyse à 48 semaines des données de sécurité d’emploi issues de trois essais de phase II. Les populations de patients suivantes ont été évaluées (voir rubrique 5.1) :
- 80 enfants et adolescents âgés de 6 à 17 ans et pesant au moins 20 kg, infectés par le VIH-1 et pré-traités par des ARV qui ont reçu des comprimés de PREZISTA avec du ritonavir à faible dose deux fois par jour en association avec d’autres médicaments antirétroviraux.
- 21 enfants âgés de 3 à < 6 ans et pesant de 10 kg à < 20 kg (dont 16 pesant de15 kg à < 20 kg), infectés par le VIH-1 et pré-traités par des ARV qui ont reçu la suspension buvable de PREZISTA avec du ritonavir à faible dose deux fois par jour en association avec d’autres médicaments antirétroviraux.
- 12 enfants et adolescents âgés de 12 à 17 ans et pesant au moins 40 kg, infectés par le VIH-1 et naïfs d’ARV, qui ont reçu des comprimés de PREZISTA avec du ritonavir à faible dose une fois par jour en association avec d’autres médicaments antirétroviraux (voir rubrique 5.1).
Dans l’ensemble, le profil de sécurité d’emploi dans cette population pédiatrique était similaire à celui observé dans la population adulte.
L’évaluation de la sécurité d’emploi de PREZISTA en association avec du cobicistat dans la population pédiatrique a été réalisée chez des adolescents entre 12 et 18 ans, pesant au moins 40 kg dans le cadre de l’essai clinique GS-US-216-0128 (pré-traités, virologiquement contrôlés, N=7). Les analyses de sécurité chez les adolescents n’ont pas identifié de nouveaux problèmes de sécurité par rapport au profil de sécurité connu du darunavir et du cobicistat chez les adultes
Autres populations particulières
Patients co-infectés par le virus de l’hépatite B et/ou celui de l’hépatite C
Parmi les 1 968 patients pré-traités recevant PREZISTA en association avec du ritonavir 600/100 mg, deux fois par jour, 236 patients étaient co-infectés par le virus de l’hépatite B ou C. Les patients co-infectés ont été plus à même de présenter des augmentations des transaminases hépatiques à l’inclusion et pendant le traitement que ceux ne présentant pas d’hépatite virale chronique (voir rubrique 4.4).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via :
Belgique
Agence fédérale des médicaments et des produits de santé - Division Vigilance
Boîte Postale 97
1000 BRUXELLES Madou
Site internet: www.notifieruneffetindesirable.be
e-mail: adr@afmps.be
Luxembourg
Centre Régional de Pharmacovigilance de Nancy ou Division de la pharmacie et des médicaments de la Direction de la santé
Site internet : www.guichet.lu/pharmacovigilance
7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHÉ
Janssen-Cilag International NV
Turnhoutseweg 30
B-2340 Beerse
Belgique
8. NUMÉRO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHÉ
PREZISTA 400 mg comprimés pelliculés
EU/1/06/380/003
PREZISTA 800 mg comprimés pelliculés
EU/1/06/380/007 - 30 comprimés pelliculés
EU/1/06/380/008 - 90 comprimés pelliculés (3 x 30)
10. DATE DE MISE À JOUR DU TEXTE
10/11/2022
Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site internet de l’Agence européenne des médicaments http://www.ema.europa.eu.
PRIX
| Code CNK | Emballage | Code ATC5 | Prix | Prix ex-usine | Sur prescription | Ticket modérateur intervention régulière | Ticket modérateur intervention majorée |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2999852 | PREZISTA 800 MG COMP 30 X 800 MG | J05AE10 | € 173,07 | - | Oui | € 2 | € 1 |