1. DENOMINATION DU MEDICAMENT
M‑M‑RvaxPro poudre et solvant pour suspension injectable
M‑M‑RvaxPro poudre et solvant pour suspension injectable en seringue préremplie
Vaccin rougeoleux, des oreillons et rubéoleux (vivant).
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Après reconstitution, une dose (0,5 mL) contient :
Virus de la rougeole1 souche Edmonston Enders (vivant, atténué)...au minimum 1 x 103 DICT50*
Virus des oreillons1 souche Jeryl Lynn [niveau B] (vivant, atténué)..au minimum 12,5 x 103 DICT 50*
Virus de la rubéole2 souche Wistar RA 27/3 (vivant, atténué)......au minimum 1 x 103 DICT 50*
* dose infectant 50% des cultures tissulaires.
(1) Produit sur cellules d'embryon de poulet.
(2) Produit sur fibroblastes de poumon diploïdes humains WI-38.
Le vaccin peut contenir des traces d'albumine recombinante humaine (rHA).
Ce vaccin contient des traces de néomycine. Voir rubrique 4.3.
Excipient(s) à effet notoire
Le vaccin contient 14,5 milligrammes de sorbitol par dose. Voir rubrique 4.4.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
3. FORME PHARMACEUTIQUE
Poudre et solvant pour suspension injectable (poudre pour injection).
Avant reconstitution, la poudre est un agglomérat jaune pâle, compact et cristallin. Le solvant est un liquide clair et incolore.
4. INFORMATIONS CLINIQUES
4.1 Indications thérapeutiques
M‑M‑RvaxPro est indiqué pour la prévention conjointe de la rougeole, des oreillons et de la rubéole chez les sujets dès l'âge de 12 mois (voir rubrique 4.2).
M‑M‑RvaxPro peut être administré aux nourrissons à partir de l'âge de 9 mois dans certaines circonstances (voir rubriques 4.2, 4.4 et 5.1).
Pour une utilisation lors d’épidémies de rougeole, ou pour la vaccination en post-exposition, ou pour une utilisation chez les sujets âgés de plus de 9 mois non vaccinés au préalable qui sont au contact de femmes enceintes « réceptives », et pour les personnes pouvant être « réceptives » aux oreillons et à la rubéole, voir rubrique 5.1.
M-M-RvaxPro doit être utilisé sur la base des recommandations officielles.
4.2 Posologie et mode d’administration
Posologie
- Sujets âgés de 12 mois et plus
Les sujets âgés de 12 mois et plus doivent recevoir une dose à une date donnée. Une seconde dose peut être administrée au moins 4 semaines après la première dose conformément aux recommandations officielles. La seconde dose est destinée aux sujets n’ayant pas répondu à la première dose quelle qu’en soit la cause.
- Nourrissons âgés de 9 à 12 mois
Des données d'immunogénicité et de tolérance ont montré que M-M-RvaxPro peut être administré aux nourrissons âgés entre 9 et 12 mois, selon les recommandations officielles ou lorsqu'une protection précoce est considérée comme nécessaire (par exemple, garde en collectivités, situations épidémiques, ou voyage dans une région à forte prévalence de rougeole). Ces nourrissons doivent être revaccinés entre 12 et 15 mois. La nécessité d'une dose additionnelle avec un vaccin contenant la valence rougeole doit être envisagée conformément aux recommandations officielles (voir rubriques 4.4 et 5.1).
- Nourrissons âgés de moins de 9 mois
Il n’existe pas actuellement de données d’efficacité et de tolérance relatives à l’administration de M‑M‑RvaxPro pour des enfants de moins de 9 mois.
Mode d'administration
Le vaccin doit être injecté par voie intramusculaire (IM) ou par voie sous-cutanée (SC).
Le vaccin doit être injecté de préférence dans la région antérolatérale supérieure de la cuisse chez les enfants plus jeunes et dans la région deltoïdienne chez les enfants plus âgés, les adolescents et les adultes.
Le vaccin doit être administré par voie sous-cutanée chez les sujets présentant une thrombocytopénie ou tout trouble de la coagulation.
Pour les précautions à prendre avant la manipulation ou l'administration de ce médicament, et pour les instructions de reconstitution de ce médicament avant administration, voir rubrique 6.6.
NE PAS INJECTER PAR VOIE INTRAVASCULAIRE.
4.3 Contre-indications
Hypersensibilité au vaccin rougeole, oreillons, rubéole, ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1, y compris la néomycine (voir rubriques 2 et 4.4).
Grossesse. De plus, une grossesse doit être évitée dans le mois suivant la vaccination (voir rubrique 4.6).
La vaccination doit être différée lors de toute maladie fébrile (fièvre > 38,5 °C).
Tuberculose active non traitée. Il n’a pas été observé d'aggravation de la maladie chez des enfants sous traitement anti-tuberculeux lorsqu’ils sont vaccinés par le vaccin vivant contre la rougeole. Aucune étude n'a été rapportée à ce jour concernant l'effet des vaccins rougeoleux sur des enfants tuberculeux non traités.
Dyscrasies sanguines (troubles de la crase), leucémie, lymphomes de tout type ou tout autre néoplasme malin touchant les systèmes lymphatique et hématopoïétique.
Traitement immunosuppresseur en cours (y compris de fortes doses de corticostéroïdes). M‑M‑RvaxPro n'est pas contre-indiqué chez les sujets recevant des corticostéroïdes par voie parentérale à faible dose ou par voie locale (par exemple, pour la prophylaxie de l’asthme ou en traitement substitutif).
Déficit sévère de l'immunité humorale ou cellulaire (primaire ou acquis), par exemple, déficit immunitaire combiné sévère, agammaglobulinémie et SIDA ou infection symptomatique due au VIH ou avec un taux âge-dépendant de lymphocytes T CD4+ chez les enfants de moins de 12 mois : CD4 + < 25%; enfants de 12 à 35 mois : CD4 + < 20%; enfants de 36 à 59 mois : CD4 + < 15% (voir rubrique 4.4).
Chez les sujets sévèrement immunodéprimés vaccinés par inadvertance avec un vaccin contenant la valence rougeole, des cas d'encéphalite post-rougeoleuse à inclusion, de pneumopathie et de décès ont été rapportés comme conséquences directes d'une infection disséminée du virus rougeoleux vaccinal.
Antécédents familiaux d'immunodéficience congénitale ou héréditaire, à moins que l’immunocompétence du sujet à vacciner ne soit démontrée.
4.8 Effets indésirables
a. Résumé du profil de tolérance
Au cours des essais cliniques, M‑M‑RvaxPro a été administré à 1 965 enfants (voir rubrique 5.1), et le profil de tolérance générale était comparable à celui de la précédente formulation du vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole fabriqué par MSD.
Au cours d'un essai clinique, 752 enfants ont reçu M-M-RvaxPro soit par voie intramusculaire, soit par voie sous-cutanée. Le profil de tolérance général du vaccin administré par l'une ou l'autre des deux voies d'administration était comparable, bien que les réactions aux sites d'injection aient été moins fréquentes dans le groupe IM (15,8%) par rapport au groupe SC (25,8%).
Tous les effets indésirables ont été évalués chez 1 940 enfants. Parmi ces enfants, les effets indésirables liés au vaccin, résumés dans la rubrique b, ont été observés chez des sujets suite à la vaccination avec M‑M‑RvaxPro (excluant les rapports isolés avec une fréquence < 0,2%).
Comparée à la première dose, une seconde dose de M‑M‑RvaxPro n’est pas associée à une augmentation de l’incidence et de la sévérité des symptômes cliniques y compris les symptômes évocateurs d’une réaction d’hypersensibilité.
De plus, d'autres effets indésirables rapportés après la commercialisation de M-M-RvaxPro et/ou au cours d'essais cliniques et suite à la commercialisation des précédentes formulations des vaccins monovalents ou combinés contre la rougeole, les oreillons et la rubéole fabriqués par MSD sont disponibles et sont résumées dans la rubrique b, sans notion de causalité ou de fréquence. La fréquence de ces événements indésirables est qualifiée de « indéterminée » quand elle ne peut pas être estimée sur la base des données disponibles. Ces données ont été collectées sur la base de plus de 400 millions de doses distribuées à travers le monde.
Les effets indésirables les plus fréquents rapportés avec l’utilisation de M-M-RvaxPro sont : fièvre (38,5 °C ou plus), réactions au site d'injection incluant douleur, gonflement et érythème.
b. Liste tabulée des effets indésirables
Les effets indésirables sont classés par catégories de fréquence utilisant la convention suivante :
[Très fréquent (≥ 1/10), Fréquent (≥ 1/100 à 1/10), Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100), Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles)]
Effets indésirables | Fréquence |
Infections et infestations | |
Rhino-pharyngite, infection respiratoire haute ou infection virale | Peu fréquent |
Méningite aseptique†, rougeole atypique, épididymite, orchite, otite moyenne, parotidite, rhinite, panencéphalite subaiguë sclérosante† | Fréquence indéterminée |
Troubles de la circulation sanguine et lymphatique | |
Lymphadénopathie régionale, thrombocytopénie | Fréquence indéterminée |
Troubles du système immunitaire | |
Réaction anaphylactoïde, anaphylaxie et phénomènes liés tels que œdème angioneurotique, œdème facial et œdème périphérique | Fréquence indéterminée |
Troubles psychiatriques | |
Pleurs | Peu fréquent |
Irritabilité | Fréquence indéterminée |
Troubles du système nerveux | |
Convulsions apyrétiques ou crises convulsives, ataxie, sensations vertigineuses, encéphalite†, encéphalopathie†, convulsion fébrile (chez les enfants), syndrome de Guillain-Barré, céphalées, encéphalite post-rougeoleuse à inclusion (voir rubrique 4.3), paralysie oculaire, névrite optique, paresthésie, polynévrite, polyneuropathie, névrite rétrobulbaire, syncope | Fréquence indéterminée |
Troubles oculaires | |
Conjonctivite, rétinite | Fréquence indéterminée |
Troubles de l'oreille et du conduit auditif | |
Surdité de perception | Fréquence indéterminée |
Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux | |
Rhinorrhée | Peu fréquent |
Spasme bronchique, toux, pneumonie, pneumopathie (voir rubrique 4.3), mal de gorge | Fréquence indéterminée |
Troubles gastro-intestinaux | |
Diarrhées ou vomissements | Peu fréquent |
Nausées | Fréquence indéterminée |
Troubles cutanés et des tissus sous-cutanés | |
Eruption morbilliforme ou autre éruption | Fréquent |
Urticaire | Peu fréquent |
Panniculite, prurit, purpura, induration cutanée, syndrome de Stevens-Johnson, granulome cutané (associé au virus de la rubéole dérivé du vaccin) | Fréquence indéterminée |
Troubles musculosquelettiques, du tissu conjonctif et des os | |
Arthrite† et/ou arthralgie† (habituellement transitoire et rarement chronique), myalgie | Fréquence indéterminée |
Troubles généraux et anomalies liés au site d'administration | |
Fièvre (38.5 °C ou plus), érythème au site d’injection, douleur au site d’injection et œdème au site d’injection | Très fréquent |
Ecchymose au site d'injection | Fréquent |
Eruption au site d’injection | Peu fréquent |
Réactions au site d'injection (brûlure et/ou sensation de piqûre de courte durée), malaise, papillite, œdème périphérique, gonflement, sensibilité, vésicules au site d’injection, tuméfaction et érythème au site d’injection | Fréquence indéterminée |
Troubles vasculaires | |
Vascularite | Fréquence indéterminée |
† Voir rubrique c
c. Description des effets indésirables sélectionnés
Méningite aseptique
Des cas de méningite aseptique ont été rapportés suite à la vaccination rougeole, oreillons et rubéole. Bien qu'une relation de causalité entre d'autres souches vaccinales oreillons et la méningite aseptique ait été démontrée, il n'y a aucune preuve d’un lien entre la souche vaccinale oreillons Jeryl Lynn et la méningite aseptique.
Encéphalite et Encéphalopathie
Chez les sujets sévèrement immunodéprimés vaccinés par inadvertance avec un vaccin contenant la valence rougeole, des cas d'encéphalite post-rougeoleuse à inclusion, de pneumopathie inflammatoire et de décès comme une conséquence directe d'une infection disséminée par le virus de la rougeole contenu dans le vaccin ont été rapportés (voir rubrique 4.3); des cas d'infection disséminée par le virus vaccinal des oreillons et de la rubéole ont également été rapportés.
Panencéphalite subaiguë sclérosante
Il n'existe pas de preuve que le vaccin contre la rougeole puisse induire une panencéphalite subaiguë sclérosante (PESS). Des cas de PESS ont été rapportés chez des enfants qui n'avaient pas d'antécédents d'infection par la rougeole sauvage mais avaient reçu le vaccin contre la rougeole. Parmi ces cas, certains seraient la conséquence de rougeoles non diagnostiquées durant la première année de vie ou éventuellement de la vaccination rougeoleuse. Les résultats d'une étude cas-contrôle rétrospective conduite par les Centres de Contrôle et de Prévention des Maladies aux Etats-Unis suggèrent que l'effet global du vaccin contre la rougeole a été de protéger contre la PESS en prévenant la rougeole et le risque inhérent de PESS.
Arthralgies et/ou arthrite
Arthralgies et/ou arthrite (habituellement transitoire et rarement chronique) et polynévrite sont les caractéristiques d'une rubéole à virus sauvage et peuvent varier en fréquence et en gravité selon l'âge et le sexe. Elles sont plus importantes chez les femmes adultes, et moins importantes chez les enfants prépubères. Chez les enfants, après vaccination, les réactions touchant les articulations sont généralement peu fréquentes (0 à 3%) et de courte durée. Chez les femmes, l'incidence de l'arthrite et de l'arthralgie est généralement plus élevée que celle constatée chez les enfants (12 à 20%), et les réactions tendent à être plus marquées et de plus longue durée. Les symptômes peuvent persister quelques mois, voire, dans de rares cas, quelques années. Chez les adolescentes, l'incidence des réactions semble être intermédiaire entre ce qui est constaté chez les enfants et ce qui est constaté chez les femmes adultes. Même chez les femmes plus âgées (35 à 45 ans), ces réactions sont généralement bien tolérées et interfèrent rarement sur les activités normales.
Arthrite chronique
L'arthrite chronique a été associée à la rubéole à virus sauvage et a été reliée à la persistance du virus et/ou d'un antigène viral isolé à partir des tissus corporels. Les sujets vaccinés ont rarement développé des symptômes articulaires chroniques.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration: en Belgique : Agence Fédérale des Médicaments et des Produits de Santé, www.afmps.be - Division Vigilance : Site internet: www.notifieruneffetindesirable.be, e-mail: adr@fagg-afmps.be, au Luxembourg : Centre Régional de Pharmacovigilance de Nancy ou Division de la pharmacie et des médicaments de la Direction de la santé. Site internet: www.guichet.lu/pharmacovigilance.
7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
Merck Sharp & Dohme B.V.
Waarderweg 39
2031 BN Haarlem
Pays-Bas
8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
EU/1/06/337/001
EU/1/06/337/002
EU/1/06/337/005
EU/1/06/337/006
EU/1/06/337/007
EU/1/06/337/008
EU/1/06/337/009
EU/1/06/337/010
EU/1/06/337/011
EU/1/06/337/012
EU/1/06/337/013
EU/1/06/337/014
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
10/2025
Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site internet de l'Agence Européenne du médicament : https://www.ema.europa.eu.
PRIX
| Code CNK | Emballage | Code ATC5 | Prix | Prix ex-usine | Sur prescription | Ticket modérateur intervention régulière | Ticket modérateur intervention majorée |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2324911 | M-M-R VAXPRO PDR+SOLV SUSP INJ FL INJ 1+SER+2 AIG | J07BD52 | € 26,58 | - | Oui | € 6,91 | € 4,11 |