1. DÉNOMINATION DU MÉDICAMENT
Glivec 100 mg comprimés pelliculés
Glivec 400 mg comprimés pelliculés
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Glivec 100 mg comprimés pelliculés
Chaque comprimé pelliculé contient 100 mg d’imatinib (sous forme de mésilate).
Glivec 400 mg comprimés pelliculés
Chaque comprimé pelliculé contient 400 mg d’imatinib (sous forme de mésilate).
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
3. FORME PHARMACEUTIQUE
Comprimé pelliculé
Glivec 100 mg comprimés pelliculés
Comprimé pelliculé jaune très foncé à brun orangé, rond, portant l’inscription « NVR » sur une face et « SA » sur l’autre (face avec barre de sécabilité).
Glivec 400 mg comprimés pelliculés
Comprimé pelliculé jaune très foncé à brun orangé, ovaloïde, biconvexe, à bords biseautés. Il porte l’inscription « 400 » gravée sur une face, et une barre de sécabilité sur l’autre face avec « SL » gravé de chaque côté de la barre.
Les comprimés pelliculés peuvent être divisés en doses égales.
4. INFORMATIONS CLINIQUES
4.1 Indications thérapeutiques
Glivec est indiqué dans le traitement :
- des patients adultes et enfants atteints de leucémie myéloïde chronique (LMC) chromosome Philadelphie (bcr-abl) positive (Ph+) nouvellement diagnostiquée lorsque la greffe de moelle osseuse ne peut être envisagée comme un traitement de première intention.
- des patients adultes et enfants atteints de LMC Ph+ en phase chronique après échec du traitement par l’interféron alpha, ou en phase accélérée ou en crise blastique.
- des patients adultes et enfants atteints de leucémie aiguë lymphoïde chromosome Philadelphie positive (LAL Ph+) nouvellement diagnostiquée en association avec la chimiothérapie.
- des patients adultes atteints de LAL Ph+ réfractaire ou en rechute en monothérapie.
- des patients adultes atteints de syndromes myélodysplasiques/myéloprolifératifs (SMD/SMP) associés à des réarrangements du gène du PDGFR (platelet-derived growth factor receptor).
- des patients adultes atteints d’un syndrome hyperéosinophilique (SHE) à un stade avancé et/ou d’une leucémie chronique à éosinophiles (LCE) associés à un réarrangement du FIP1L1-PDGFR.
L’effet de Glivec sur l’issue d’une greffe de moelle osseuse n’a pas été évalué.
Glivec est indiqué dans
- le traitement des patients adultes atteints de tumeurs stromales gastro-intestinales (GIST - gastrointestinal stromal tumours) malignes Kit (CD 117) positives non résécables et/ou métastatiques.
- le traitement adjuvant des patients adultes présentant un risque significatif de rechute après résection d’une tumeur stromale gastro-intestinale GIST Kit (CD117) positive. Les patients qui présentent un faible ou très faible risque ne doivent pas être traités.
- le traitement des patients adultes atteints de dermatofibrosarcome protuberans (DFSP ou maladie de Darier-Ferrand) non résécable et patients adultes atteints de DFSP en rechute et/ou métastatique ne relevant pas d’un traitement chirurgical.
Chez l’adulte et les patients pédiatriques, l’efficacité de Glivec est basée sur les taux de réponses hématologiques et cytogénétiques globales et la survie sans progression dans la LMC, sur les taux de réponses hématologique et cytogénétique des LAL Ph+, des SMD/SMP, sur les taux de réponses hématologiques des SHE/LCE et sur les taux de réponses objectives des patients adultes dans les GIST résécables et/ou métastatiques et les DFSP et la survie sans rechute dans le traitement adjuvant des GIST. L’expérience avec Glivec chez les patients atteints de SMD/SMP associés à des réarrangements du gène du PDGFR est très limitée (voir rubrique 5.1). A l’exception de la LMC en phase chronique nouvellement diagnostiquée, il n’existe pas d’étude clinique contrôlée démontrant un bénéfice clinique ou une prolongation de la durée de vie, pour ces maladies.
4.2 Posologie et mode d’administration
Le traitement doit être instauré par un médecin ayant l’expérience du traitement des hémopathies malignes ou des sarcomes.
Pour toutes les autres doses que 400 mg et 800 mg (voir les recommandations de doses ci-dessous), des comprimés à 100 mg et 400 mg sécables sont disponibles.
La dose prescrite doit être administrée par voie orale avec un grand verre d’eau, au cours d’un repas pour réduire le risque d’irritations gastrointestinales. Les doses de 400 mg ou 600 mg devront être administrées en une prise par jour, tandis que la dose journalière de 800 mg devra être répartie en deux prises de 400 mg par jour, matin et soir.
Pour les patients incapables d’avaler les comprimés pelliculés, il est possible de disperser ces comprimés dans un verre d’eau plate ou de jus de pomme. Le nombre de comprimés requis devra être placé dans un volume de boisson approprié (approximativement 50 mL pour un comprimé à 100 mg et 200 mL pour un comprimé à 400 mg) et être remué avec une cuillère. La suspension devra être administrée immédiatement après désagrégation complète du (des) comprimé(s).
Posologie dans la LMC chez l’adulte
Patients adultes en phase chronique de LMC : la posologie recommandée est de 400 mg/j. La phase chronique est définie par l’ensemble des critères suivants : blastes < 15% dans le sang et la moelle osseuse, basophiles dans le sang < 20%, plaquettes > 100 x 109/L.
Patients adultes en phase accélérée : la posologie recommandée est de 600 mg/j. La phase accélérée est définie par la présence d’un des critères suivants : blastes 15% mais < 30% dans le sang ou la moelle osseuse, blastes plus promyélocytes 30% dans le sang ou la moelle osseuse (à condition que blastes < 30%), basophiles dans le sang 20%, plaquettes < 100 x 109/L indépendamment du traitement.
Patients adultes en crise blastique : la posologie recommandée est de 600 mg/j. La crise blastique est définie par la présence de blastes 30% dans le sang ou la moelle osseuse ou un envahissement extramédullaire autre qu’une hépatosplénomégalie.
Durée du traitement : dans les études cliniques, le traitement est poursuivi jusqu’à progression de la maladie. L’effet de l’arrêt du traitement après l’obtention d’une réponse cytogénétique complète n’a pas été étudié.
En l’absence d’effets indésirables sévères et de neutropénie ou de thrombopénie sévères non imputables à la leucémie, une augmentation de la dose peut être envisagée, de 400 mg à 600 mg ou 800 mg, chez les patients en phase chronique, ou de 600 mg à un maximum de 800 mg (en deux prises de 400 mg par jour) chez les patients en phase accélérée ou en crise blastique, dans les circonstances suivantes : évolution de la maladie (à tout moment), absence de réponse hématologique satisfaisante après un minimum de 3 mois de traitement, absence de réponse cytogénétique après 12 mois de traitement, ou perte de la réponse hématologique et/ou cytogénétique obtenue auparavant. Les patients devront être surveillés étroitement après augmentation de la dose étant donnée la possibilité d’une incidence accrue des effets indésirables à plus fortes doses.
Posologie dans la LMC chez l’enfant
Chez l’enfant, la posologie devra être établie en fonction de la surface corporelle (mg/m2). La dose journalière recommandée chez l’enfant est de 340 mg/m2 dans la LMC en phase chronique et dans la LMC en phase avancée (ne doit pas dépasser une dose totale de 800 mg). Le traitement peut être administré en une prise quotidienne ou bien être divisé en deux prises (une le matin et une le soir). Ces recommandations posologiques reposent actuellement sur un faible nombre d’enfants (voir rubriques 5.1 et 5.2). On ne dispose d’aucune donnée chez l’enfant de moins de 2 ans.
L’augmentation de doses de 340 mg/m2 jusqu’à 570 mg/m2 par jour (sans dépasser la dose totale de 800 mg) peut être envisagée chez l’enfant en l’absence d’effets indésirables graves et de neutropénie ou thrombopénie sévères non liées à la leucémie dans les circonstances suivantes : progression de la maladie (à n’importe quel moment) ; absence de réponse hématologique satisfaisante après au moins 3 mois de traitement ; absence de réponse cytogénétique après 12 mois de traitement ; ou perte d’une réponse hématologique et/ou cytogénétique antérieure. Les patients devront être surveillés attentivement au cours des escalades de doses compte tenu du risque accru d’effets indésirables à des doses plus élevées.
Posologie dans les LAL Ph+ chez l’adulte
La posologie recommandée de Glivec est de 600 mg/jour chez les patients adultes atteints de LAL Ph+. Le traitement devrait être supervisé par des hématologues experts dans la prise en charge de cette maladie pour toutes les phases de traitement.
Schéma thérapeutique : Sur la base des données existantes, Glivec s’est montré efficace et bien toléré lorsqu’il est administré à 600 mg/j en association à une chimiothérapie d’induction, de consolidation et d’entretien utilisée des LAL Ph+ nouvellement diagnostiquées de l’adulte (voir rubrique 5.1). La durée de traitement par Glivec peut varier en fonction du traitement appliqué, mais généralement les traitements prolongés de Glivec ont fourni de meilleurs résultats.
Chez les patients adultes atteints de LAL Ph+ en rechute ou réfractaire, une monothérapie par Glivec à la dose de 600 mg/j est sure, efficace et peut être poursuivie jusqu’à la progression de la maladie.
Posologie dans les LAL Ph+ chez l’enfant
Chez l’enfant, la posologie devra être établie en fonction de la surface corporelle (mg/m2). Dans les LAL Ph+, la dose journalière recommandée chez l’enfant est de 340 mg/m2 (sans dépasser une dose totale de 600 mg).
Posologie dans les SMD/SMP
La posologie recommandée de Glivec est de 400 mg/jour chez les patients adultes atteints de SMD/SMP.
La durée de traitement : dans l’unique étude clinique menée à ce jour, le traitement par Glivec a été poursuivi jusqu’à la progression de la maladie (voir rubrique 5.1). A la date de l’analyse, la durée médiane de traitement était de 47 mois (24 jours à 60 mois).
Posologie dans les SHE/LCE
La dose recommandée de Glivec est de 100 mg/jour chez les patients adultes atteints de SHE/LCE.
Une augmentation de dose de 100 mg à 400 mg chez ces patients peut être envisagée si la réponse au traitement est insuffisante et en l’absence d’effets indésirables.
Le traitement doit être poursuivi aussi longtemps qu’il est bénéfique pour le patient.
Posologie dans les GIST
Patients adultes atteints de GIST malignes non résécables et/ou métastatiques : la posologie recommandée est de 400 mg/j.
Les données concernant l’effet de l’augmentation des doses de 400 mg à 600 mg ou 800 mg chez des patients en progression lorsqu’ils sont traités à la plus faible dose sont limitées (voir rubrique 5.1).
Durée du traitement : dans les études cliniques menées chez des patients atteints de GIST, le traitement par Glivec a été poursuivi jusqu’à la progression de la maladie. A la date de l’analyse, la durée médiane de traitement était de 7 mois (7 jours à 13 mois). L’effet de l’arrêt du traitement après l’obtention d’une réponse n’a pas été étudié.
La dose recommandée de Glivec est de 400 mg par jour dans le traitement adjuvant des patients adultes après résection d’une tumeur stromale gastro-intestinale (GIST). La durée optimale de traitement n’a pas encore été établie. La durée de traitement dans les essais cliniques dans cette indication était de 36 mois (voir rubrique 5.1).
Posologie dans le DFSP
La posologie recommandée de Glivec est de 800 mg/jour chez les patients adultes atteints de DFSP.
Ajustement de la posologie en cas d’effets indésirables
Effets indésirables extra-hématologiques
En cas de survenue d’un effet indésirable extra-hématologique sévère, le traitement par Glivec doit être interrompu jusqu'à résolution de l’événement. Le traitement peut ensuite être repris de manière appropriée en fonction de la sévérité initiale de l’événement.
En cas d’élévation de la bilirubine > 3 x la limite supérieure de la normale (LSN) fournie par le laboratoire d’analyses ou des transaminases > 5 x la LSN, Glivec doit être interrompu jusqu’à un retour de la bilirubine à un taux < 1,5 x la LSN et des transaminases à un taux < 2,5 x la LSN. Le traitement peut alors être repris à dose réduite chez l’adulte, la dose sera diminuée de 400 à 300 mg ou de 600 à 400 mg ou de 800 mg à 600 mg, et chez l’enfant la dose sera diminuée de 340 à 260 mg/m2/jour.
Effets indésirables hématologiques
En cas de neutropénie ou thrombopénie sévères, il est recommandé de diminuer la dose ou d’interrompre le traitement conformément au tableau ci-dessous.
Ajustements de posologie en cas de neutropénie et de thrombocytopénie :
SHE/LCE (dose initiale de 100 mg) | PN < 1,0 x 109/L | 1. Arrêter Glivec jusqu'à ce que PN 1,5 x 109/L et plaquettes 75 x 109/L. |
LMC en phase chronique, SMD/SMP et GIST (dose initiale 400 mg) | PN < 1,0 x 109/L | 1. Arrêter Glivec jusqu'à ce que PN 1,5 x 109/L et plaquettes 75 x 109/L. |
LMC en phase chronique en pédiatrie | PN < 1,0 x 109/L | 1. Arrêter Glivec jusqu'à ce que PN 1,5 x 109/L et plaquettes 75 x 109/L. |
LMC en phase accélérée ou crise blastique et LAL Ph+ (dose initiale 600 mg) | aPN < 0,5 x 109/L | 1. Vérifier si la cytopénie est imputable à la leucémie (ponction ou biopsie médullaire). |
LMC en phase accélérée ou en crise blastique en pédiatrie | aPN < 0,5 x 109/L | 1. Vérifier si la cytopénie est imputable à la leucémie (ponction ou biopsie médullaire). |
DFSP | PN < 1,0 x 109/L | 1. Arrêter Glivec jusqu'à ce que PN 1,5 x 109/L et plaquettes 75 x 109/L. |
PN = Polynucléaires Neutrophiles | ||
a survenant après au moins 1 mois de traitement | ||
Populations spéciales
Population pédiatrique
Il n’y a pas d’expérience chez l’enfant de moins de 2 ans atteint de LMC et chez l’enfant de moins d’un an atteint de LAL Ph+ (voir rubrique 5.1). L’expérience est très limitée chez l’enfant atteint de SMD/SMP, de DFSP, de GIST et de SHE/LCE.
La sécurité et l’efficacité de l’imatinib chez les enfants âgés de moins de 18 ans atteints de SMD/SMP, DFSP, GIST et SHE/LCE n’ont pas été établies par des études cliniques. Les données publiées actuellement disponibles sont décrites à la rubrique 5.1 mais aucune recommandation sur la posologie ne peut être donnée.
Insuffisance hépatique
L’imatinib est principalement métabolisé par le foie. Les patients présentant une altération de la fonction hépatique, légère, modérée ou importante devraient être traités à la dose minimale recommandée 400 mg. La dose peut être réduite si elle est mal tolérée (voir rubriques 4.4, 4.8 et 5.2).
Classification des altérations hépatiques :
Altération de la fonction hépatique | Tests de la fonction hépatique | |
Légère | Augmentation de la bilirubine totale de 1,5 fois la LSN ASAT : > LSN (peut être normale ou < LSN si la bilirubine totale est > LSN) | |
Modérée | Augmentation de la bilirubine totale > à 1,5 fois la LSN et < 3,0 fois la LSN | |
Importante | Augmentation de la bilirubine totale > 3,0 fois la LSN et < 10 fois la LSN | |
LSN : Limite supérieure de la normale du laboratoire | ||
Insuffisance rénale
Chez les patients présentant une altération de la fonction rénale ou sous dialyse, la dose initiale de traitement de 400 mg par jour est recommandée. Toutefois, la prudence est recommandée chez ces patients. La dose peut être réduite si elle est mal tolérée. Si elle est tolérée, la dose peut être augmentée en l’absence d’efficacité (voir rubriques 4.4 et 5.2).
Personnes âgées
La pharmacocinétique de l’imatinib n’a pas été spécifiquement étudiée chez les personnes âgées. Aucune différence significative de pharmacocinétique n’a été observée en fonction de l’âge chez les patients adultes inclus dans les études cliniques dont plus de 20% étaient âgés de 65 ans et plus. Par conséquent, aucune recommandation particulière sur la posologie n’est requise chez les personnes âgées.
4.3 Contre-indications
Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
4.8 Effets indésirables
Les patients atteints de pathologies malignes à un stade avancé peuvent présenter des affections intercurrentes. Ces affections peuvent rendre difficile l’évaluation du lien entre l’administration de Glivec et la survenue d’événements indésirables en raison de la variété des symptômes liés à la maladie sous-jacente, à sa progression ou à la co-administration de nombreux médicaments.
Au cours des études cliniques menées dans la LMC, un arrêt du traitement motivé par des effets indésirables imputables au médicament a été observé chez 2,4% des patients nouvellement diagnostiqués, 4% des patients en phase chronique tardive après échec du traitement par l’interféron, 4% des patients en phase accélérée après échec du traitement par l’interféron et 5% des patients en crise blastique après échec du traitement par l’interféron. Dans les GIST, le produit étudié a été arrêté en raison d’effets indésirables imputables au médicament chez 4% des patients.
Les effets indésirables ont été comparables dans toutes les indications, à deux exceptions près. Il y a eu plus de myélosuppressions observées chez les patients atteints de LMC que chez ceux atteints de GIST, ce qui est probablement dû à la maladie sous-jacente. Dans l’étude clinique menée chez des patients atteints de GIST non résécables et/ou métastatiques, 7 (5%) patients ont présenté des saignements de grade 3 / 4 selon la classification CTC (Common Toxicity Criteria) : saignements gastrointestinaux (3 patients), saignements intra-tumoraux (3 patients), les deux types (1 patient). La localisation de la tumeur gastrointestinale peut avoir été à l’origine des saignements gastro-intestinaux (voir rubrique 4.4). Les saignements gastro-intestinaux et intra-tumoraux peuvent être sérieux et dans certains cas fatals. Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés ( 10%) pouvant être imputables au traitement par Glivec dans les deux indications ont été des nausées modérées, vomissements, diarrhée, douleur abdominale, fatigue, myalgies, crampes musculaires et rash. Des œdèmes superficiels ont été très fréquemment observés dans toutes les études cliniques et décrits principalement comme des œdèmes périorbitaux ou des membres inférieurs. Toutefois, ces œdèmes ont été rarement sévères et ont pu être contrôlés par des diurétiques, d’autres mesures symptomatiques ou en réduisant la dose de Glivec.
Lorsque l’imatinib était associé à des doses élevées de chimiothérapie chez des patients atteints de LAL Ph+, une toxicité hépatique transitoire se traduisant par une élévation des transaminases et une hyperbilirubinémie a été observée. Au vu des données limitées de tolérance, les effets indésirables rapportés ci-après chez l’enfant sont cohérents avec le profil de tolérance observé chez l’adulte atteint de LAL Ph+. Les données de tolérance chez l’enfant atteint de LAL Ph+ sont très limitées bien qu’aucun nouveau problème de sécurité n’ait été identifié.
Divers effets indésirables tels qu’épanchement pleural, ascite, œdème pulmonaire, prise de poids rapide avec ou sans œdème superficiel ont été décrits dans le cadre de rétention hydrique. Ces effets peuvent habituellement être contrôlés par l’interruption temporaire du Glivec et par l’utilisation de diurétiques et d’autres traitements symptomatiques appropriés. Cependant, certains de ces effets peuvent être graves voire mettre en jeu le pronostic vital : plusieurs patients en crise blastique sont décédés, avec un tableau clinique complexe associant un épanchement pleural, une insuffisance cardiaque congestive et une insuffisance rénale. Les études cliniques menées chez l’enfant n’ont pas révélé de données de tolérance particulière à cette population.
Les effets indésirables
Les effets indésirables, en dehors des cas isolés, sont repris ci-dessous par organe et par ordre de fréquence. Les catégories de fréquence sont définies selon la convention suivante : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100, < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100), rare ( 1/10 000, < 1/1 000), très rare (< 1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables doivent être présentés suivant un ordre de fréquence, le plus fréquent en premier.
Les effets indésirables et leurs fréquences sont présentés dans le Tableau 1.
Tableau 1 Tableau de synthèse des effets indésirables
Infections et infestations | |
Peu fréquent : | Zona, herpès simplex, inflammation nasopharyngée, pneumonie1, sinusite, cellulites, infection des voies respiratoires hautes, grippe, infection des voies urinaires, gastro-entérite, septicémie |
Rare : | Infection fongique |
Fréquence indéterminée : | Réactivation de l’hépatite B* |
Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incl kystes et polypes) | |
Rare : | Syndrome de lyse tumorale |
Fréquence indéterminée : | Hémorragie tumorale/nécrose tumorale* |
Affections du système immunitaire | |
Fréquence indéterminée : | Choc anaphylactique* |
Affections hématologiques et du système lymphatique | |
Très fréquent : | Neutropénie, thrombopénie, anémie |
Fréquent : | Pancytopénie, neutropénie fébrile |
Peu fréquent : | Thrombocytémie, lymphopénie, aplasie médullaire, éosinophilie, lymphadénopathie |
Rare : | Anémie hémolytique, microangiopathie thrombotique |
Troubles du métabolisme et de la nutrition | |
Fréquent : | Anorexie |
Peu fréquent : | Hypokaliémie, augmentation de l’appétit, hypophosphatémie, diminution de l’appétit, déshydratation, goutte, hyperuricémie, hypercalcémie, hyperglycémie, hyponatrémie |
Rare : | Hyperkaliémie, hypomagnésémie |
Affections psychiatriques | |
Fréquent : | Insomnie |
Peu fréquent : | Dépression, diminution de libido, anxiété |
Rare : | Confusion |
Affections du système nerveux | |
Très fréquent : | Céphalées2 |
Fréquent : | Sensations vertigineuses, paresthésies, troubles du goût, hypoesthésie |
Peu fréquent : | Migraine, somnolence, syncope, neuropathie périphérique, troubles de la mémoire, sciatique, syndrome des jambes sans repos, tremblement, hémorragie cérébrale |
Rare : | Hypertension intracrânienne, convulsions, névrite optique |
Fréquence indéterminée : | Œdème cérébral* |
Affections oculaires | |
Fréquent : | Œdème des paupières, sécrétions lacrymales augmentées, hémorrhagie conjonctivale, conjonctivite, yeux secs, vision trouble |
Peu fréquent : | Irritation oculaire, douleur oculaire, œdème orbitaire, hémorrhagie sclérale, hémorrhagie rétinienne, blépharite, œdème maculaire |
Rare : | Cataracte, glaucome, œdème papillaire |
Fréquence indéterminée : | Hémorragie du corps vitré* |
Affections de l’oreille et du labyrinthe | |
Peu fréquent : | Vertiges, acouphènes, perte auditive |
Affections cardiaques | |
Peu fréquent : | Palpitations, tachycardie, insuffisance cardiaque congestive3, œdème pulmonaire |
Rare : | Arythmie, fibrillation auriculaire, arrêt cardiaque, infarctus du myocarde, angine de poitrine, épanchement péricardique |
Fréquence indéterminée : | Péricardite*, tamponnade* |
Affections vasculaires4 | |
Fréquent : | Bouffées vasomotrices, hémorragie |
Peu fréquent : | Hypertension, hématome, hématome sous-dural, extrémités froides, hypotension, syndrome de Raynaud |
Fréquence indéterminée : | Thrombose/embolie* |
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales | |
Fréquent : | Dyspnée, épistaxis, toux |
Peu fréquent : | Epanchement pleural5, douleur pharyngolaryngée, pharyngite |
Rare : | Douleur pleurale, fibrose pulmonaire, hypertension pulmonaire, hémorrhagie pulmonaire |
Fréquence indéterminée : | Insuffisance respiratoire aiguë11*, pneumopathie interstitielle* |
Affections gastro-intestinales | |
Très fréquent : | Nausées, diarrhée, vomissements, dyspepsie, douleur abdominale6 |
Fréquent : | Flatulence, ballonnements, reflux gastro-œsophagien, constipation, sécheresse de la bouche, gastrite |
Peu fréquent : | Stomatite, mucite, hémorrhagie gastro-intestinale7, éructation, méléna, œsophagite, ascite, ulcère gastrique, hématémèse, chéilite, dysphagie, pancréatite |
Rare : | Colite, iléus, affection abdominale inflammatoire |
Fréquence indéterminée : | Iléus/occlusion intestinale*, perforation gastro-intestinale*, diverticulite*, ectasie vasculaire de l’antre gastrique (EVAG)* |
Affections hépatobiliaires | |
Fréquent : | Elévation des enzymes hépatiques |
Peu fréquent : | Hyperbilirubinémie, hépatite, ictère |
Rare : | Insuffisance hépatique8, nécrose hépatique |
Affections de la peau et du tissu sous-cutané | |
Très fréquent : | Œdème périorbitaire, dermatite/eczéma/rash |
Fréquent : | Prurit, œdème de la face, peau sèche, érythème, alopécie, sueurs nocturnes, réaction de photosensibilité |
Peu fréquent : | Rash pustuleux, contusion, hypersudation, urticaire, ecchymose, tendance augmentée aux ecchymoses, hypotrichose, hypopigmentation cutanée, dermatite exfoliative, ongles cassants, folliculite, pétéchies, psoriasis, purpura, hyperpigmentation cutanée, éruption bulleuse, panniculite12 |
Rare : | Dermatose aiguë fébrile neutrophilique (syndrome de Sweet), décoloration des ongles, œdème de Quincke, rash vésiculaire, érythème polymorphe, vascularite leucocyclasique, syndrome de Stevens-Johnson, pustulose exanthémateuse aiguë généralisée, pemphigus* |
Fréquence indéterminée : | Erythrodysesthésie palmo-plantaire*, kératose lichénoïde*, lichen plan*, nécrolyse épidermique toxique*, syndrome d’hypersensibilité médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (syndrome DRESS)*, pseudoporphyrie* |
Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif | |
Très fréquent : | Crampes et spasmes musculaires, douleurs musculosquelettiques incluant les myalgies9, arthralgies, douleurs osseuses10 |
Fréquent : | Gonflement des articulations |
Peu fréquent : | Raideur articulaire et musculaire, ostéonécrose* |
Rare : | Faiblesse musculaire, arthrite, rhabdomyolyse/myopathie |
Fréquence indéterminée : | Retard de croissance chez l’enfant* |
Affections du rein et des voies urinaires | |
Peu fréquent : | Douleur rénale, hématurie, insuffisance rénale aiguë, pollakiurie |
Fréquence indéterminée : | Insuffisance rénale chronique |
Affections des organes de reproduction et du sein | |
Peu fréquent : | Gynécomastie, dysfonction érectile, ménorragie, menstruation irrégulière, troubles sexuels, douleur des mamelons, grossissement des seins, œdème du scrotum |
Rare : | Corps jaune hémorragique, kyste ovarien hémorragique |
Troubles généraux et anomalies au site d’administration | |
Très fréquent : | Rétention hydrique et œdème, fatigue |
Fréquent : | Faiblesse, pyrexie, anasarque, frissons, rigidité |
Peu fréquent : | Douleur thoracique, malaise |
Investigations | |
Très fréquent : | Prise de poids |
Fréquent : | Perte de poids |
Peu fréquent : | Augmentation de la créatininémie, augmentation de la créatine phosphokinase, augmentation de la lacticodéshydrogénase, augmentation des phosphatases alcalines |
Rare : | Augmentation de l’amylasémie |
* Ces effets indésirables ont été principalement rapportés après la mise sur le marché de Glivec. Ceci inclut les cas issus de la notification spontanée ainsi que les événements indésirables graves des études cliniques en cours, des programmes d’accès élargi, des études de pharmacologie clinique et des études exploratoires menées dans le cadre d’indications thérapeutiques non approuvées. Etant donné que ces événements sont issus d’une population dont la taille n’est pas déterminée, il n’est pas toujours possible d’estimer de manière fiable leur fréquence ou d’établir la relation de causalité avec l’exposition à l’imatinib. | |
Anomalies biologiques
Paramètres hématologiques
Dans les LMC, des cytopénies, en particulier des neutropénies et des thrombopénies, ont été régulièrement rapportées dans toutes les études cliniques avec une fréquence plus élevée aux fortes doses 750 mg (étude de phase I). Cependant, la survenue des cytopénies dépendait aussi nettement du stade de la maladie : la fréquence des neutropénies et des thrombopénies de grade 3 ou 4 (PN < 1,0 x 109/L ; taux de plaquettes < 50 x 109/L) étant 4 à 6 fois plus élevée dans les LMC en crise blastique ou en phase accélérée (respectivement 59–64% pour les neutropénies et 44–63% pour les thrombopénies) que dans les LMC en phase chronique nouvellement diagnostiquées (16,7% de neutropénie et 8,9% de thrombopénie). Dans les LMC en phase chronique nouvellement diagnostiquées, les neutropénies et les thrombopénies de grade 4 (PN< 0,5 x 109/L ; plaquettes < 10 x 109/L) ont été observées chez 3,6% et < 1% des patients respectivement. La durée médiane des épisodes de neutropénie est habituellement de l’ordre de 2 à 3 semaines, et de 3 à 4 semaines pour les épisodes de thrombopénie. Ces événements peuvent être habituellement contrôlés soit par une réduction de la dose soit par une interruption du traitement par Glivec, mais peuvent dans de rares cas conduire à une interruption définitive du traitement. En pédiatrie, chez les enfants atteints de LMC, les toxicités les plus fréquemment observées étaient des cytopénies de grade 3 ou 4 incluant des neutropénies, des thrombocytopénies et des anémies. Elles surviennent principalement dans les premiers mois de traitement.
Dans l’étude menée chez des patients atteints de GIST non résécables et/ou métastatiques, une anémie de grade 3 ou 4 a été rapportée respectivement chez 5,4% et 0,7% des patients. Ces cas d’anémies pouvaient être liés à un saignement gastro-intestinal ou intra-tumoral, au moins chez certains de ces patients. Des neutropénies de grade 3 ou 4 ont été rapportées respectivement 7,5% et 2,7% chez des patients et une thrombopénie de grade 3 chez 0,7% des patients. Aucun patient n’a développé de thrombopénie de grade 4. Des diminutions du nombre de leucocytes et de neutrophiles ont principalement été observées au cours des six premières semaines du traitement, les valeurs demeurant relativement stables par la suite.
Paramètres biochimiques
Des augmentations importantes des transaminases (< 5%) ou de la bilirubine (< 1%) ont été observées chez des patients atteints de LMC et ont été habituellement contrôlées par une réduction de la dose ou une interruption du traitement (la durée médiane de ces épisodes était d’environ une semaine). Le traitement a été interrompu définitivement en raison d’anomalies biologiques hépatiques chez moins de 1% des patients atteints de LMC. Chez les patients atteints de GIST (étude B2222), on a observé 6,8% d’augmentations de grade 3 à 4 des ALAT (alanine aminotransférase) et 4,8% d’augmentations de grade 3 à 4 des ASAT (aspartate aminotransférase). L’augmentation de la bilirubine était inférieure à 3%.
Il y a eu des cas d’hépatite cytolytique et cholestatique et de défaillance hépatique. Dans certains cas l’issue fut fatale, notamment pour un patient sous dose élevée de paracétamol.
Description de certains effets indésirables
Réactivation de l’hépatite B
Des cas de réactivation du virus de l’hépatite B ont été rapportés chez des patients traités par des inhibiteurs de la tyrosine kinase BCR-ABL. Certains de ces cas ont évolué vers une insuffisance hépatique aiguë ou une hépatite fulminante requérant une transplantation hépatique ou dont l’issue a été fatale (voir rubrique 4.4).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via:
Belgique
Agence fédérale des médicaments et des produits de santé
www.afmps.be
Division Vigilance:
Site internet: www.notifieruneffetindesirable.be
e-mail: adr@fagg-afmps.be
Luxembourg
Centre Régional de Pharmacovigilance de Nancy
ou Division de la pharmacie et des médicaments de la Direction de la santé
Site internet: www.guichet.lu/pharmacovigilance
7. TITULAIRE DE L'AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHÉ
Novartis Europharm Limited
Vista Building
Elm Park, Merrion Road
Dublin 4
Irlande
8. NUMÉRO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHÉ
Glivec 100 mg comprimés pelliculés
EU/1/01/198/007
EU/1/01/198/008
EU/1/01/198/011
EU/1/01/198/012
EU/1/01/198/014
EU/1/01/198/015
EU/1/01/198/016
Glivec 400 mg comprimés pelliculés
EU/1/01/198/009
EU/1/01/198/010
EU/1/01/198/013
10. DATE DE MISE À JOUR DU TEXTE
16.10.2025
Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site internet de l’Agence européenne des médicaments https://www.ema.europa.eu.
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PRIX
| Code CNK | Emballage | Code ATC5 | Prix | Prix ex-usine | Sur prescription | Ticket modérateur intervention régulière | Ticket modérateur intervention majorée |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2083392 | GLIVEC 400MG COMP PELL 30 X 400MG | L01EA01 | € 828,46 | - | Oui | € 2 | € 1 |
| 4422911 | GLIVEC 100MG COMP PELL 120 | L01EA01 | € 846,04 | - | Oui | € 2 | € 1 |



