RÉSUME DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT
1. DÉNOMINATION DU MÉDICAMENT
BOTOX 100 Unités Allergan poudre pour solution injectable
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
toxine botulique* de type A, 100 unités Allergan/flacon
* de Clostridium botulinum
Les unités de toxine botulique ne sont pas interchangeables d’un produit à l’autre.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
3. FORME PHARMACEUTIQUE
Poudre pour solution injectable.
Poudre blanche.
BOTOX apparaît comme un fin dépôt blanc qui peut être difficile à voir à la base du flacon.
4. DONNÉES CLINIQUES
4.1 Indications thérapeutiques
Affections neurologiques :
BOTOX est indiqué pour le traitement symptomatique de :
- Spasticité focale de la de cheville et du pied chez les patients pédiatriques ambulatoires atteints d’infirmité motrice cérébrale, âgés de deux ans ou plus, en complément d’une thérapie de réadaptation.
- Spasticité focale du poignet et de la main chez l’adulte après un AVC.
- Spasticité focale de la cheville et du pied chez l’adulte après un AVC (voir rubrique 4.4).
- Blépharospasme, spasme hémifacial et dystonies focales associées.
- Dystonie cervicale (torticolis spasmodique).
- Soulagement des symptômes chez les adultes répondant aux critères de la migraine chronique (céphalée au moins 15 jours par mois, dont au moins 8 jours avec migraine) chez les patients qui ont mal répondu ou sont intolérants aux médicaments prophylactiques de la migraine (voir rubrique 4.4).
BOTOX est indiqué pour le traitement de :
Affections vésicales :
- Vessie hyperactive idiopathique avec symptômes d’incontinence urinaire, urgence mictionnelle et mictions fréquentes chez des patients adultes qui présentent une réponse inadéquate aux médicaments anticholinergiques ou qui ne les tolèrent pas.
- Incontinence urinaire chez l’adulte avec hyperactivité neurogène du détrusor résultant d’une vessie neurogène due à une lésion de la moelle épinière cervicale inférieure stabilisée ou à une sclérose en plaques.
Affections de la peau et des appendices cutanés
- Hyperhidrose axillaire primaire sévère persistante, ayant un retentissement sur la vie quotidienne et résistant aux traitements topiques.
4.2 Posologie et mode d’administration
Posologie
Les unités de toxine botulique ne sont pas interchangeables d’un produit à l’autre.
Les doses recommandées en unités Allergan sont différentes d’autres préparations de toxine botulique.
La migraine chronique doit être diagnostiquée par un neurologue spécialisé dans le traitement de la migraine chronique et BOTOX doit être exclusivement administré sous la supervision d’un tel neurologue.
Patients âgés
Aucun ajustement spécifique de la posologie n’est nécessaire pour l’utilisation chez les personnes âgées. Le dosage initial doit commencer à la dose minimale recommandée pour l’indication spécifique. Pour les injections répétées, il est recommandé d’administrer la dose efficace la plus faible avec l'intervalle le plus long cliniquement indiqué entre les injections.. Il faut traiter avec prudence les patients âgés ayant des antécédents médicaux significatifs et prenant des médicaments concomitants. Il existe des données cliniques limitées chez les patients âgés de plus de 65 ans traités avec BOTOX pour la spasticité des membres supérieurs et inférieurs après un AVC. Voir les sections 4.4, 4.8 et 5.1 pour plus d’informations.
Population pédiatrique
La sécurité et l’efficacité de BOTOX dans d’autres indications que celles décrites dans la rubrique 4.1 pour la population pédiatrique n’ont pas été établies. Aucune recommandation posologique ne peut être faite pour d’autres indications que la spasticité focale pédiatrique associée à une infirmité motrice cérébrale. Pour cette indication, BOTOX ne doit être administré que par des médecins expérimentés dans l’évaluation et le traitement de la spasticité focale pédiatrique et dans le cadre d’un programme structuré de réadaptation.
Les données actuellement disponibles dans la population pédiatrique sont décrites dans les rubriques 4.2, 4.4, 4.8 et 5.1 comme indiqué dans le tableau ci-dessous.
| 12 ans (voir rubriques 4.4 et 4.8) |
| 12 ans (voir rubriques 4.4 et 4.8) |
| 2 ans (voir rubriques 4.2, 4.4 et 4.8) |
| 12 ans |
| 5 à 17 ans (voir rubriques 4.8 et 5.1) |
| 12 à 17 ans (voir rubriques 4.8 et 5.1) |
L’information suivante est importante :
Si l’on utilise des flacons de BOTOX de dosages différents au cours d’une même procédure d’injection, il faut veiller à utiliser la quantité correcte de diluant pour reconstituer un nombre donné d’unités par 0,1 ml. La quantité de diluant varie selon que l’on utilise BOTOX 50 Unités Allergan, BOTOX 100 Unités Allergan ou BOTOX 200 Unités Allergan. Une étiquette correcte doit donc être apposée sur chaque seringue.
BOTOX ne doit être reconstitué qu’avec une solution stérile sans conservateur de chlorure de sodium à 0,9 % pour injection. Il faut prélever dans une seringue la quantité correcte de diluant (voir le tableau de dilution à la rubrique 6.6).
Ce produit est à usage unique et toute solution non utilisée éventuelle doit être éliminée.
Pour les instructions concernant l’utilisation, la manipulation et l’élimination des flacons, voir rubrique 6.6.
Mode d’administration
Pour chaque indication, se reporter aux recommandations spécifiques décrites ci-dessous.
Le traitement par BOTOX sera exclusivement administré par des médecins disposant des qualifications et de l’expérience appropriées pour le traitement, et disposant du matériel nécessaire.
Les doses optimales et le nombre de sites d’injection par muscle généralement valables n’ont pas été établis pour toutes les indications. Dans ces cas, les schémas thérapeutiques individuels doivent donc être établis par le médecin. Les doses optimales doivent être déterminées par titration pour chaque patient, sans dépasser la dose maximale recommandée.
AFFECTIONS NEUROLOGIQUES
Spasticité focale des membres inférieurs chez les patients pédiatriques
Aiguille recommandée : | Aiguille stérile de taille appropriée. La longueur de l’aiguille doit être déterminée en fonction de l’emplacement et de la profondeur du muscle. | |||||
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Instruction d’administration : | Il est recommandé de localiser les muscles concernés à l’aide de techniques telles que le guidage électromyographique à l’aiguille (EMG), la stimulation nerveuse ou l’échographie. Avant l’injection, une anesthésie locale ou une anesthésie locale combinée à une sédation minimale ou modérée peut être utilisée, selon la pratique locale de l’institution. La sécurité et l’efficacité de BOTOX dans le traitement de la spasticité pédiatrique n’ont pas été évaluées sous anesthésie générale ou sédation/analgésie profonde. | |||||
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Dose recommandée : | La dose recommandée pour le traitement de la spasticité des membres inférieurs chez les enfants est de 4 unités/kg à 8 unités/kg de poids corporel réparties entre les muscles affectés. | |||||
Muscles injectés | BOTOX 4 Unités/kg* | BOTOX 8 Unités/kg** | Nombre de | |||
Muscles de la cheville obligatoires | | | 2 | |||
Gastrocnémien chef latéral | 1 Unité/kg (37.5 Unités) | 2 Unités/kg (75 Unités) | 2 | |||
Soléaire | 1 Unité/kg (37.5 Unités) | 2 Unités/kg (75 Unités) | 2 | |||
Tibial postérieur | 1 Unité/kg (37.5 Unités) | 2 Unités/kg (75 Unités) | 2 | |||
| * n’a pas dépassé une dose totale de 150 unités | |||||
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Informations complémentaires : | Le traitement par BOTOX n’est pas destiné à se substituer aux schémas de réadaptation conventionnels. L’amélioration clinique s’observe généralement au cours des deux premières semaines suivant l’injection. Le traitement doit être répété si l’effet clinique de l’injection précédente diminue, mais il faut respecter un intervalle d’au moins trois mois entre les administrations. | |||||
Spasticité focale des membres supérieurs associée à un AVC chez l’adulte
Aiguille recommandée : | Aiguille stérile de 25, 27 ou 30 gauges. La longueur de l’aiguille doit être déterminée en fonction de la localisation et de la profondeur du muscle. |
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Instruction d’administration : | Pour localiser les muscles concernés, le recours à un guidage électromyographique ou à des techniques de stimulation nerveuse ou échographie peut être utile. L’injection de BOTOX dans plusieurs sites permet d’obtenir un contact plus uniforme avec les zones d’innervation du muscle, ce qui est particulièrement utile dans les gros muscles. |
Dose recommandée : | La dose recommandée pour le traitement de la spasticité des membres supérieurs chez les adultes est de maximum 240 unités répartie entre les muscles affectés, tel qu'indiqué dans le tableau suivant. La dose maximale pour un traitement est de 240 unités. |
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Muscle | Dose recommandée ; nombre de sites |
Avant-bras
Pronator quadratus (m. carré pronateur)
10 – 50 unités ; 1 site
Poignet | |
Doigts/main | |
Pouce | |
*Lors de l'injection dans les muscles lombricaux et/ou interosseux, la dose maximale recommandée est de 50 U par main.
Informations complémentaires :
Dans les études cliniques contrôlées, les patients ont été suivis pendant 12 semaines après un seul traitement.
L’amélioration du tonus musculaire s’observait généralement au cours des deux semaines suivant le traitement, avec un effet maximal généralement observé après 4 à 6 semaines. Lors d’une étude d’extension en ouvert, la plupart des patients ont reçu une nouvelle injection après un intervalle de 12 à 16 semaines, lorsque l’effet sur le tonus musculaire avait diminué. Ces patients ont reçu jusqu’à 4 injections avec une dose maximale cumulée de 960 unités, répartie sur une période de 54 semaines. Si le médecin traitant le juge nécessaire, l’injection peut être répétée lorsque l’effet de l’injection précédente a diminué, au plus tôt 12 semaines après l'injection précédente.
Le degré et le type de spasticité musculaire observés au moment de la nouvelle injection nécessiteront peut-être d’adapter la dose de BOTOX et de traiter d’autres muscles. La plus faible dose efficace sera utilisée.
Spasticité focale des membres inférieurs associée à un AVC chez l’adulte
Aiguille recommandée : Aiguille stérile de 25, 27 ou 30 gauges. La longueur de l’aiguille doit être déterminée en fonction de la localisation et de la profondeur du muscle.
Instruction d’administration : La localisation des muscles concernés par guidage électromyographique ou par techniques de stimulation nerveuse peut être utile. Des sites d’injection multiples peuvent permettre à BOTOX d’avoir plus de contact uniforme avec les zones d’innervation du muscle et sont particulièrement utiles pour les muscles de grande taille.
Le schéma suivant indique les sites d’injection pour la spasticité des membres inférieurs chez l’adulte :

Dose recommandée : La dose recommandée pour le traitement de la spasticité des membres inférieurs impliquant la cheville et le pied chez l’adulte est de 300 à 400 unités réparties sur au maximum 6 muscles, tels qu’indiqués dans le tableau suivant. La dose maximale recommandée par traitement est de 400 unités.
Dosage de BOTOX par muscle pour la spasticité des membres inférieurs chez l’adulte :
Muscle | Dose recommandée |
Gastrocnémien | |
Soléaire | 75 unités ; 3 sites |
Tibial postérieur | 75 unités ; 3 sites |
Flexor hallucis longus | 50 unités ; 2 sites |
Flexor digitorum longus | 50 unités ; 2 sites |
Flexor digitorum brevis | 25 unités ; 1 site |
Informations complémentaires : Si le médecin traitant le juge nécessaire, l’injection peut être répétée lorsque l’effet clinique de l’injection précédente a diminué, mais à un intervalle de 12 semaines minimum après la précédente injection.
Blépharospasme/spasme hémifacial
Aiguille recommandée : | Aiguille stérile de 27-30 gauges/0,40-0,30 mm. | ||||
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Instruction d’administration : | Le guidage électromyographique n’est pas nécessaire. | ||||
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Dose recommandée : | La dose initiale recommandée est de 1,25-2,5 unités, injectée dans la partie médiane et latérale du muscle orbiculaire de l’œil de la paupière supérieure et dans la partie latérale du muscle orbiculaire de l’œil de la paupière inférieure. Le produit peut également être injecté dans d’autres sites de l’arcade sourcilière, de la partie latérale du muscle orbiculaire de l’œil et de la zone faciale supérieure si des spasmes gênent la vision. | ||||
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Dose totale maximale : | La dose initiale ne doit pas dépasser 25 unités par œil. | ||||
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Informations complémentaires : | Pour réduire le risque de ptôsis, éviter les injections à proximité du muscle releveur de la paupière supérieure. Pour réduire le risque de diplopie, éviter les injections dans le muscle médian de la paupière inférieure, ce qui limite la diffusion dans le muscle oblique inférieur. | ||||
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Médial
Latéral
Médial
Latéral
En général, l’effet initial des injections s’observe au bout de trois jours et l’effet maximum est atteint une à deux semaines après le traitement.
Chaque traitement dure environ trois mois, après quoi la procédure peut être répétée si nécessaire. Lors des séances de traitement répétées, la dose peut être augmentée jusuq’à deux fois si la réponse au traitement initial est jugée insuffisante. Toutefois, injecter plus de 5 unités par site semble apporter peu de bénéfice supplémentaire. Normalement, l’administration de traitements plus fréquemment qu’une fois tous les trois mois n’induit pas de meilleurs résultats.
Les patients atteints de spasme hémifacial ou de troubles du nerf facial (VII) doivent être traités comme pour un blépharospasme unilatéral, les autres muscles faciaux affectés (notamment le grand zygomatique, orbicularis oris) étant injectés selon les besoins.
Dystonie cervicale
Aiguille recommandée : | Aiguille de taille appropriée (généralement 25-30 gauges/0,50-0,30 mm) |
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Instruction d’administration : | Dans les études cliniques, le traitement de la dystonie cervicale a généralement consisté en l’injection de BOTOX dans les muscles suivants : sterno-cléido-mastoïdien, angulaire de l’omoplate, scalène, splénius de la tête, semi-épineux, longissimus et/ou trapèze. Cette liste n’est pas exhaustive, car tout muscle qui contrôle la position de la tête peut être atteint et dès lors nécessiter un traitement. |
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Dose recommandée : | Lors de la première séance de traitement, la dose totale injectée ne doit pas dépasser 200 unités. Lors des séances suivantes, la dose sera ajustée en fonction de la réponse initiale. |
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Dose totale maximale : | Ne pas dépasser la dose totale de 300 unités par séance. Le nombre optimal de sites d’injection dépend de la taille du muscle. Ne pas répéter les injections à moins de 10 semaines d’intervalle. |
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Informations complémentaires : | L’amélioration clinique s’observe généralement au cours des deux semaines suivant l’injection. L’effet clinique maximal clinique s’observe généralement environ six semaines après l’injection. La durée des effets bénéfiques rapportée dans les études cliniques était très variable (de 2 à 33 semaines), la durée étant en général d’environ 12 semaines environ. |
Migraine chronique
Aiguille recommandée : | Aiguille stérile de 30 gauges, 1,27 cm. | |||||||
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Instruction d’administration : | Les injections doivent être réparties sur 7 zones spécifiques des muscles de la tête et du cou, comme l’indique le tableau ci-dessous. Chez les patients dont les muscles du cou sont particulièrement épais, une aiguille de 2,54 cm sera éventuellement nécessaire. À l’exception du muscle pyramidal du nez, pour lequel l’injection doit être réalisée sur 1 site (ligne médiane), l’injection doit être bilatérale pour tous les muscles : elle sera effectuée du côté gauche de la tête et du cou pour la moitié des sites, et du côté droit pour l’autre moitié. En cas de prédominance d’une (ou plusieurs) zone(s) douloureuse(s), il est possible d’effectuer des injections supplémentaires d’un seul côté ou des deux côtés sur un maximum de 3 groupes de muscles spécifiques (occipital, temporal et trapèze), jusqu’à la dose maximale par muscle, indiquée dans le tableau ci-dessous. | |||||||
1 | 2 | 3 | 4 | |||||
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Les figures suivantes montrent les groupes musculaires recommandés pour des injections supplémentaires : | ||||||||
5 | 6 | 7 | ||||||
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Dose recommandée : | 155 à 195 unités, par voie intramusculaire (IM), en injections de 0,1 ml (5 unités) dans 31 à 39 sites.
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Tête/cou | Dose totale (nombre de sites*) |
Corrugateur**
10 unités (2 sites)
Pyramidal
5 unités (1 site)
Frontal**
20 unités (4 sites)
Temporal**
De 40 unités (8 sites) à 50 unités (jusqu’à 10 sites)
Occipital**
De 30 unités (6 sites) à 40 unités (jusqu’à 8 sites)
Groupe des muscles cervicaux paravertébraux**
20 unités (4 sites)
Trapèze**
De 30 unités (6 sites) à 50 unités (jusqu’à 10 sites)
Fourchette de doses totale :
De 155 unités à 195 unités
De 31 à 39 sites
* 1 site d’injection IM = 0,1 ml = 5 unités de BOTOX
** Dose répartie bilatéralement
Informations complémentaires :
La fréquence recommandée pour le renouvellement du traitement est de toutes les 12 semaines.
AFFECTIONS VÉSICALES :
Les patients ne doivent pas présenter d’infection des voies urinaires au moment du traitement.
Des antibiotiques prophylactiques doivent être administrés 1 à 3 jours avant le traitement, le jour du traitement, puis 1 à 3 jours après le traitement.
Il est recommandé d’interrompre le traitement par agents antiagrégants au moins 3 jours avant la procédure d’injection. Les patients sous anticoagulants doivent être étroitement surveillés afin de réduire le risque d’hémorragie.
Lors de la prise en charge de l’incontinence urinaire, BOTOX doit être administré par des médecins ayant l’expérience de l’évaluation et du traitement de la dysfonction vésicale (par ex. urologues et urogynécologues).
Vessie hyperactive
Aiguille recommandée : | Cystoscope flexible ou rigide. L’aiguille d’injection doit être remplie (amorcée) avec environ 1 ml de BOTOX reconstitué avant le début des injections (en fonction de la longueur de l’aiguille) afin d’éliminer tout air éventuellement présent. |
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Instruction d’administration : | Avant l’injection, un anesthésique local dilué peut être instillé dans la vessie avec ou sans sédation, conformément à la pratique locale. Si une instillation d’anesthésique local est pratiquée, la vessie doit être drainée et rincée à l’aide d’une solution stérile de chlorure de sodium avant les étapes suivantes de la procédure. |
Dose recommandée : | La dose recommandée est de 100 unités de BOTOX, sous forme d’injections de 0,5 ml (5 unités) réparties sur 20 sites dans le détrusor. |
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Informations complémentaires : | Une amélioration clinique peut apparaître en l’espace de 2 semaines. Une réinjection doit être envisagée lorsque l’effet clinique de l’injection précédente a diminué (la durée médiane observée dans les études cliniques de phase 3 était de 166 jours [~24 semaines] si l’on se base sur la demande de retraitement par les patients), mais il faut respecter un intervalle d’au moins 3 mois après l’injection précédente dans la vessie. |
Incontinence urinaire due à une hyperactivité neurogène du détrusor
Aiguille recommandée : | Cystoscope flexible ou rigide. Remplir (amorcer) l’aiguille d’injection avec environ 1 ml (selon la longueur de l’aiguille) avant de commencer les injections, afin d’éliminer l’air présent. |
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Instruction d’administration : | Avant l’injection, il est possible de procéder à une instillation intravésicale d’anesthésique dilué (avec ou sans sédation) ou à une anesthésie générale, selon les pratiques locales. Si une instillation d’anesthésique local est réalisée, la vessie doit être drainée et rincée à l’aide d’une solutionstérile de chlorure de sodium avant de procéder aux étapes suivantes de la procédure d’injection. |
Dose recommandée : | La dose recommandée est de 200 unités de BOTOX ; sous forme d’injections de 1 ml (env. 6,7 unités) réparties sur 30 sites dans le détrusor. |
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Informations complémentaires : | Une amélioration clinique apparaît généralement en l’espace de 2 semaines. Une réinjection doit être envisagée lorsque l’effet clinique de l’injection précédente a diminué (la durée médiane observée dans les études cliniques de phase 3 était de 256 à 295 jours [~36-42 semaines] pour BOTOX 200 unités) si l’on se base sur la demande de retraitement par les patients), mais il faut respecter un intervalle d’au moins 3 mois après l’injection précédente dans la vessie. |
AFFECTIONS DE LA PEAU ET DES APPENDICES CUTANES :
Hyperhidrose axillaire primaire
Aiguille recommandée : | Aiguille stérile de 30 gauges. |
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Instruction d’administration : | La zone d’hyperhidrose peut être déterminée en utilisant des méthodes standardisées de coloration, comme la méthode de Minor (test à l’iode-amidon). |
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Dose recommandée : | 50 unités de BOTOX sont injectées de manière intradermique, réparties équitablement sur plusieurs sites distants de 1-2 cm environ, situés au niveau de la zone hyperhidrotique de chaque aisselle. |
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Dose totale maximale : | L’administration de doses différentes de 50 unités par aisselle n’est pas recommandée. Ne pas répéter les injections à moins de 16 semaines d’intervalle (voir rubrique 5.1). |
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Informations complémentaires : | Une amélioration clinique s’observe généralement au cours de la 1ère semaine suivant l’injection. Lorsque l’effet clinique de l’injection précédente s’atténue et que le médecin traitant l’estime nécessaire, une nouvelle injection de BOTOX peut être administrée. |
TOUTES INDICATIONS :
En cas d’échec du traitement administré lors de la première séance, c’est-à-dire en l’absence d’amélioration clinique significative un mois après l’injection ou par rapport à la situation initiale, prendre les mesures suivantes :
- Contrôler cliniquement, éventuellement par examen électromyographique réalisé par un médecin spécialiste, l’effet de la toxine sur le(s) muscle(s) traité(s) ;
- Analyser les causes de l’échec du traitement, p. ex. mauvaise sélection des muscles traités, dose trop faible, technique d’injection inadaptée, apparition d’une contracture fixe, muscles antagonistes trop faibles, formation d’anticorps neutralisant la toxine ;
- Réévaluer la pertinence du traitement par la toxine botulique de type A ;
- En l’absence d’effets indésirables lors de la première séance de traitement, une deuxième séance sera planifiée comme suit : i) ajuster la dose en tenant compte des causes de l’échec du traitement précédent ; ii) utiliser une EMG ; et iii) respecter un intervalle de trois mois entre les deux séances de traitement.
Si le traitement ne donne aucun résultat ou si l’effet diminue après des injections répétées, envisager un traitement alternatif.
Dans le traitement des patients adultes, y compris pour le traitement de plusieurs indications, la dose maximale cumulée ne doit pas dépasser 400 unités, dans un intervalle de 12 semaines.
4.3 Contre-indications
BOTOX est contre-indiqué :
- chez les individus présentant une hypersensibilité connue à la toxine botulique de type A ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 ;
- en cas d’infection aux sites d’injection proposés.
L’utilisation du BOTOX pour la prise en charge des dysfonctions vésicales est également contre-indiquée :
- chez les patients présentant une infection des voies urinaires au moment du traitement ;
- chez les patients présentant une rétention urinaire aiguë au moment du traitement et qui ne sont pas sondés de façon régulière ;
- chez les patients ne souhaitant pas et/ou ne pouvant pas commencer un traitement par sondage après le traitement si cela s’avère nécessaire.
4.8 Effets indésirables
En général
Dans le cadre d’essais cliniques contrôlés, des événements indésirables que les investigateurs ont considérés comme étant associés au BOTOX, ont été rapportés chez 35 % des patients souffrant de blépharospasme, chez 28 % souffrant de dystonie cervicale, chez 8 % souffrant de spasticité pédiatrique, chez 11 % souffrant d’hyperhidrose axillaire primaire, chez 16 % souffrant de spasticité focale des membres supérieurs associée à un AVC et chez 15 % souffrant de spasticité focale des membres inférieurs associée à un AVC. Dans les études cliniques consacrées à la vessie hyperactive, l’incidence était de 26 % avec le premier traitement et de 22 % avec un second traitement. Dans le cadre d’essais cliniques sur l’hyperactivité neurogène du détrusor chez les adultes, l’incidence était de 32 % avec le premier traitement et est descendue à 18 % avec un second traitement. Pour l’hyperactivité neurogène du détrusor chez les patients pédiatriques, l’incidence était de 6,2 % avec le premier traitement. Lors des essais cliniques portant sur la migraine chronique, l’incidence était de 26 % avec le premier traitement et a diminué pour atteindre 11 % avec le second traitement.
En général, les effets indésirables s’observent dans les premiers jours qui suivent l’injection et, bien qu’ils soient habituellement transitoires, ils peuvent persister pendant plusieurs mois, voire davantage dans de rares cas.
Une faiblesse musculaire locale constitue l’action pharmacologique attendue de la toxine botulique dans le tissu musculaire. Cependant, la faiblesse des muscles adjacents et/ou des muscles à distance du site d’injection a été rapportée.
Comme pour toute injection, on peut observer une douleur localisée, une inflammation, une paresthésie, une hypoesthésie, une sensibilité, un gonflement/œdème, un érythème, une infection localisée, un saignement et/ou un hématome associés à l'injection. La peur des aiguilles et/ou l’anxiété peuvent déclencher une réaction vasovagale, y compris une hypotension symptomatique transitoire et une syncope. On a également signalé de la fièvre et un syndrome grippal après des injections de toxine botulique.
Les effets indésirables sont classés dans les catégories suivantes, en fonction de leur fréquence d'apparition : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 à < 1/10), peu
fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100), rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000), très rare (< 1/10 000) ou Fréquence indéterminée (Ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Ci-dessous figure la liste des effets indésirables, qui varient en fonction de la partie du corps dans laquelle BOTOX est injecté.
AFFECTIONS NEUROLOGIQUES
Spasticité focale des membres inférieurs chez les patients pédiatriques
Classe de systèmes d’organes | Terme préféré | Fréquence |
Affections de la peau et du tissu sous-cutané | Éruption cutanée | Fréquent |
Affections musculo-squelettiques et systémiques | Faiblesse musculaire | Peu fréquent |
Lésions, intoxications et complications liées aux procédures | Entorse ligamentaire, abrasion de la peau | Fréquent |
Troubles généraux et anomalies au site d’administration | Perturbation de la marche, douleur au site d’injection | Fréquent |
Spasticité focale des membres supérieurs associée à un AVC chez l’adulte
Classe de systèmes d'organes | Terme préféré | Fréquence |
Affections gastro-intestinales | Nausée | Fréquent |
Affections musculosquelettiques et systémiques | Douleur aux extrémités, faiblesse musculaire | Fréquent |
Troubles généraux et anomalies au site d'administration | Fatigue, œdème périphérique | Fréquent |
Aucun changement n’a été observé dans le profil de sécurité global lors de l'administration de doses répétées.
Spasticité focale des membres inférieurs associée à un AVC chez l’adulte
Classe de systèmes d’organes | Terme préféré | Fréquence |
Affections de la peau et du tissu sous-cutané | Éruption cutanée | Fréquent |
Affections musculo-squelettiques et systémiques | Arthralgies, raideur musculo-squelettique, faiblesse musculaire | Fréquent |
Troubles généraux et anomalies au site d’administration | Œdème périphérique | Fréquent |
Lésions, intoxications et | Chutes | Fréquent |
Aucun changement n’a été observé dans le profil de sécurité global avec une administration répétée.
Blépharospasme/spasme hémifacial et dystonie associée
Classe de systèmes d’organes | Terme préféré | Fréquence |
Affections du système nerveux | Étourdissement, parésie faciale et paralysie faciales | Peu fréquent |
Affections oculaires | Ptôsis de la paupière | Très fréquent |
Kératite ponctuée, lagophtalmie, sécheresse oculaire, photophobie, irritation oculaire et augmentation du larmoiement | Fréquent | |
Kératite, ectropion, diplopie, entropion, troubles visuels et vision floue | Peu fréquent | |
Œdème de la paupière | Rare | |
Kératite ulcérative, érosion de l’épithélium cornéen, perforation de la cornée | Très rare | |
Affections de la peau et du tissu sous-cutané | Ecchymose | Fréquent |
Éruption cutanée/dermatite | Peu fréquent | |
Troubles généraux et anomalies au site d’administration | Irritation et œdème du visage | Fréquent |
Fatigue | Peu fréquent |
Dystonie cervicale
Classe de systèmes d’organes | Terme préféré | Fréquence |
Infections et infestations | Rhinite et infection des voies respiratoires supérieures | Fréquent |
Affections du système nerveux | Étourdissement, hypertonie, hypoesthésie, somnolence et céphalées | Fréquent |
Affections oculaires | Diplopie et ptôsis de la paupière | Peu fréquent |
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales | Dyspnée et dysphonie | Peu fréquent |
Affections gastro-intestinales | Dysphagie | Très fréquent |
Sécheresse buccale et nausées | Fréquent | |
Affections musculo-squelettiques et systémiques | Faiblesse musculaire | Très fréquent |
Raideur musculosquelettique et douleur | Fréquent | |
Troubles généraux et anomalies au site d’administration | Douleur | Très fréquent |
Asthénie, syndrome pseudo-grippal et malaise | Fréquent | |
Fièvre | Peu fréquent |
Migraine chronique
Classe de systèmes d’organes | Terme préféré | Fréquence |
Affections du système nerveux | Céphalées, migraine y compris aggravation de la migraine, parésie faciale | Fréquent |
Affections oculaires | Ptose de la paupière | Fréquent |
Affections de la peau et du tissu sous-cutané | Prurit, éruption cutanée | Fréquent |
Douleurs cutanées | Peu fréquent | |
Affections musculo-squelettiques et systémiques | Douleurs au niveau du cou, myalgies, douleurs musculo-squelettiques, raideur musculosquelettique, spasmes musculaires, tiraillement des muscles et faiblesse musculaire | Fréquent |
Douleur à la mâchoire | Peu fréquent | |
Effet Méphisto (élévation latérale des sourcils) | Fréquence indéterminée | |
Troubles généraux et anomalies au site d’administration | Douleur au niveau du site d’injection | Fréquent |
Affections gastro-intestinales | Dysphagie | Peu fréquent |
Le taux d’interruption en raison d’événements indésirables lors de ces études de phase 3 était de 3,8 % avec BOTOX contre 1,2 % avec le placebo.
AFFECTIONS VÉSICALES
Vessie hyperactive chez l’adulte
Classe de systèmes d’organes | Terme préféré | Fréquence |
Infections et infestations | Infection des voies urinaires | Très fréquent |
Bactériurie | Fréquent | |
Affections du rein et des voies urinaires | Dysurie | Très fréquent |
Rétention urinaire, pollakiurie, leucocyturie | Fréquent | |
Investigations | Volume urinaire résiduel* | Fréquent |
*volume urinaire résiduel post-mictionnel élevé dans la vessie ne nécessitant pas de sondage
Des effets indésirables fréquents liés à la procédure étaient la dysurie et l’hématurie.
Un sondage intermittent propre a été instauré chez 6,5 % des patients après un traitement par BOTOX 100 unités, contre 0,4 % dans le groupe placebo.
Sur les 1242 patients inclus dans les études cliniques contrôlées contre placebo, 514 (41,4 %) avaient 65 ans ou plus et 182 (14,7 %) avaient 75 ans ou plus. Dans ces études, aucune différence n’a été observée dans le profil de sécurité après un traitement par BOTOX entre les patients âgés de 65 ans ou plus et les patients de moins de 65 ans, à l’exception des infections urinaires, dont l’incidence était plus élevée chez les patients âgés que chez les patients plus jeunes, tant dans le groupe placebo que dans le groupe BOTOX.
Aucune modification du profil de sécurité global n’a été observée en cas d’administrations répétées.
Vessie hyperactive chez le patient pédiatrique
Classe de systèmes d’organes | Terme préféré | Fréquence |
Infections et infestations | Infection des voies urinaires | Fréquent |
Affections du rein et des voies urinaires | Dysurie*, douleur urétrale* | Fréquent |
Affections gastro-intestinales | Douleurs abdominales, douleurs abdominales basses | Fréquent |
* Effets indésirables liés à la procédure
Lors d'une étude clinique randomisée, multicentrique, en double aveugle et en groupes parallèles menée chez 55 patients de 12 à 17 ans, les effets indésirables étaient généralement comparables au profil de sécurité connu en cas de vessie hyperactive chez l’adulte. Toutefois, des douleurs urétrales et abdominales ont également été observées dans cette petite étude sur l'hyperactivité vésicale chez l'enfant.
Voir rubriques 4.2 et 5.1.
Incontinence urinaire due à une hyperactivité neurogène du détrusor chez l’adulte
Classe de systèmes d’organes | Terme préféré | Fréquence |
Infections et infestations | Infection des voies urinairesa, b, bactériurieb | Très fréquent |
Investigations | Volume d’urine résiduel** b | Très fréquent |
Affections psychiatriques | Insomniesa | Fréquent |
Affections gastro-intestinales | Constipationa | Fréquent |
Affections musculo-squelettiques et systémiques | Faiblesse musculairea, spasmes musculairesa | Fréquent |
Affections du rein et des voies urinaires | Rétention urinairea, b | Très fréquent |
Hématurie*a, b, dysurie*a, b, diverticule vésicala | Fréquent | |
Troubles généraux et anomalies au site d’administration | Fatiguea, troubles de la marchea | Fréquent |
Lésions, intoxications et complications liées aux procédures | Dysréflexie autonome*a, chutea | Fréquent |
* Effets indésirables liés à la procédure
**Volume du résidu post-mictionnel (VRPM) ne nécessitant pas de sondage
a Les effets indésirables relevées lors des études phase 2 et pivots phase 3
b Les effets indésirables relevées lors d’une étude sur BOTOX 100 Unités réalisée après l’autorisation de mise sur le marché chez des patients atteints de sclérose en plaques et non sondés à l’inclusion
Lors d’études cliniques, une infection des voies urinaires a été observée chez 49,2 % des patients traités par 200 unités de BOTOX et chez 35,7 % des patients traités par placebo (53,0 % des patients atteints de sclérose en plaques traités par 200 unités contre 29,3 % de ceux traités par placebo ; 45,4 % des patients présentant une lésion médullaire traités par 200 unités contre 41,7 % de ceux traités par placebo). Une rétention urinaire a été observée chez 17,2 % des patients traités par 200 unités de BOTOX et chez 2,9 % des patients traités par placebo (28,8 % de patients atteints de sclérose en plaques traités par 200 unités contre 4,5 % de ceux traités par placebo ; 5,4 % des patients présentant une lésion médullaire traités par 200 unités contre 1,4 % de ceux traités par placebo).
Aucune modification du type d’effets indésirables n’a été observée lors d’administrations répétées.
Chez les patients atteints de sclérose en plaques (SEP) participant aux étudespivots, on n’a observé aucune différence du taux annuel de poussées de SEP (c.-à-d. nombre de poussées de SEP par patient /année) (BOTOX = 0,23, placebo = 0,20), ni dans l’étude sur BOTOX 100 Unités réalisée après l’autorisation de mise sur le marché chez des patients atteints de SEP et non sondés à l’inclusion (BOTOX=0, placebo=0,07).
Dans des études pivots, parmi les patients non sondés lors de l’inclusion avant le traitement, un sondage a été instauré chez respectivement 38,9 % des patients après le traitement par BOTOX 200 unités et chez 17,3 % des patients après le traitement par placebo.
Dans l’étude sur BOTOX 100 Unités réalisée après l’autorisation de mise sur le marché chez des patients atteints de SEP et non sondés à l’inclusion, un traitement par sondage a été instauré chez 15,2 % des patients après le traitement par BOTOX 100 Unités contre 2,6 % des patients recevant le placebo (voir rubrique 5.1).
Hyperactivité neurogène du détrusor chez le patient pédiatrique
Classe de systèmes d’organes | Terme préféré | Fréquence |
Infections et infestations | Bactériurie | Très fréquent |
Infection des voies urinaires, leucocyturie | Fréquent | |
Affections du rein et des voies urinaires | Hématurie, douleur vésicale* | Fréquent |
* Effet indésirable lié à la procédure
Aucune modification du type d’effets indésirables n’a été observée lors d’administrations de doses répétées.
Voir rubriques 4.2 et 5.1.
AFFECTIONS DE LA PEAU ET DES APPENDICES CUTANES :
Hyperhidrose axillaire primaire
Classe de systèmes d’organes | Terme préféré | Fréquence |
Affections du système nerveux | Céphalées et paresthésie | Fréquent |
Affections vasculaires | Bouffées de chaleur | Fréquent |
Affections gastro-intestinales | Nausées | Peu fréquent |
Affections de la peau et du tissu sous-cutané | Hyperhidrose (non axillaire), odeur anormale de la peau, prurit, nodules sous-cutanés et alopécie | Fréquent |
Affections musculo-squelettiques et systémiques | Douleur dans les extrémités | Fréquent |
Faiblesse musculaire, myalgies et arthralgies | Peu fréquent | |
Troubles généraux et anomalies au site d’administration | Douleur au site d’injection | Très fréquent |
Douleur, œdème au site d’injection, hémorragie au site d’injection, hypersensibilité au site d’injection, irritation au site d’injection, asthénie et réactions au site d’injection | Fréquent |
Dans le traitement de l’hyperhidrose axillaire primaire, on a rapporté une sudation non axillaire accrue chez 4,5 % des patients dans le mois suivant l’injection, sans aucun modèle défini par rapport aux sites anatomiques affectés. On a observé une résolution chez environ 30 % des patients dans un délai de quatre mois.
On a également rapporté peu fréquemment (0,7 %) une faiblesse du bras, légère et transitoire, qui n’a pas nécessité de traitement et a guéri sans séquelles. Cet effet indésirable peut être lié au traitement, à la technique d’injection, ou aux deux. Dans l’éventualité peu fréquente de faiblesse musculaire, il faut envisager de pratiquer un examen neurologique. De plus, une réévaluation de la technique d’injection avant une injection ultérieure est recommandée pour vérifier la localisation intradermique des injections.
Dans une étude non contrôlée portant sur la sécurité de BOTOX (50 unités par aisselle) chez des patients pédiatriques âgés de 12 à 17 ans (n= 144), les effets indésirables se produisant chez plus d’un seul patient (2 patients chacune) ont comporté une douleur au site d’injection et une hyperhidrose (sudation non axillaire).
Informations supplémentaires
La liste suivante contient d’autres effets indésirables et événements indésirables médicaux pertinents rapportés depuis la mise sur le marché du médicament, quelle que soit l’indication, qui pourraient s’ajouter à ceux indiqués à la rubrique 4.4 (Mises en garde spéciales et précautions d’emploi) et la rubrique 4.8 (Effets indésirables).
Classe de systèmes d’organes | Terme préféré |
Affections du système immunitaire | Anaphylaxie, angio-œdème, maladie sérique, urticaire |
Troubles du métabolisme et de la nutrition | Anorexie |
Affections du système nerveux | Plexopathie brachiale, dysphonie, dysarthrie, parésie faciale, hypoesthésie, faiblesse musculaire, myasthénie grave, neuropathie périphérique, paresthésie, radiculopathie, convulsions, syncope, paralysie faciale |
Affections oculaires | Glaucome à angle fermé (lors du traitement de blépharospasmes), strabisme, vision floue, trouble visuel, sécheresse oculaire (associé aux injections périoculaires), œdème palpébral |
Affections de l’oreille et du labyrinthe | Hypoacousie, acouphène, vertige |
Affections cardiaques | Arythmies, infarctus du myocarde |
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales | Pneumonie par aspiration (parfois avec issue fatale), dyspnée, dépression respiratoire, insuffisance respiratoire |
Affections gastro-intestinales | Douleurs abdominales, diarrhée, constipation, sécheresse buccale, dysphagie, nausées, vomissements |
Affections de la peau et du tissu sous-cutané | Alopécie, dermatite psoriasiforme, érythème polymorphe, hyperhidrose, madarosis, prurit, éruption cutanée |
Affections musculo-squelettiques et systémiques | Atrophie musculaire, myalgies, contractions musculaires localisées/contractions musculaires involontaires |
Troubles généraux et anomalies au site d’administration | Atrophie par dénervation,, malaise, fièvre |
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration .
Belgique
Agence fédérale des médicaments et des produits de santé
www.afmps.be
Division Vigilance :
Site internet : www.notifieruneffetindesirable.be
e-mail : adr@fagg-afmps.be
Luxembourg
Centre Régional de Pharmacovigilance de Nancy ou Division de la pharmacie et des médicaments de la Direction de la santé
Site internet : www.guichet.lu/pharmacovigilance
7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHÉ
AbbVie S.A.
Av. Einstein 14
1300 Wavre
Belgique
8. NUMÉROS D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHÉ
BE : BE215126
LU : 2000075771
- 0209041 (1x1 flacon 6,5 ml)
10. DATE DE MISE À JOUR DU TEXTE
12/2024
Date d’approbation : 03/2026
SPC FR-Botox100U-18 1/47
PRIX
| Code CNK | Emballage | Code ATC5 | Prix | Prix ex-usine | Sur prescription | Ticket modérateur intervention régulière | Ticket modérateur intervention majorée |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1186022 | BOTOX VIAL IM/SC 100 U PR/U | M03AX01 | - | - | Oui | - | - |











