ANNEXE I
RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT
1. NOM DU MÉDICAMENT VÉTÉRINAIRE
CEFOKEL 50 mg/ml, suspension injectable pour porcs et bovins.
4. INFORMATIONS PHARMACOLOGIQUES
4.1 Code ATCvet: QJ01DD90
4.2 Propriétés pharmacodynamiques
Le ceftiofur est une céphalosporine de troisième génération active contre de nombreuses bactéries à Gram-positif et Gram-négatif, y compris des souches produisant des β-lactamases (à l'exception des souches produisant certains types de β-lactamases à spectre élargi).
Le ceftiofur a des propriétés bactéricides, agissant par inhibition de la synthèse de la paroi des cellules bactériennes.
Les béta-lactamines agissent en interférant avec la synthèse de la paroi cellulaire de la bactérie. La synthèse de la paroi cellulaire dépend d’enzymes appelées PBP (protéines liant les pénicillines).
Les bactéries développent une résistance aux céphalosporines selon quatre mécanismes de base :
1) par altération ou acquisition de PBP non-sensibles à une β-lactamine, efficace autrement ; 2) par altération de la perméabilité de la cellule aux β-lactamine ; 3) par la production β-lactamases qui coupent le noyau β-lactame de la molécule, ou 4) par élimination active.
Quelques β-lactamases trouvées dans des organismes bactériens entériques Gram-négatif, peuvent conférer des CMI élevées de degrés variables vis-à-vis de céphalosporines de troisième et quatrième générations, aussi bien que vis-à-vis des pénicillines, ampicilline, combinaisons d’inhibiteurs de β-lactamines et céphalosporines de première et deuxième générations.
Le ceftiofur est actif contre les germes suivants, impliqués dans les affections respiratoires du porc : Pasteurella multocida, Actinobacillus pleuropneumoniae et Streptococcus suis. Bordetella bronchiseptica est naturellement résistante au ceftiofur.
Il est également actif contre les bactéries responsables des maladies respiratoires chez les bovins: Pasteurella multocida, Mannheimia haemolytica, Histophilus somni; les bactéries responsables du piétin aigu (nécrobacillose interdigitée) chez les bovins : Fusobacterium necrophorum, Prevotella melaninogenica (Porphyromonas asaccharolytica) ; et les bactéries associées aux métrites post-partum (puerpérales) aiguës chez les bovins : Escherichia coli, Trueperella pyogenes et Fusobacterium necrophorum.
Les Concentrations Minimales Inhibitrices (CMI) suivantes ont été déterminées sur des isolats européens sur une certaine période de temps.
Vu que la situation peut varier géographiquement ainsi que dans le temps, des souches de certaines bactéries énumérées peuvent montrer de développement vers des valeurs plus élevées CMI90 et pourraient produire des β-lactamases à spectre élargi. Dans certains cas ceci pourrait avoir un impact sur la réponse clinique au traitement. Par conséquent, les recommandations figurant dans la rubrique 4.5 doivent être soigneusement suivies.
| ||
Organisme (quantité d’isolats) | MIC intervalle (µg/ml) | MIC90 (µg/ml) |
A. pleuropneumoniae (28) | 0,03* | 0,03 |
Pasteurella multocida (37) | 0,03 – 0,13 | 0,03 |
Streptococcus suis (227) | 0,002 - 8 | 0,25 |
Bovins | ||
Organisme (quantité d’isolats) | MIC intervalle (µg/ml) | MIC90 (µg/ml) |
Mannheimia spp. (87) | 0,03* | 0,03 |
P. multocida (42) | 0,03 – 0,12 | 0,03 |
H. somnus (24) | 0,03* | 0.,03 |
Trueperella pyogenes (123) | 0,03 – 0,5 | 0,25 |
Escherichia coli (188) | 0,13 - > 32,0 | 0,5 |
Fusobacterium necrophorum (67) | 0,06 – 0,13 | ND |
Fusobacterium necrophorum (2) | 0,03 – 0,06 | ND |
* absence d'intervalle ; tous les isolements ont donné la même valeur. N.D : non déterminé.
Les valeurs limites suivantes sont recommandées par NCCLS pour les germes pathogènes respiratoires des bovins et des porcins figurant actuellement sur l'étiquetage :
Diametère de la zone | MIC (μg/ml) | Interprétation |
≥ 21 | ≤ 2,0 | (S) Sensible |
18 - 20 | 4,0 | (I) Intermédiaire |
≤ 17 | ≥ 8,0 | (R) Résistant |
Aucune valeur limite n'a été déterminée à cette date pour les germes pathogènes associés au panaris ou aux métrites post-partum chez les bovins.
4.3 Propriétés pharmacocinétiques
Après administration, le ceftiofur est rapidement métabolisé en desfuroylceftiofur, métabolite actif principal.
Le desfuroylceftiofur présente une activité antimicrobienne sur les germes impliqués dans les affections respiratoires animales, équivalente à celle du ceftiofur. Le métabolite actif est lié de façon réversible aux protéines plasmatiques. Du fait de ce transport avec ces protéines, le métabolite se concentre au point d'infection, est actif et reste actif en présence de tissu nécrotique et de débris.
Chez les porcins recevant une injection unique intramusculaire de 3 mg par kg de poids vif, des concentrations plasmatiques maximales de 7,20 ± 0,52 µg/ml sont atteintes au bout de 2 heures. La demi-vie d'élimination (t½) du desfuroylceftiofur est de 14,1 ± 2,8 heures. Aucune accumulation de desfuroylceftiofur n'est observée après administration de 3 mg de ceftiofur par kg de poids vif et par jour pendant trois jours consécutifs. La voie d'élimination principale est urinaire (plus de 70 %). La quantité moyenne éliminée par les fèces est de 12 à 15 % de la dose initiale. La biodisponibilité du ceftiofur, après injection intramusculaire, est totale. Chez les bovins, après administration d'une dose unique sous-cutanée, des concentrations plasmatiques maximales de 4,29 ± 0,73 µg/ml sont atteintes en 2 heures. Chez les vaches en bonne santé, une Cmax de 2,25 ± 0,79 µg/ml est atteinte dans l'endomètre 5 ± 2 heures après une administration unique. Les concentrations maximales atteintes dans les caroncules et les lochies chez les vaches saines, sont de 1,11 ± 0,24 µg/ml et de 0,98 ± 0,25 µg/ml respectivement. La demi-vie d'élimination (t½) du desfuroylceftiofur chez les bovins est de 15,7 ± 4,2 heures. Aucune accumulation n'a été observée lors d'un traitement de 5 jours. La voie d'élimination principale est urinaire (supérieure à 55 %). La quantité moyenne éliminée par les fèces est de 31 % de la dose initiale. La biodisponibilité du ceftiofur, après administration sous-cutanée, est totale.